tonnes
Hausse des poiTres sur le marché de Cholon, sa caase.
Les déboachés et les stocks de poivre.
Progrès des Ezportauons de rAimam ▼ers la France.
I/lndo-Chine ne prodnirail donc qu*environ 8 o/o dn poivre disponible pour Texportation. Il est à remarquer que l'exportation de la Péninsule Malaise et des Indes Néerlandaises a diminué depuis quelques années.
2" Le planteur de poivre indo-chinois a voulu naturellement profiter d'une partie au moins de la détaxe de 50 % dont jouissent en France les poivres d'origine coloniale française. (Vest pour cette cause, entre autres, que les prix sur le marché de Cliolon sont toujours notablement plus élevés que sur celui de Singapour. En 1900, par exemple, le picul (60^4) de poivre noir a valu à Singapour de 28 $ 50 à 31 $00, tandis qu'à Cholon la variation a été de 46 $ 50 à 52 $, prix actuellement pratiqué (décembre 1901) pour le picul de poivre noir de 63 k 800. Ce sont des conditions défavorables pour lutter sur le marché libre.
3» En dehors de la concurrence en entre producteurs signalée ci-dessus, et qui tend à limiter les bénéfices de cette culture, il y a lieu de noter que les débouchés du poivre ne sont pas indéfinis. Les stocks disponibles, en fin d'année, sur les sept principaux marchés du poivre en Europe n'ont guère varié depuis cinq ans, bien qu'on ait noté en 1899 une légère diminution :
1895 24.640 tonnes.
La production ayant certainement diminué depuis quelques années, c'est à ce fait, et non pas à une augmentation de la demande qu'il faut attribuer la baisse des stocks depuis trois ans. Le poivre n'es! pas d'ailleurs, par lui-même, un produit susceptible d'une consommation grandissante, comme le café ou le thé par exemple.
Thé. — L'article le plus intéressant de ce chapitre, après le poivre, est certainement le thi. La province du Quang-nam est actuellement le gros centre producteur, avec Tourane comme port d'exportation. Le progrès de l'exportation de TAnnam vers la Métropole a été continu, depuis quatre ans :
1897 10.000 kilos
L'année 1901 a marqué un léger arrêt: 149.000 kilos. Mais cela tient en grande partie aux conditions particulières dans lesquelles s'est trouvé un des principaux exportateurs et aussi à la réclame extraordinaire faite par le thé de Ceylan, qui, en quête de débouchés, se vend en ce moment à perte en France.
Le P. Maillard, MM. Leroy et Lombard et MM. bérobert sont les principaux initiateurs de ce commerce, qui est destiné à s'étendre encore après une crise possible. Les plantations françaises sont en voie d'extension, mais nos nationaux passent généralement des contrats avec les annamites propriétaires de jardins à thé, par lesquels ces derniers s'engag^ent à leur Hvrer, dans des conditions déterminées, toute leur récolte. Un exportateur aurait, à lui seul, 3 millions de pieds de tliô en exploitation de cette façon.
(1) Stock du poivra en Franco au 31 dëcembra 1900 : 5.050 tormet, soit praaque le double de la cwmoinnMiaon.
D'antres régions de TAnnam (suivant toutes probabilités, tontes les premières pentes de la Avenir de la cnltu- Ghatne annamitiqne), se prêteraient à cette cultore; de même la région connue sous le nom JS^. ^^ Indo-
de terres-rouges des Mois sur les frontières de TAnnam et de la Cochinchine. Certaines parties du Cambodge, notamment la région montagneuse qui s'étend en arrière de Kampot, sur le golfe du Siam, où les précipitations atmosphériques sont très abondantes, seraient également indiquées, au moins au point de vue pluviomètrique. Mais le Tonkin pourrait, lui aussi, fournir un appoint sérieux et les conditions climatériques y paraissent particulièrement favorables à cause du crachin. Sans parler de la région du Lôc-nam, en arrière du Dông-triêu, qui a donné son nom à une espèce spéciale de thé, bien d'antres régions du Tonkin apparaissent propices à cette culture. La province de Bac-ninh compte un nombre assez considérable de pieds de thé. Celles de Thai-nguyên et Hung-hoa ont aussi des plantations. Uans cette dernière province (Huyên de Cam-khé) plus de 4.000 coolies sont venus du Delta dans le cours de Tannée 1900, pour aider les habitants dans le défrichement des collines de Rung-gia. L'arriè* re pays de la province de Ninh-binh offre également des terres favorables au thé.
D'ailleurs, le Tonkin commence à exporter du thé d'origine locale: 4.000 kilos en 1899, Utilité de Tintar- 4.565 kilos pendant l'année 1900, (dont 695 kil. pour France — 3.751 pour Hong-kong). Ce thé ▼option du colon est surtout à destination de l'étranger. C'est du thé préparé par les méthodes indigènes de ^
cueillette et de séchage^ tandis qu'en Annam, les colons français ont introduit les méthodes des Indes et de Ceylan. La même intervention heureuse coounence à se faire sentir au Tonkin, notamment dans les provinces de Thai-nguyên et de Ninh-binh.
Il est bon de rappeler en dernier lieu que le Commissariat de Muong-hou/dans le Laos-tonki- Le thé de Pon-Eorl. nois, est voisin du centre de culture et renferme lui-même quelques plantations d'un thé (1) qui a une réputation universelle en Chine : surtout comme médecine : lethêde Pou-Eurl, ainsi appelé parce que les localités où se rencontrent surtout ces arbustes (l-Bang, I-Hou, Mania, Ban-noi) se trouvent placées dans la circonscription administrative de Pou-curl-fou, préfecture du sud du Yunnan. Ce thé parait se rattacher à la variété d'Assam, tandis que le théier du reste de l' Indo-Chine est le théier chinois, plus on moins modifié et dégénéré par le milieu, et le manque de soins. Il est impossible de chiffrer la production de la région d'I-Bang, Importance de sa Muong-hon, etc. La Douane impériale de Ssemao (rapport de 1899) l'évalue à 30.000 piculs production, environ (1.812.000 kilos) par an; mais ce n'est qu'une approximation. Lors de son second passage an Yunnan (février 1897), la' Mission lyonnaise avait recueilli le chiffre de 30 à 40. (XK) charges de 1 picul, comme représentant l'exportation annuelle, en thé de Pou-eurl, de Ssemao, où a lieu le triage. Cette statistique ne peut également être acceptée que sous réserve, mais il y a une certaine concordance entre ces deux renseignements de source diflérente (2). Ce thé, qui vaudrait de 8 à 18 taêls (30 à 37 frs.) le picul (de 60 k. 4) suivant qualités dans les centres de production, se revendait, en 1897, de 20 à 27 taêls (75 à 100 fr.) le picul, dans la capitale dn Yun-nan.
Il ne parait donc pas imprudent d'estimer la valeur minimum de ce commerce, au lieu d'ori- Valeur du Comgine, à pins d'un million de francs. Il est fâcheux que nons n'ayons pas encore réussi à en merce.
faire profiter le Tonkin, an moins en partie, comme transitaire (3). < Nons nons trouvons cepen-
(i) Poa; les conditions topo^fraphiques et dioiatëriquos étant moins faTorables sur le Tersaot tonkinois de ladiatoe de partage des eaux des bisiins du Nam-hou et du Nam-la, que sur le versant chinois. Les pentes de notre côté sont très almiptee et boisées.
(2) La production serait beaucoup plus faible (10 à 15.000 piculs), d'après un intéressant rapport inséré dans les n** li4 115 et 116 de la Reroe IndiMaOnolae.
(3) n se (ait bien an transit par le Pleure Roug« (voir plus loin le comrnerce d'oiportation de Mongtse) nuis pa« dans les oonditlons ici visées.
dant placés comme distances dans de meilleares conditions que les bénéficiaires actuels de ce
commerce, les négociants chinois du plateau yunnanais. Le voyage par terre d*l-Hou à I^i-
châu, sur la Iliviére Noire, ne prend que 20 jours; il en faut 28 d'I-Hou à Mongtse — et deux
Conditions de notre jours de Mongtse à Manhao, où Ton trouve le Fleuve Rouge. La descente en pirogue de Laî-
intervention. châu,à Cho-bo, interrompue pendant les trois ou quatre mois de très hautes eaux, peut se faire
en 4 à 5 jours, — mettons 8 jours jusqu'à Hanoi. On peut compter à peu près le même temps de Manhao à Hanoi, L'avantage resterait donc à la voie delà Rivière Noire, si la route de terre entre Lai-châu et les centres de culture était améliorée. Il y aurait lieu, semble-t-il, de tenter un nouvel effort pour attirer ce commerce de notre côté, bien que l'existence, an Yunnan, de Topium comme élément d'échange soit un gros appoint en faveur du commerce yunnanais.
Nous pourrions essayer de remplacer l'opium par les fils de coton d'Hanoi et d'Haiphong, et par le sel.
Les importations de Pour en revenir au thé, l'extension de cette culture est d'autant plus à désirer que Tlndothé chinois en In- Chine importe tout les ans pour plus de 1 million de kilogrammes de tlié de Chine D'antre dO-Lnine. p^^^^ 1^ consommation française est en accroissement constant :
1897 774.000 kilogrammes.
Progrès de la con- L'importation totale (commerce général du thé en France) a été de 1 .992.000 kilogrammes sommation dn thé gn 1899. Il faut noter que la France réexporte plus (Tnn million de kilos de thé tous les ans
AU F 1*AIlCfi A^ .MT
' à destination de la Turquie, de la Russie, de la Suisse, etc.. Malgré la surproduction des Indes
et de Ceylan, l'Australie, les Etats-Unis, la Sibérie, la Russie offrent encore des débouchés dont la puissance d'absorption n*est pas satisfaite.
Principal centre Sucre, — 11 ne semblait pas que l'Indo-Chine fût naturellement désignée pour expédier des
exportateur. sucres de canne vers la Métropole. Et, en effet, jusqu'en 1900, l'exportation a été insignifiante.
Mais cette année là, l'Annam, qui est le grand exportateur [province de Quang-ngai, (expédi-
Progrès de l'expor- tion par Tourane) a envoyé en France iOOH tonnes de sucres (736 tonnes de sucre dit
^tion vers la blanc, c'est-à-dire raffiné par les procédés indigènes ; et 1256 tonnes de sucre brun) contre : s ranco.
en 1897 iil tonnes
C'est-à-dire que ce commerce a quadruplé en l'espace d'un an. En 1901, le progrès a
élé encore plus considérable : 3.073 tonnes pour la France (1660 de « blanc »; 1413 de
«brun»). Le régime de faveur dont jouissent les sucres coloniaux français dans la Métropole,
et notamment les primes à l'exportation prévues par le décret du 14 août 1900, expliquent en
partie, cette augmentation sensible. Mais, pour metlre les choses au point, elle ne représente
encore qu'à peine 2 «/o des sucres de canne importés en France des colonies françaises
Les débouchés des (^^^-739 tonnes en 1899). Il ne faut pas perdre de vue vn outre que l'importation totale des
sacres de canne en sucres de canne (sucre en poudre, de la nomenclature douanière) en France n'a pas dépassé
France. 109.800 tonnes en 1899; que la France produit annuellement plus de 800.000 tonnes de sucre
de betterave, dont elle n'absorbe qu'environ la moitié, et qu'enfin ce commerce est à la merci d'un changement de la législation douanière. Le commerce do 1901 en Indo-Chine a été faussé en outre par la concurrence à outrance que se sont fait entre eux les exportateurs, phénomène fâcheux qui s'est reproduit pour le caoutchouc.
1^ Métropole ne doit pas être la seule préoccupation des producteurs de sucre de rAnnam. Même avec ce détournement sensible que nous venons de voir, pour 1900 et 1901, vers la France, les sucres (bruns) de TAnnam continuent à être dirigés vers Hongkong.
Le maximum atteint avait été de 5.600 tonnes de TAnnam vers Hongkong en 1896 (1.703 Exportations dosa-
lonnees ainsi. ^
1897, 3.529 tonnes
H faut ajouter à ces chiffres des quantités variables de sucre exportées en cabotage d*Annam vers la Cochinchine et vers le Tonkin. Ces quantités atteignaient 5.300 tonnes en 1895.
vers ver»
la Cochinchine le Tonidn TOTAL Exportations en ca-
— botage.
Tonne» Tonnes Tonnes
îiucres blancs, bruns V ^g^ 3 2oq ^ 290 4.490
®\, il899 3.287 1.474 4.861
Mêlasses de I Annam. [ ^^^ 3 g^^ 2.485 6.096
On voit, en additionnant ces chiffres, que T Annam a des disponibilités variant de 6 à Disponibilités de 10.000 tonnes de sucre pour Texporlation. FAnnam en sucre.
C'est peu sans doute auprès de l'exportation de Java (6 à 800.000 tonnes), mais c'est un Extensions possicommencement, La culture peut-être pratiquée sur bien d'autres points de l'Annam, que le blés de la cnltnre. Quang-ngai, (1), dans certaines régions du Tonkin, et enfin, suivant toutes probabilités, avec de bonnes chances de succès dans les terres rouges de l' arrière-pays des provinces de l'Est de la Cocliinchine, surtout le jour où elles seront desservies par un chemin de fer. \\ est à noter, d'ailleurs, que les superficies cultivées en canne à sucre en Cochinchine ont augmenté depuis trois ans, d'après les renseignements fournis par les Administratcurs,chefs de province :
1897 7.267 hectares
Ce qu il faudrait obtenir surtout, c'est l'amélioration des procédés de culture indigènes soit Améliorations à comme choix des espèces de cannes, soit comme plantation, engrais, rotation de culture, etc., poursuivre,
et des améliorations des procédés d'extraction du jus de la canne. Quand on voit ce que les Hollandais, par l'application de principes scientifiques, ont réussi à faire à Java, où la production moyenne en sucre de canne de premier jet, à l'hectare, a passé de une tonne en 1833 à 10 tonnes 3 en 1899, on se persuade de la marge qui reste dans ces pays-ci, où la production Exemple de Java. moyenne ne dépasse guère 2 tonnes de sucre à l'hectare (sucre de premier jet ou vesou).
La Chine, le Japon, l'Australie offriraient des débouchés aux sucres indo-chinois. Mais il ne Les débouchés, faut pas se faire d'illusion sur l'élasticité iudélinie des débouchés avec la surproduction du sucre de betterave en Europe (2), l'inauguration de cette culture en Russie et aux Etats-Unis,
(1) Au Quang-Dim, au Binh-dinh notamment.
,'î' Production mondiale du Micre en 18^>1900. Sucre de canne: 2.7(.i0.000 tonne»;
Sucre de betterave: 5.300.000 t
ivemenU de la inelle de 1893 à
et les Iradi lions fiscales auxquelles on renoncera diiicilement. Pour ce produit, comme pour tant d'autres, ce ne seront que les plus favorisés naturellement, et les mieux outillés^ qui pourront survivre,
Cannelle. — C'est encore TAnnam qui fournit presque exclusivement la cannelle exportée d'Indo-Chine, dans les quantités et pour les valeurs suivantes, d'après les statistiques des Douanes :
Tonnes 1897 227
Tonnes
Moyenne 314
1899 258 l Moyenne 237
marché métropolitaiD.
des diverses espèces.
iz de production i Indo-Chine.
B cardamomes.
C'est un des rares produits, avec les poissons frais, le coton et la soie grège pour lesquels nous ayons à constater une baisse dans l'exportation moyenne des deux périodes quadriennales que nous comparons.
Hong-kong est le principal destinataire de cette marchandise, dont des quantités insignifiantes (maximum 1.260 kilos en 1900) sont expédiées vers la Métropole. Celle-ci n'importe d'ailleurs que des quantités peu importantes de cannelle (282.000 kilos en 1897; 52.000 kilos en 1899) (a) en provenance surtout deCeylan, qui est le gros pays producteur (1). Mais le reste de l'Europe, et les Etats-Unis offrent un certain débouché pour la cannelle. Les premières qualités de cannelle de l'Annam, surtout les écorces de choix de l'espèce dite cannelle des Forêts (Quê-Ring) atteint d'énormes prix, même localement (250 à 700 francs les 100 kilos d'après la Douane). C'est une cannelle tout à fait supérieure ; c'est celle qui provient des districts montagneux de la province de Thanh-hoa (canton de Trinh-vân et châu de Thuong xuân, Long-châu et Quan-hoa). On trouve également de la cannelle dans les pays moïs de la province de (}usng-nam (huyên de Trà-my ; — ports d'exportation : Faïfo et Tonrane) ; et le Muong de Mo (ou Mok), au Trân-inh, en fournissent également de très bonne qualité. Elle se rencontre aussi, en petites quantités, au Cambodge.
A l'exportation de la canneUe peut se rattacher celle des cardamomes. Saigon est le port principal de sortie de cette épice, qui provient soit de la région de Pursat, au Cambodge (qualité supérieure), soit du Laos (province de Saravane surtout). Les chiffres ont été les suivants depuis trois ans :
1897 117.882 kilos
En 1895, Saigon n'avait exporté que 15.000 kilos de cardamome; et 56.000 kilos en 1896. Hong-kong est le destinataire de ces envois. Le Tonkin exporte également quelques tonnes de cardamomes vers la Chine (maximum 54.000 kilos 1900) (3).
(}uant à l'Annam, les quantités exportées ont varié de 23 tonnes en 1897 à 9 tonnes en 1898, pour remonter à 14 tonnes en 1899. L'exportation totale maxima de l'Indo-Chine a été de 346.000 kilos en 1899, évalués à plus d'un million de francs parla Douane.
a 206.000 kilos en 1900. Consommation 50.000 kilos seulement.
(1) Exportation: 1.500.000 à 1.700.000 kiloe par an. La Chine méridionale, d'autre part, expcMte tous lea ans de 4 à 5.000 tonnes de Cauia Lignea, canneUe inférieure. (8) 185.000 kilos en 1901.
(3) Le chiffre pour lOOi manque.
La consommation française annuelle n'est guère que de ^.000 kilos (1898 et 1899). L'im- Consommation n portalion de 1899 a été bien plus forte: 28.000 kilos; mais on voit que ce produit n'offre pas tropolitaine. grand intérêt pour la Métropole, tandis que la Chine en fait une grosse consommation comme médecine.
Café. — Le café ne fournit encore aucun élément à l'exportation, car on ne saurait considérer comme tel les 10 tonnes exportées parla Cochinchine et les 2 tonnes exportées par le Tonkin en 1899 (1) &10 kilos seulement pour toute l'Indo-Chine en 1900. Ce sont des échantillons. Pendant longtemps encore les prix locaux offerts pour le café seront plus avantageux que ceux qu'il pourrait trouver en France. Cette question est d'ailleurs traitée dans le rapport sur le développement de l'agriculture et la Colonisation. Cependant, au point de vue commercial, la Direction de l'Agriculture et du commerce de l'Indo-Chine a attiré à plusieurs reprises l'attention sur la concurrence que les cafés indo-chinois pourraient éventuellement faire aux cafés de l'Inde, dont la Métropole absorbe tous les ans de 6 à 7.000 tonnes. Les conditions climatériques sont sensiblement les mêmes dans certaines régions. La consommation de café en France augmente tout les ans et a atteint 81 .400 tonnes en 1899.
Ta^ac, — De même que le café, le tabac ne figure pas encore à l'exportation. Cependant l'appréciation favorable donnée à diverses reprises, en Allemagne surtout, sur les tabacs cultivés et préparés en Indo-Chine dans des conditions scientifiques que ne suivent aucunement la culture et la pratique indigènes ; le débouché qui s'ouvre pour ces sortes dans la Métropole qui achète tous les ans pour de !25 à 30 millions de francs de tabacs (en côtes ou en feuilles) à l'étranger ; tous ces motifs doivent faire croire à l'avenir de ce commerce, si la culture et la préparation sont sérieusement entreprises.
Cafés indo-chin et Calés de l'Ii anglaise.
Progrès de la c< sommation dn ( fé en France.
4^ Produits et dépouilles d'animaux
Soies grèges et Bourres de soie. — Les soies grèges et bourres de soie constituent l'appoint le plus important, comme valeur, de ce chapitre par périodes quadriennales, et par pays de rindo-Chine :
Exportations des grôges de rindo-Chine
COCHINCHINE
TOTAUX 1
ANNÉE
et
Cambodge