PRODUITS DE LA PÈCHE, SEL MARIN
Los produits de \n poche consistent surtout en pouvions secs et salés provenant soit de la côte sud d'Annam (Phanthiêt, IMianri et Phanrang), soit de la côte de Cochinchine, soit delà région du Grand Lac, Cambodge, exportés de Saigon. Ce mouvement commercial se présente ainsi depuis trois ans.
Bxportation des EXPORTATIONS DE la cochinchine et du Cambodge
poisaons secs et salés de la Cochin- Tonnes
chine et du Gam • 1893 16.057 \
bodoe de 1893 à y^c^^ 23.465 / Moyenne
Tonnes
1898 16.729 / Moyenne
En 1901, le mouvement est resté à peu près statiounaire avec 20.945 tonnes. 1-e principal destinataire est Singapour; Hong-kong vient ensuite. On avait prétendu que le nouveau régime fiscal du sel aurait une repercussion fâcheuse sur Tindustrie et le commerce du poisson salé. On voit que ces craintes n'étaient pas justifiées. H n*y a d'ailleurs qu'à se reporter aux progri's du sel marin.
ExDortations de ''^^ exportations directes de TAnnam (1) sont faibles (168 tonnes en 1901) ; mais il y a ou TAnnam ^^^^ ^^^ cabotage, et qui est en progrès {t) surtout, comme nous venons de le dire, entre le
sud de r.;Vnnam et Saigon. Le nord de TAnnam expédie au Tonkin.
Le poisson irais Quant au Tonkin lui-même, il exporte surtout du poisson frais, provenant des pêcheries (salé) an Tonkin échelonnées dans les baies dWlong et de Fai-tsi-long, et assez loin au Sud, dans le golfe.
(le commerce semble malheureusement plutôt en diminution (5.764 tonnes en 1893; 1853 tonnes en UK)1). Il pourrait se relever, de même que le précédent, par remploi de procédés européens (chalutiers, etc.).
La qnestion des ^^" 1^^"' ^^ demander, étant donné les quantités énormes de poissons salés qui sont prédéchets de pois- parés >oit sur la cote d'Annam, soit sur les bords du Grand-Lac, s'il n*y aurait pas lien son. d'installer, sur des points appropriés, une ou plusieurs usines pour le traitement des déckeU
de poissons. On peut en faire une sorte de poudrette, liche en phosphore et surtout en azote. qui ti^ouverait son débouché en Indo-liiine et dans les pays avoisinants. Lkuile el la coUf de poissons j qui fournissent un appoint important à l'exportation japonaise, pourraient ég»> lement ligurer, si Ton voulait s'en occuper, dans le commerce extérieur de l'hido-CfaiDe. Il ne faut pas oublier que Findo-clùne, de la frontière siamoise à la frontière chinoise, présente ur. dêpeloppment de côtes de plus de 2.500 kilomètres.
Exportations dn sel 1-e sel marin peut-être rattaché aux pêcheries. C'est le Sud de rAnnam qui fournit les plus marin grosses t|u«u)tites pour l'exportation directe, à destination de Singapour principalement;
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Exportation sel:
1894 19.314 / Moyenne.
Soit un augmentation de 30.9^/o
Le chiffre s'est un peu relevé en 1901 : 21 .762 tonnes. Mais on devrait pouvoir mieux faire. II y a aussi la question extrêmement importante de Tintroduction du sel de l'Annam au Yunnan que des difficultés d'ordre diplomatique arrêtent seules.
3o DENRÉES COLONIALES
Le Poivre, de la Cochinchine (province de Hatién surtout) et du Cambodge (résidence de Kampot), est Télément dominant de ce chapitre. L'année 1901 vient de marquer le maximum enregistré jusqu'ici comme exportation, à destination à peu près exclusive de la métropole: ^.647 tonnes,
1894 1.559 ( Moyenne
Exportations du 1898 2.325 / Moyenne poivre.
C'est-à-dire que l'exportation indo-chinoise a augmenté d'environ 20 o/o si l'on prend les moyennes, et qu'elle a presque doublé si l'on prend les années extrêmes.
L'extension des cultures poivrières au Cambodge, dont il est question dans le rapport sur le Extension des culdéveloppement agricole de l'Indo-Chine depuis quatre ans, assure des disponiblités encore plus tares poiTrières. fortes pour l'exportation dans les années qui vont suivre. 11 y aurait plus d'un million de pieds, qui seront tous en rapport dans un assez court délai. La Direction de l'Agriculture et du Com> Limite de la conmerce de Tlndo-Chine n'a cessé d'attirer l'attention des planteurs sur la faible marge qui sommation métro restait à fournir à la Métropole, dont la consommation varie très peu d'une année à l'autre, politaine. ainsi que le prouvent les chiffres officiels suivants:
1897 2.927 tonnes \
1898 2.853 — / Quantités effectivement
1899 2.882 — ( mises en consommation.
Les poivres cochinchinois et cambodgiens ont maintenant dépassé les poivres d'origine Poivres indo-chiindienne sur le marché français^ puisque, en 1899 déjà, — et sans parler de l'importation nois et indiens, encore plus forte de 1900 et 1901 — ils représentaient une quantité He 1.814 tonnes conire 1 .052 de poivres indiens.
Dans toute celte question du poivre il est nécessaire de ne pas perdre de vue les trois Factears permafaits permanents suivants, aux conséquences desquels il est impossible de se soustraire, et nents de la qnesqui peuvent s'appliquer à d'autres cultures. ^^on da poivre.
1» L'Indo-Chine nVst pas le seul pays producteur de poivres. 11 n'occupe que le quatrième pu^-j^ j^ rindo rang parmi les producteurs, qui se classeraient ainsi^ d'après les derniers renseignements : Chine parmi les
Péninsule Malaise, (1898) 17 .025 tonnes. pays producteors
Inde (1898-1899) 5.528 - du poitre..
Indes Néerlandaises (1898) 3.930 —
Cochinchine et Cambodge (1901 ). .....'.............'...... 2 . 647 —
Bornéo (1 899) 1 . 1 33 —
Siara (1898) 907 -