‹ Situation religieuse de l'Amérique anglaise [microforme]Chapitre 4 sur 9 · GE EE SE · texte numérisé non relu

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Cette statistique appelle naturellement la mème observation que nous avons déjà présentée à propos de la province précédente : savoir, que l'on doit déduire du chiffre des non-catholiques ceux qui sont recensés sous la rubrique religion inconnue ou sans indication ; leur nombre, en 1861, montait à plus de 25,000 ; si nous le décomptons, comme il est juste, du bloc des protestants, l'accroisse-

quart à celle de l'accroissement des catholiques.

La progression de ces derniers conserve donc ici la même supériorité notable que nous avons signalée aux États-Unis et dans la province voisine ; mais ces observations dernières ont cela de particulièrement considérable qu'elles reposent non plus sur des inductions, mais sur les données précises el authentiques des documents officiels. Quelles peuvent être les causes de cette persistance dans la disproportion de l'accroissement ? Il s’en présente naturellement trois : l'immigration extérieure, l'accroissement naturel des catholiques, et enfin l'adjonction d'éléments protestants à la communion catholique. Chacune des trois peut avoir sa juste part d'influence, mais dans quelle proportion s'exerce celte influence, surtout celle de l'immigration, voilà ce qu’il est important de préciser.

Un intérêt d'autant plus vif s'attache à celle question de l’immigralion, que nous trouvons dans les documents anglais une abondance de renseignements spéciaux qui nous ont fait absolument defaut aux États-Unis, et par lesquels il importe d'éclairer la discussion.

Nous ne nous arrêterons point à étudier les effets de l'immigration dans le bas Canada ; le nombre des immigrants y est trop peu considérable pour qu'on puisse leur attribuer une influence appréciable. Nous nous permeltrons seulement de signaler ce fait, savoir : que la progression du catholicisme s'y montre plus indépendante du concours de l'immigration que l'on ne voudrait en convenir; car il y conserve la supériorité de sa marche, bien que l'immigration soit faible, aussi prééminente que dans les pays voisins où les émigrants surabondent.

Mais c’est dans le haut Canada que la question se présente avec toute sa gravité ; l'importance en devient d'autant plus grande que ce pays offre plus de similitude avec les États-Unis, ses voisins, de sorte que les données fournies par ses documents, ainsi que la portée de nos conclusions, pourraient être appliquées presque directement aux États limitrophes de l'Ouest, aussi bien qu'au lerritoire canadien Jui-même.

Afin de résumer sous les yeux du lecteur l’ensemble et le détail des faits nécessaires à nos appréciations, nous allons énoncer ici le

ment de ceux-ci, pour 4861, tombe à —=, proportion inférieure d'un

chiffre comparé des étrangers domiciliés dans le haut Canada au moment des trois derniers recensements.

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