‹ Six lectures sur l'annexion du Canada aux Etats-Unis [microforme]Chapitre 17 sur 37 · SET · texte numérisé non relu

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Ainsi en allouant une somme de $90,000,000 pour l’aug-

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chusetts, si on n’y avait pas construit de chemin de fer, l’augmentation due exclusivement aux chemins de fer représente quatre fois la somme qu’ils ont coutée en totalité.

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Le même résultat a été observé partout dans les Etats- Unis, quoique souvent à un moindre dégré ; et il n’y existe pas une ligne de chemin de fer le long de laquelle la propriété n’est pas augmenté en valeur, au moment de la mise en activité du chemin, d’au moins la somme que le chemin

Voilà pourquoi les chemins de fer ne peuvent presque jamais être un fardeau pour ceux de leurs actionnaires qui ont des propriétés situées dans les localités qu’ils traversent, car même quand le chemin de fer ne produit pas un dividende tout-à-fait suffisant, l’augmentation de la valeur de la propriété, sur tout son parcours, en même temps que l’accroissement des affaires, forment presque toujours une trés ample compensation pour le déficit qu’il peut y avoir dans les dividendes qu’on espérait recevoir.

Nous avons vu, Messieurs, que les chemins de fer actuellement en opération dans les six états de la nouvelle Angleterre et dans celui de New-York avaient couté ensemble...

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Mesieurs, un pays qui a pu en moins de quinze ans, faire uvec avantage un pareil emploi de capital, pour ses communications intérieures, peut-il être raisonnablement taxé de décadence ?

[h bien, comme je lai dit tantôt, ce sont des journaux français de notre pays qui ont ls premiers sonné l’alarme sur l’état précaire, l’amoindrissement prochain des Etats-Unis !! ce sont des journaux français qui, tout en faisant aux Américains la grâce d’avouer que leur progrès avait été assez frappant, ont déclaré que leur mouvement en avant avait presque cessé, et que le mouvement rétrograde était déjà sensible !

Laissons là ces misères ; elles sont bien profondes ; car l'ignorance n°y a peut-être pas encore la plus grande part.

J’avais essayé, Messieurs, de comparer le progrès de l’éducation et son état actuel dans le Haut et ie Bas-Canada, avec ses progrès et son état actuel dans les Etats-Unis.

Mais je n’ai pas eu plutôt scruté les détails du recensement de 1845 pour le Haut-Canada, que je me suis convaincu que Pon avait considérablement exagéré sa population. Pour le Bas-Canada, c’est tout le contraire, le recensement ne donne pas à beaucoup près, le chiffre réel de sa population. Or, les bases étant fausses, les conclusions et les comparaisons devaient nécessairement l’être aussi, et je n’ai pas complété ce travail.

Je vais seulement vous faire voir, avant de terminer cette lecture, qu’en fait de population comme en fait d’argent, le Haut-Canada a toujours su se faire la part du lion : qu’il a eu l'adresse de grossir démesurément ses chiffres afin de diminuer proportionnellement les nôtres : qu’il a complètement mystifié le Bas-Canada à la barbe de ses pratiques et habiles ministres ; enfin que ce n’est qu’au moyen ‘’impudentes supercheries qu’il en est arrivé à montrer sur ces retours, une population égale à la nôtre.

J’ai vu, Messieurs, dans les détails du recensement de 1848 pour le Haut-Canada, (on a retranchécela dans l’appendix des journaux de la chambre) que lon y compte, comme partie intégrante de 1a population, les 86,000 émigrés débarqués à Québec en 1847 !!!!

Or, de ses 86,000 émigrés, environ 20,000 avaient été mois-

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