‹ Situation de l'Indo-ChineChapitre 138 sur 257 · SAIGON. — CAP SAINT-JACQUES · texte numérisé non relu

SAIGON. — CAP SAINT-JACQUES

rement à 1897.

Bien qu'antérieurement un plan d'organisation défensive de flndo-Chine contre une puissance Travanz ezéontés autre que la Chine n'eût pas été arrêté dans des lignes aussi nettes et aussi définies, la nécessité an Cap antériende mettre Saigon à Tabri d'un coup de main avait amené à élever des défenses sommaires au Cap St-Jacques.Les hauteurs du cap, qui se dressent comme une vigie menaçante à l'entrée de la rivière de Saigon, commandent au loin la mer et le delta de la Cochinchine. Quatre batteries de gros calibre avaient été construites, mais une seule, la plus mal située .d'ailleurs au point de

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vue de lu srrurité de ses servants, tétait en état de tirer; cVst cette organisation sommaire que le (iouvern(*ur (îénéral prescrivit de compléter d'après des plans qui devaient faire du Gap une forteresse de premier ordre.

Prlncipei d'organi- ^'^'^ tmvrai^es offensifs des cotes sont de deux espèces : •atlon du Gap Ikitteries de rupture, parle tir direct ;

^ * IliUleries de hombai^dement par le tir courbe.

Mais pour donner à ces batteries toute leur eflicacité, il est nécessaire de protéger leurs servants non seulement ]>ar des abris artificiels, mais encore par des batteries de soutien de moytM) calibre, dont le rôle est de contbattre Tartillerie légère dont sont armés tous le$ bateaux de guerre et qui a pour objet précisément d*inquiéter le personnel des batterie? de ruptuiv et de bombardement.

Il fallait d'autre part enqiécber Tennemi de prendre à revers nos ouvrages, ce qui lui eût été facile en débarquant sur la plage de Tiwan. située à leur opposé. Il fallait donc créer une autre série d'ouvrages destinées à ivndre inq)0ssible toute tentative de débarquement et doubler par consé«|uent noliv ligne du front de mer d'une ligne du front de ten*e.

Etat d'aTancemeni 1- ^^" *''l'^ '^^' V^^^^ pressé. Le (louvemeur Général doima des ordres pour que toutes les dta IraTâUX du gi*osses batteries ci>ustnntes fussent mises en état de tirer et pour que leurs batteries de ^P' soutien, les magasins à munitions et tous les organes accessoires que comporte le service des

batteries fussent entrepris aus>itôt. Kn quelques mois, grâce à rintelligence et àTactivité déploxées par TartilliMie. le fnuit de mer du Cap St* Jacques était en état de tirer.

Depuis, les tnuMux sur ce point ont été continués, suivant les plans arrêtés par MM. Les tîénérauv de division Boiynis>hesboi^les et Helambre, qui avaient été chargés aux colonies d'une misMon dont nous paHerons plus loin. I.e front de mer a été agrandi, de favonà exercer >on action, dans la limite de poiiée du canoo moderne, sur la haute ruer d'une part, sur l'aroont de la rivièrt» de l'auttv. Quant au fnml de terre, l'emplacement, l'organisation et rannement de tous se> ouvrages ont été am''tés et les ti'uvaux seront entrepris dès le complet aebèvenieot du U\n\{ de mer. Mais en l'état actuel, on peut déjà considérer le point d*appui du Cap Si- Jacques comme btki*> «l'atteinte des insultes de l'ennemi. Kn cas de conflit, la défense mobile aurait \ile fait de consti*uire des ouvrages de caïu^Kigne sur les heux mêmes où s'élèveront plus tai\l les batteries penuauentes du fi-ont de terre, et la menace d^uii débarquement sar la plage de Tiwan n'est plus à craindrt*.

Déltase des rÎTiè- ^^^^^'' ^^^ '"^^^ '^^^^* '^ t-oohinchine. disons de suite que, sur la proposition desGénénin. de tt9 •! de Saigota. ili\ision LK»rgni>>lVsboriles et LVKind>re, il a été dévidé en 18ï>9 que les défenses du Cap Si-

Jacques st'ruieiU complétées par linterdiction des principales rivières da delta dn Doooaî ei par des ivlranch^ments à élever autour de Saigon- Ces deux otKciers généraux, originaires le premier de TArtilIerie de marine, le secood da C»én)e« avaient lecu. du Ministre de la Marine, la mission d'étudier les conditions de» poôsfes d'a^»pai de la lîotte aux colonies. Ou ne pouvait s'adresser, pour de telles étude!», à teihnicieit^ de t»lus içirand^" v*omp*»teiîce-

t es iieneraax tii'efil observei* ^jue si le ♦ ap Sl-Jacques était une menace sêriease pofsr iTotCe qui lentt'raii de t'oirer i'eud>ouchure du l^onnai. il n avait aucune action sur le S^Mrap \>jir l^^queî l\»ii pouv.irt. eti>u.ivjLi!C eiî>uite le >hJbe. remonter >ur Saigon, et que. d'outre porc poi* îe Si-M-jj.' ec lo ^JIco, IVtMiemr pouvait debanjuer :"i courte distance de Soi^n et s*» porter >u'* ceU^f vi!ie p.ir une marvbe rapide. Il c^^aveuait doue d^iuterdire à Penoenii Itfs. ••tvtèr»»s donuoiit iccès >::r Saison el de mettre eu outre celte ville à Tabri d'une insilte.

I e< : t^!^''».*> do;ve{»t «^ti-e défendues '^dr des batteri^'s de rupture avec botterietf de sootitKt^ pitu-»^e> i c!u«|U'.' t.'xtî*':MT»ite du >babè. l»e plus d-'s batteris de canons rêvoNi*rs pnjcègenmt bw- !ï^f*es de Lorvilles rnoujilees daiu> les rivit^reti. turiu. uue batterie de nipCure avee batterie dn * sout'tfu battra :e Sotrap «dL le cours inférieur du ^aico.

Quant à la ville de Saigon, pn a projeté de Tentoarer de seize ouvrages détachés. Son enceinte continue est naturellement constituée par les rivières et arroyos qui Tenceignent et par des murs de clôture .

Les ouvrages des rivières sont actuellement à l'étude et pourront être entrepris dès le complet achèvement du Cap.

Quant aux ouvrages détachés de la place de Saigon, leur emplacement est déterminé et ils seraient rapidement remplacés par des ouvrages de campagne, s'il y avait la moindre menace de guerre avant leur achèvement.

Poulo-Condore, qui commande stratégique ment les bouches du Mékong et le delta du Donnai, recevra un fort qui interdira ses mouillages à Tennemi. Mais ces travaux de seconde urgence ne seront entrepris que lorsque ceux des points d'appui seront terminés .

Poulo-Condore.

HONGAY

Dans la séance du Conseil de défense du ^ décembre 1897, le Général de division commandant en chef les troupes de Tlndo-Chine présenta un projet d'organisation de Hongay en point d'appui secondaire, comme il avait été décidé dans la séance du 3 mai précédent. Ce projet, qui consistait à armer les deux rives de la passe, fut adopté et les travaux immédiatement entrepris.

Mais le Ministre de la Marine se prononça nettement, dans deux dépêches du 8 octobre et du 8 septembre 1898, pour la création à port Courbet d'un point d'appui principal et non secondaire de la flotte. Il basait sa décision sur la nécessité d'avoir au Tonkin, qui est à plus de 300 lieues de Saigon, une base d'opérations et un lieu de ravitaillement analogue à ce dernier point d'appui. La flotte agissant en Extrême-Orient devait pouvoir trouver à port Courbet (Hongay), un refuge dans lequel elle viendrait se ravitailler, en toute sécurité, en charbon, vivres et munitions, et où l'on trouverait toute facilité pour procéder à d'importantes opérations.

Un fait nouveau s'était produit toutefois, qui pouvait modifier les intentions ministérielles sur port Courbet.

La Chine venait de nous céder la baie de Quang-tchéou à l'ouest de la presqu'île de Liaotchéou. 11 convenait donc de suspendre les travaux entrepris à Hongay et d'attendre que les généraux Borgnis-Desbordes et Delambre aient fait connaître leur avis sur la valeur respective de port Courbet et de Quang-tchéou-wan.

Cet avis, exposé dans la séance du 6 mai 1899, du Conseil de défense, et tout à TavanUige de Quang-tchéou-wan peut se résumer comme il suit:

Port-Courbet ne fera jamais qu'un point d'appui médiocre. Cest un port sans étendue, inaccessible aux gros navires, et dont le développement reste subordonné à des travaux considérables. Sa position, au fond de la baie d'Along, dont on ne peut sortir que par un petit nombre de passes faciles à bloquer, se prête mal à une organisation défensive directe et moins encore à la conservation de la liberté de manœuvre pour une flotte qui s*y serait volontairement abritée pour compléter ses approvisionnements. 11 convient néanmoins de protéger ce point à cause de ses charbonnages qui seraient si utiles à notre marine en cas de guerre.

L'occupation de la rivière Ma-tcbé, de la baie de Quang-tchéou et des lies qui la bordent ou la précèdent, afiirmerait l'intention de la France de faire prévaloir, sur les régions qui sont ses voisines immédiates, son influence à l'exclusion de toute influence étrangère. I^a position ofl're une énorme étendue de mouillages parfaitement sûrs qui, dans la rivière seule n'a pas moins de 18 kilomètres de long sur un kilomètre de largeur moyenne par des fonds variant de dix à 30 mètres. Elle permettrait aux plus grandes flottes du monde de trouver un abri sûr et de manœuvrer à l'aise. Elle a, pour les navires de faible tirant d'eau, torpiUeurs, destroyers, etc. . ., trois sorties distinctes leur permettant de menacer dans toutes les direc-

Poarquoi Hongay ne peut dire un point d'appui principaL

Etat d'avancemeiit des traTaoz.

lions one escadre ennemie qui voudrait croiser devant le goulet. Elle est précédée, non seulement d'un banc qui peut, en Tabsence de balisage, être fort dangereux pour Tennemi, mais d'une mer très dure, intenable même par certains venls et qui rendrait on ne peut plus précaire le maintien d'un blocus effectif. Elle se prête enfin à une organisation très simple.

Les conclusions, adoptées parle Conseil de défense, furent que Hongay devait être organisé en point d'appui secondaire et qu'il y avait lieu de créer plus tard un point d'appui véritable à Quang-tchéou-wan.

A l'heure actuelle, les défenses de llungay, qui comportent de chaque côié de la passe une batterie de canons de gros calibre avec batteries de soutien et de canons à tir rapide contre les torpilleurs^ sont très avancés. Une batterie de gros ralibre est terminée et armée ainsi que les batteries de canons à tir rapide. Les terrassements de la seconde batterie de canons de gros calibre et des batteries de soutien sont sur le point d'être fmis.

QUANG-TCHEOU-WAN

Un projet d'organisation de Quang-tchéou-wan, dans lequel il a été tenu compte des propositions formulées par le Comité technique militaire des colonies, est actuellement soumis à l'approbation ministérielle. 11 comprend la défense des deux côtés du goulet et des deux rives de la rivière (front de mer), par des batteries de bombardement, de rupture et de soutien et l'établissement (front de terre) de deux ouvrages principaux et de quatre ouvrages moins importants répartis sur les deux rives de la rivière.

Ganses d'accroissement dn corps d'occnpation.

Le principal gron-

Sèment des forces oitstationneran Tonkin.

EUtnation an commencement de l'anné 1897.

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