SUPERFICIE
EN MILLION d'hectares
observations
Abandonnée
aux populations
A réserver
au dontaine
Totaux
Cochinchine
Cambodge
Tonkin
La surface boisée totale est en France de 9 millions d'hectares plus 7 millions d'hectares de terres libres.
Annam
Totaux
Le développement normal de ce service ne doit plus se ralentir. La forêt doit, on le sait, couvrir un tiers au moins des continents: elle est le « complément indispensable de la nature ».
Rendement des forêts en matière et en argent.
C'est au lendemain même de l'occupation française que la réglementation forestière apparait (1862-1873) ; mais si elle renferme dès le début des prescriptions qui peuvent sembler capables de protéger les massifs boisés contre la destruction, il n'en reste pas moins vrai que l'on a eu surtout en vue le rendement en argent.
En 1902, quarante ans après, nous constatons, en effet, que cette réglementation forestière de Cochinchine n'a nullement protégé les forêts qui nous apparaissent saccagées, presque détruites. Les redevances forestières, improprement appelées des taxes, et qui sont encore actuellement payées en Cochinchine, ont été fixées par divers arrêtés dont le dernier date du 23 juin 1894. Ces redevances, seule véritable entrave à la libre exploitation, n'ont pas sufTi malheureusement, disons-le, à arrêter la dévastation : elles pouvaient paraître suffisantes, elles ne sont pas ou elles ne le sont plus aujourd'hui, car elles sont loin de représenter, au taux de l'argent, et au cours des bois, la valeur vraie en forêt des produits ligneux.
Des bois sont classés par catégories, dont une hors classe ; les redevances varient de 5 piastres à 0.80 cents par mètre cube.
Les commerçants (au nombre de 39 en 1901 pour la Cochinchine et le Cambodge), ont pris des permis de coupe du prix de 140 piastres, représentant un minime revenu de 5.460 piastres.
Un arrêté de M. le Gouverneur Général, en date du il avril 1899, a rendu applicable au Caïubodge toute la réglementation forestière actuelle de Cochinchine avec application des redevances.
Au Tonkin, une réglementation compliquée que rien ne rend facilement applicable, prévoit la délivrance de permis de coupe valables pour trois mois, au prix de trois piastres (arrêtés du 31 août 1890 et de 1897) et le paiement de redevances dans certaines régions seulement.
(1) Le Comiiuindâiit Henry affectait 5 millions d'hectares au domaine forestier de Ckichinchioe.
ANNÉES
NOMBRE