‹ Six causeries sur l'artChapitre 2 sur 21 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

qu'un plaisir d'esthètes et d'initiés qui se défendent comme d'une faute, d'une ignorance ou d'une naïveté, contre tout élan d'âme, contre tout émoi que pourrait exciter en eux l'œuvre d'art.

Nous demandons la faveur d'être comptés au nombre de ces ignorants et de ces naïfs pour qui l'art est une joie du cœur autant, sinon plus, qu'une joie de l'esprit ; la plus pure, la plus idéale joie que l'homme puisse goûter icibas, la plus capable de lui donner l'idée et l'avantgoùt des joies qu'il trouvera dans l'éternelle contemplation de la Beauté incréée.

Ainsi nous avons voulu dans ces causeries, bien que d'une manière indirecte, faire œuvre de prêtre, et être utile aux âmes qu'on rapproche toujours de Dieu quand on les élève audessus de la terre et d'elles-mêmes.

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