SIXIEME LECTURE
làtnieurs de VlnêtUitîy
Mesdames et Meaneun,
n est encore une objection très spècMuse, fiute joiimallemeztt par les amateurs du système colonial, à laquelle je a'ai pas touche. . . 7
'' Avec l'annexion, disent-ils, voue n'àuree plus lé revenu ** des douanes ; comment donc pàierez-vous l'intéxét de la ^' d^tte publique, les versements accompte du capital, et les ^* autres dépenses du gouvernement? Tous' voyex' bien qtt'a^ ^ vec votre projet, le pays marche droit aux taxes directes.''
Je vais donc. Messieurs, essayer de vous démontrer que même avec l'annexion, noue pourrons facilemeift pourvoir à tous nos besmns généraux, sans être obligés de recoaxir. aux taxes sur la propriété foncière.
Je crois même pouvoir démontrer que c'est précisément eou& le régime coloi^ial que uous courons le risque d'être taxés directement ; et que l'annexion est certainement le meiUeui^y peut-être le seul moyen d' éi^iter ce surcroît de charges.
Il nous faudra sans doute payer quelque- chosef .povî le soutien de l'éducation et pour les besoins municipaux ; mai^ cela se paie dès aujourd'hui, noue ne pouvons pas plus l'évite maintenant qu'après l'annexion ; notre position ne sera doUe pas pire qu'elle n'est aujourd'hui. Les charges municipales seront peut-être un peu plus fortes après l'annexion qu'aujourd'hui, mais il nos* faudra toujours les augmenter, le régime colonial dût-il encore subsister dix ans ! . Des cotisations municipales ne seront donc pas le résultat de l'annexion ^ mais celui de nos besoins, de l'insuffisance de nos travaux
^^assécdqment ; surtout du mauvais état de nos routes qui îsi «ne des principales causes au peu de valeur de la pr^prieiê^
D'ailleurs l'augmentation de la richesse générale ainsi que • la diminution dans les dépenses et eonséquemment dans le» charges publiques suppléeront de reste à une légère augmentation des charges municipales*
Enfin cette augmentation ne peut avoir lieu, dans tous le» cas, que si le peuple y consent, ainsi il ne court aucun risque.
Quand, à nos dépenses dé gouvernement, je demanderai aux partisans du gouvernement responsable pourquoi on est obligé de prélever annuellement sur le pays une somme de prés de £600,000 ?
Pareeque d'énormes capitaux ont été employés en améliorations qui ne produisent pas le quart des intérêts que nou» payons. (1)
Pofùrqnoi aussi nos travaux publics rapportent ils si peu ? Pareeque le commetce américain n'a pas encore pu suivre fa voie du St. Laurent, et que notre propre commerce est si peu ■considérab'le, malgré eette prétendue prospérité qu'on fait sonner si haut, qu'elle réussit à peine à produire quelque» •milliers de louis en sus des dépenses de service et d'entretien des canaux^ Ce surfins que nous recevons est eu au transe américain sur le candi de Welland,
Si ce canal n'était ouvert qu'à nos vaisseaux seuls, les canaux ne produiraient pas ce surplus.
(1) Le canal de Beau
> hamaisii coûté - - £ 530,000 revenu brut 1850. £ 640 7
Le can. de CornWan
a coûté 516,000 do do 101 8 7
.Le can. de Wiltianm-
burgh a coûté - - 130,000 do do 121 6 10 .
Coût lotat "-£1 ,176,000 revenu total £ 863 2 5
Le can. de Welland
a coûté ....--- jsl ,436,000 revenu net 1850. jS31,000 2| pr. 100 Celui de Lachine a . coûté avec l'élar-
gissement 380,000 do do 16,347 4i pr. 100