II. — L'outillage scientifique
Les instruments et appareils nécessaires pour le fonctionnement d'un laboratoire de bactériologie sont nombreux et souvent d'un prix élevé. La ('lOlonie ne nous a jamais marchandé les sommes indispensables pour les ac((uérir. 11 est juste de dire que Plnstitut Pasteur de Paris nous a fourni gracieusement presque tous les appareils et instruments, ainsi que la verrerie que nous avons dû faire venir de France.
Aujourd'hui, le laboratoire est bien outillé : il ne lui manque ni l'eau, ni réiectricité, ni le gaz. il possède les étuvcs, les auloclaves, les appareils à stérilisation, les microscopes etc., nécessaires à son fonctionnement.
m, — Le persoNxNel.
Le i*-'»" janvier 1897, le Docteur Yersin avait pour collaborateurs deux vétérinaires militaires : .MM. Pesas et Fraimbault.
Pesas est mort peu après, en Mars 1897. après une maladie très rapide. Ce collaborateur de la piemière heure s*était de suite attiiché à la maison, où il a laissé des souvenirs ineffaçables.
En Septembre 1897, M. Carré, Vétérinaire militaire, était désigné pour remplacer Pesas. Il est arrivé à Nhatrang avec M. Pernin, un aide-préparaieur de Plnstitut Pasteur de Paris qui nous était envoyé, sur ma demande, pour la surveillance de nos troupeaux de bœufs et de ch vaux et pour celle de la plantation de Sui-Giao, aloi*s à ses débuts.
M. Fraimbault est rentré en France en mars 1899, après 28 mois de séjour à Nhatrang. Le laboratoire lui doit, ainsi qu'à M. Carré, tous ses travaux sur la peste bovine, (ur le charbon, • te.
M. (iarré rentrait à son tour en France, au mois de mars 1900, et n'était remplacé qu*en juin de la même année par M. Carougeau, vétérinaire civil. A la même époque, arrivait aussi à Nhatrang, M. Schein, vétérinaire civil, (juoique ce dernier ne soit pas directement attiiché au laboratoire, (M. Schein est Inspecteur des épizooties en Annam),nous le considérons comme faisant partie de la maison. C'est à Nhatrang que M. Schncin revient entre ses tournées de vaccination. C'est au laboraloire qu'il hal-ite et qu'il iraviiille, et je puis dire qu'il contribue pour une large part aux tiavaux scientili<|ues de notre Institut.
Depuis le milieu de I90i, M. Blin, vétérinaire hors cadres, a été encore détaché au laboratoire.
Notre personnel européen se compose donc aujourd'hui : du Docteur Yersin, de trois vétérinaires, MM. Carougeau, Schein et Blin ; d'un surveillant, M. Pernin.
Le personnel indigène du laboratoire est constitué de la façon suivante :
t Sais malais ;
i Aides-préparateurs ;
1 Mécanicien ;
4 Matelots ;
14 Palefieniers ;
28 Coupeurs d'herbe ;
5 Charretiers ;
1 1 Gardiens de bœufs ;
2 Cais coolies.
Ces indigènes paraissent s'être attachés au laboratoire. Le sais Malais fait partie de la maison depuis 89fi, et la plupart des autres indigènes y sont entrés en 1896-1898. l*armi nos aides-préparateurs, nous avons : un Siamois qui est au laboratoire depuis trois ans ; deux Chinois et un Annamite qui y sont entrés il y a ^ et 5 ans.
Tous sont bien au courant de la besogne du laboratoire ; ils paraissent s'intéresser a leur travail et je les crois dévoués à la maison, lis ont d'ailleurs toujours été traités avec la plus grande douceur.