‹ Situation de l'Indo-Chine (1897-1901) (volume 2)Chapitre 99 sur 190 · PUBLICATIONS · texte numérisé non relu

PUBLICATIONS

1° Bulletin de l'Ecole française d'Extrême-Orient

Le Bulletin parait à Hanoi tous les trois mois; il est arrivé plusieurs fois cependant que deux numérosont étéréunis en un seul. Chacun contient plusieurs articles de fond, quelques articles plus courts réunis sous la rubrique générale de (Notes et Mélanges», une bibliographie, une chronique et les documents administratifs relatifs à l'Ecole. Les six premières années du Bulletin (i90i à 1907) qui forment autant de volumes, ont déjà paru ; la septième est en cours de publication. Chaque année est mise en vente au prix de 20 francs.

2° Publications de l'Ecole française d'Extrême-Orient

L'Ecole fait paraître sous ce titre une série d'études d'une étendue trop considérable pour trouver place dans le Bulletin. Cette collection, à l'exception des deux premiers volumes, est imprimée à Paris, à l'Imprimerie nationale. Ont déjà paru :

I. — Numismatique annamite, par Désiré Lacroix, capitaine d'artillerie de marine. Saigon, 1900. 1 vol. in-8° accompagné d'un album et de XL planches.

II. — Nouvelles recherches sur les Chams, par Antoine Cabaton, ancien membre de l'Ecole française d'Extrême-Orient, attaché à la Bibliothèque nationale. Paris, 1901,in-8°.

III. — Phonétique annamite (dialecte du Haut-Annam), par L. Cadière, de la Société des Missions étrangères. Paris, 1902, in-8°,

IV. — Inventaire archéologique de V Indo-Chine. L Monuments du Cambodge, par E. Lunet de Lajonquière, chef de bataillon d'infanterie coloniale. T. I. Paris, 1902, in-8°.

V. — Vart gréco-bouddique du Gandhâra. Etude sur Vorigine des influences classiques dans Vart bouddique de VInde et de V Extrême-Orient, par A. Foucher. T. I. Introduction. -Les Edifices.-Les Bas-reliefs. Paris, 1905, in-8°.

VU. — Dictionnaire cham-français, par E. Aymonier et A. Cabaton. Paris,

1906, in-8o.

VIII. — Inventaire archéologique de V Indochine. I. Monuments du Cambodge, par E. Lunet de Lajonquière, chef de bataillon d'infanterie coloniale. T. II. Paris,

1907, in-8°.

X. — Atlas archéologique de V Indochine. Monuments du Champa et du Cambodge^ par le capitaine E. Lunet de Lajonquière, attaché à l'Ecole française d'Extrême-Orient. Paris, 1901, in-8°.

En préparation :

VI. — Vart gréco-bouddhique du Gandhâra. Etude sur Vorigine des influences classiques dans F Art bouddhique de VInde et de l 'Extrême-Orient , par A. Foucher. T. IL

IX. — Inventaire archéologique de V Indochine. H. Monuments du Champa, par H. Parmentier.

3° Bibliothèque de l'Ecole française d'Extrême-Orient.

Cette collection, de format plus petit et qui est également imprimée à l'Imprimerie nationale, comprend une série de manuels destinés à répandre la connaissance des langues de l'Extrême-Orient et les notions les plus usuelles. Ont déjà paru :

I. — Eléments de sanscrit classique, par Victor Henry, professeur à PUniversité de Paris, 1902, in-8°.

II . — Précis de grammaire pâlie, accompagné d?un choix de textes gradués, par Victor Henry, professeur à l'Université de Paris, 1904, in-8°.

Un manuel de tibétain est en préparation .

4° Divers

Inventaire sommaire des monuments chants de PAnnam, par L . Finot et E. Lunet de Lajonquière. Hanoi, 1900 (Àutographié) .

Instruction pour les collaborateurs de VEcole française d * Extrême-Orient. Saigon, 4900.

Premier Congrès international des études d? Extrême-Orient. Hanoi, 4902- Compte rendu analytique des séances. Hanoi, Schneider, 4903 ; in-8°, 487-1 14 pp.

Ecole de Médecine

de PIndo-Chine

L'Ecole de Médecine de PIndo-Chine a été créée le 8 janvier 4902, par arrêté du Gouverneur -général. Son but, nettement défini, était: 1° de former des médecins asiatiques capables d'assurer avec les médecins français et sous leur direction, le service de Santé en Indo-Chine et dans les postes de l'extérieur ; 2<> de contribuer aux recherches scientifiques intéressant l'étiologie et le traitement des maladies qui affectent, en Extrême-Orient, les européens et les indigènes. -

L'Ecole ouvrit ses portes, mais les premiers élèves recrutés montrèrent une instruction générale et une connaissance de la langue française si insuffisantes qu'il fut impossible de leur faire aborder d'emblée les études médicales. L'enseignement se borna aux connaissances élémentaires préparatoires : français, zoologie, physique et chimie, botanique et quelques notions d'anatomie et de physiologie.

Mais, de son côté, l'enseignement en Indo-Chine Causait de rapides progrès et bientôt toutes ces matières étaient enseignées dans les établissements publics et privés. Les jeunes Annamites pouvaient enfin, par une instruction primaire largement répandue, se constituer la base de connaissances élémentaires qui leur manquait; dès 1904, l'Ecole supprima cette année préparatoire pour offrir exclusivement à ses élèves l'accès des études médicales proprement dites.

D'autre part, l'expérience acquise à ce début fit apparaître nettement l'opportunité d'apporter quelques modifications à l'organisation de l'Ecole en vue de préciser l'objet pratique auquel elle répond et de l'adapter plus exactement aux besoins immédiats de la population. Cette institution ne doit pas être un centre d'études supérieures affecté aux recherches scientifiques de l'ordre le plus élevé, mais un établissement d'instruction en quelque sorte professionnelle. Il ne s'agit pas de donner aux élèves le dernier mot de la science, mais de former des médecins indigènes qui seront de bons auxiliaires des médecins européens.

L'arrêté du Gouverneur général en date du 25 octobre 1904 répond à ces vues nouvelles. Il fixe les conditions d'admission et de séjour des élèves à l'Ecole, le programme des études et des examens. Il organise le corps des médecins indigènes et crée deux sections nouvelles d'enseignement destinées à former, l'une des vétérinaires, l'autre des sages-femmes indigènes.

Vétérinaires indigènes

La création de la section vétérinaire au sein de l'Ecole de médecine répond à des nécessités urgentes. Elle formera des auxiliaires indigènes qui propageront parmi les populations rurales les méthodes rationnelles d'élevage et seront d'un utile secours dans la lutte contre la propagation des épizooties qui déciment le bétail en Indo-Chine. Pour être admis à l'Ecole, les jeunes élèves vétérinaires, comme leurs camarades de la section médicale,devront présenter le diplôme de fin d'études préparatoires et la durée de leurs études est fixée à trois années. L'enseignement coiqprendra des cours théoriques d'anatomie, physiologie, pathologie, obstétrique et de police sanitaire. Quand ils auront subi avec succès l'examen de sortie les élèves seront nommés vétérinaires indigènes de 3<* classe . Le programme ainsi constitué est suivi avec succès et les examens de fin d'année donnent de très bons résultats.

La construction d'une infimerie vétérinaire, dans le cours de l'année 1907, permettra de donner à l'enseignement un caractère pratique qui lui avait manqué jusque là. Cette infirmerie recevra et traitera les animaux des services publics et des particuliers. Grâce à la cession de juments d'importation, les élèves pourront y étudier l'importante question de l'amélioration'de la race chevaline ; ils apprendront à aimer le cheval, à le soigner, à l'entraîner. De plus, comme de vastes terrains vagues seront affectés à la culture de diverses plantes fourragères, ils se rendront compte de la façon pratique et économique d'assurer l'alimentation des animaux et, partant, de diriger une exploitation agricole. Enfin, les élèves seront appelés à se joindre au vétérinaire inspecteur des épizooties au cours de ses tournées et feront ainsi, en quelque sorte, l'apprentissage de leur rôle dans l'avenir.

Mie La création d'un corps de vétérinaires indigènes était devenue une nécessité

des vétérinaires urgente dans ce pays où l'agriculture et l'élevage doivent constituer une des prinindigènes. cipales richesses. L'Annamite voit trop souvent ses troupeaux décimés par la maladie sans pouvoir appliquer les mesures nécessaires d'hygiène et de prophylaxie qu'il ignore. Le personnel européen ne peut être assez nombreux pour surveiller l'élevage pratiqué sur une trop vaste étendue : les vétérinaires indigènes viendront . leur prêter un concours efficace. Ils se trouveront en rapport plus immédiat avec la population, sauront lui enseigner les plus élémentaires principes dont elle n'a pas conscience aujourd'hui. Ainsi, ils assureront la prospérité de l'élevage dans ce pays, en protégeant la santé des animaux si souvent menacée par des épizooties et aussi en améliorant les races autochtones par d'habiles croisements.

Sages-femmes Indigènes

Les sages-femmes indigènes, dont l'arrêté de 1 904 reconnaît la nécessité et consacre l'existence, sont appelées à rendre d'immenses services. Il apparaît, en effet, comme un devoir strict d'humanité de sauver les milliers d'existences qui sont chaque année, sacrifiées par l'ignorance des matrones indigènes. La durée des études des élèves sages-femmes est fixée à deux ans, pendant lesquels on leur enseignera l'anatomie et le rôle physiologique des organes génitaux, la pratique de l'accouchement normal, quelques notions sur la pathologie des suites de couches et enfin l'hygiène de la femme et de l'enfant. Pendant ces deux années, elles seront astreintes à un stage obstétrical et, quand elles auront subi avec succès l'examen de fin d'études, elles seront nommées sages-femmes de 3 e classe. Les matrones indigènes pourront être autorisées à suivre les cours de la maternité en qualité d'élèves libres et recevront un certificat constatant leur aptitude et le degré de leurs connaissances techniques.

L'enseignement des élèves sages-femmes présente, à l'heure actuelle, certaines difficultés dues à leur connaissance encore trop sommaire de la langue française. Toutefois, il est permis d'espérer que ces obstacles seront surmontés au cours des années à venir, quand l'instruction élémentaire se sera répandue parmi les jeunes filles annamites.

Malgré cela et grâce aux efforts soutenus de leurs professeurs, toutes les élèves sont capables de pratiquer convenablement un accouchement normal et de donner des soins entendus à la mère et à l'enfant. Quelques-unes d'entre elles ont été appelées dans des postes éloignés, auprès de parturientes européennes et leur intervention a été très appréciée.

Les Annamites, d'une façon générale, ignorent les notions les plus élémentaires m R* 1 * d'hygiène et les soins à donner aux nouveau-nés. Mais la race est très prolifique et c'est grâce à une natalité très élevée que la population conserve une densité con- '

sidérable. Les accouchements, les soins à donner aux nouveau-nés sont actuellement pratiqués par des matrones indigènes dont l'incapacité et l'ignorance sont notoires. Par leur intervention, des milliers d'existences sont fauchées chaque année dès leurs premières heures; il était donc d'un haut devoir humanitaire de lutter contre leur influence et de faire accepter par la population nos méthodes d'obstétrique et de puériculture. C'est là le rôle qu'il appartiendra aux sages-femmes indigènes de remplir. Elles répandront dans les milieux annamites la connaissance et l'habitude des précautions d'asepsie, de prophylaxie qui s'imposeront peu à peu par l'évidence de leurs heureux résultats.

Médecins Indigènes

Nous avons vu plus haut que l'arrêté du Gouverneur général en date du 25 octobre 1904 donnait une nouvelle orientation à l'Ecole et fixait son mode de fonc-

des sâges-femmes

tionnement. À l'avenir, les candidats devront accompagner leur demande d'admis* sion d'un diplôme de fin d'études préparatoires. La durée du cycle des études médicales, c'est-à-dire du séjour à l'Ecole, est fixée à quatre années. Les élèves rece- - vront une solide instruction en anatomie et physiologie, pour aborder ensuite la ' pathologie, l'obstétrique et la thérapeutique. Us devront être astreints à un stage hospitalier sévère et, pendant leur quatrième année, pourront être attachés à un service d'hôpital, d'infirmerie, à une léposerie, un lazaret ou tout autre établissement sanitaire.

Les services cliniques de l'hôpital du Protectorat, à Hanoi, sont rattachés à l'Ecole et pourront donner à l'enseignement pratique toute l'ampleur nécessaire. Les jeunes étudiants devront désormais passer leurs matinées auprès du lit des malades, rédigeant les observations et faisant les pansements; ils assisteront aux opérations sans cesser jamais d'être sous la surveillance étroite de leurs professeurs. Quand ils auront satisfait à l'examen de sortie, les élèves de quatrième année seront nommés médecins indigènes et autorisés à exercer en Cochînchine, auTonkin, en Annam, au Cambodge et au Laos. Ils assureront alors l'assistance médicale de la population indigène et,d'une manière plus générale, contribueront à l'application de toutes les mesures sanitaires. Toutefois, afin d'éviter des abus possibles, il leur sera interdit, au moins au début, de faire de la clientèle payante.

Pendant l'année scolaire 1905-1906, les études ont été dirigées conformément aux programmes établis. Après quelques tâtonnements inhérents à toute tentative nouvelle, l'Ecole a enfin trouvé sa voie et est entrée dans la période de production . Les futurs médecins ont passé de très bons examens de fin d'année et huit d'entre les plus anciens sont partis pour achever leur stage dans diverses formations sanitaires delà Colonie. Ils ont déjà donné des preuves de leur application soutenue, de leur réelle valeur et il est permis, dès lors, d'être assuré que les chefe de province et les médecins européens sous les ordres desquels ils vont être placés, pourront apprécier leur zèle et leurs services auprès des malades. La Colonie est donc assurée que, dans l'avenir, l'institution qu'elle a créée lui rendra les plus utiles services, et, pour consacrer les résultats acquis, un décret rendu sur le rapport du Ministre des Colonies, à la date du 12 août 1905, a sanctionné les arrêtés des 8 janvier 1902 et 25 octobre 1904.

A la fin de l'année scolaire 1906-1907, il est permis de constater avec satisfaction les sérieux progrès scientifiques des élèves et aussi l'heureuse évolution de . leurs qualités morales et de leur conscience professionnelle. C'est ainsi qu'au cours d'une épidémie de peste à Haïphong, tous les élèves de quatrième année se sont offerts pour seconder le médecin de la municipalité chargé du service sanitaire du lazaret. Signaler cet incident constitue le plus bel éloge que l'on puisse faire de ces jeunes gens. D'ailleurs, à cette occasion, le Gouverneur général a accordé à l'un d'eux un témoignage officiel de satisfaction.

Médecins auxiilal- foi se place l'importante création dans l'Ecole de Médecine d'une section miliret militaires. j a j re destinée à former des médecins auxiliaires indigènes. Après un échange de

vues avec les autorités médicales et le commandement, le Gouverneur général, par > arrêté du 4 mai 4907, a fixé les conditions de fonctionnement de cette nouvelle section. Les élèves sont recrutés parmi les enfants de troupe çt les élèves caporaux des régiments indigènes. Ils doivent satisfaire à un examen d'entrée; ils reçoivent ensuite le même enseignement que leurs camarades civils et accomplissent leur •■ stage hospitalier dans les salles des malades indigènes de l'hôpital militaire ou de l'hôpital d'application de l'Ecole. Ils reçoivent, en outre, un enseignement complémentaire concernant l'hygiène et la pathologie spéciales du soldat et des démons* trations théoriques et pratiques sur le rôle des infirmiers et des médecinsauxiliaires en temps de paix et en temps de guerre. Au cours de leur quatrième année d'études» ils pourront être détachés au service médical d'un corps de troupe indigène ou dans une formation sanitaire pour y accomplir leur stage définitif, après lequel ils seront désignés comme médecins militaires indigènes.

Us veilleront à l'exécution des mesures d'hygiène prescriteset, d'une façon générale, suppléeront le médecin militaire européen dans tous les cas où les connaissances profession celles ne devront pas être très approfondies. Dans lesdétachements en marche, dans les postes éloignésde tout secours médical, au coursdesépidémies comme en temps de mobilisation, leur concours sera particulièrement précieux^

Nous sommes aujourd'hui au seuil de la nouvelle année scolaire 1907-1908 et MHe des médecins nous la voyons s'annoncer sous les meilleursauspices. L'Ecole possède une phalange lndigèi de professeurs et de chargés de cours, savants, dévoués, qui, outre leur grande valeur scientifique, ont aussi la douceur, la patience, la ténacité nécessaires pour diriger les progrès de ces enfants peu façonnés encore à nos habitudes et à nos méthodes. Elle possède, d'autre part, un noyau d'élèves déjà anciens, sérieux, travailleurs, dont il est légitime d'espérer les meilleurs services.

Grâce à ses premiers résultats, l'Ecole de médecine est en grande faveur auprès de nos protégés éclairés et même son renom commence à s'étendre dans certains milieux chinois qui ont envoyé une dizaine déjeunes élèves.

Les médecins indigènes sont appelés à rendre dans les campagnes et dans les hôpitaux des services appréciables. Nul doute que leur rôle, modeste au début, ne prenne bientôt une importance grandissante : on sait combien les populations annamites, ignorantes mais très avisées, sont faciles à conquérir par l'intérêt qui leur est offert sous quelque forme que ce soit. Ainsi, le médecin vaccinateur faisait naguère le vide sur son passage et se voit aujourd'hui accueilli en bienfaiteur par les mêmes populations si rebelles autrefois, lien sera sans doute de même pour les médecins indigènes, mais la première période, celle de la défiance, sera plus brève encore, car la terreur superstitieuse qui précédait le médecin européen en mission, n'aura plus la même raison d'être devant le praticien de mêmes mœurs et de même race.

Le nouveau corps pourra donc jouer un rôle important dans l'Assistance médicale de la Colonie. Mieux qu'un européen, le médecin indigène saura soustraire ses congénères à l'influence des sorciers annamites et des rebouteurs chinois \

ses eonseils seront écoutés avec plus de confiance et, grâce à lui, les méthodes d'hygiène, si nécessaires sous ce climat, pourront s'imposer à la population. Le champ de son action est vaste : le paludisme, le choléra, la peste, pour ne citer que ces affections, sont un danger permanent et font chaque année un nombre trop considérable de victimes. Ce sera l'honneur du médecin indigène de convaincre l'Annamite qu'il peut se défendre et de lui donner des armes sérieuses contre ces ennemis.

A un autre point de vue, les médecins indigènes constitueront, dans la Colonie, la classe avancée, adaptée à notre éducation scientifique et devenue notre meilleure associée. Ils constitueront, dans les milieux où ils seront placés, des agents instruits représentant nos efforts et un peu de notre pensée.

Toutefois, dans un sentiment de prudence nécessaire, le médecin indigène ne sera jamais laissé indépendant. Il sera constamment sous la tutelle du médecin européen dont il sera l'auxiliaire.

L'Ecole qui l'aura formé ne cessera d'ailleurs de veiller sur sa conduite professionnelle et sur le rôle social qu'il saura remplir auprès de ses compatriotes.

Instruction publique

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