ÉCOSSE
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Qi ELQi Epeu qu’on ait lu sur cette belle contrée, il est impossible au voyageur d’en approcher sans se sentir d’avance touché de tout ce qu’une nature gaie et variée va bientôt lui offrir; on jouit par anticipation du plaisir qu’on se promet , et si chacun voulait être de bonne foi , on avouerait aisément qu’on commence k admirer les lacs et les beaux sites bien long-temps avant que l’œil ait pu les distinguer sur l’horizon. Pour mon compte , je
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dois dire que , semblable à un enfant , j’ai commencé mes exclamations sur les beautés de l’Ecosse lorsque plusieurs milles de mer nous séparaient encore de ses côtes , et je m’étonnais qu’un bon Irlandais ne voulût point admirer ce qui, probablement , ne pouvait encore être aperçu que par une imagination méridionale. Dès six heures du malin j’étais déjà sur le pont du paquebot (*), et je tachais de fixer avec le télescope plusieurs objets que je ne pouvais encore bien distinguer.
Peu à peu pourtant nous nous approchâmes des côtes, et tous les passagers remontèrent sur le pont pour voir les deux langues de terre qui viennent resserrer la mer d’Irlande et constituer, pour ainsi dire, le golfe de Greenock. La mer, si agitée quelques milles au dessous, devient ici fort paisible, et l’on se croirait presque dans une large rivière. La journée était assez belle , et l’ombre projetée par chaque mamelon sur celui qui le suivait, donnait à la colline un aspect à la fois léger et gracieux . Avouons néanmoins que, parvenus à celte latitude,
(1 ) Nous avions quitté Dublin à six heures du soir sur le Jupiter.
nous n’aurions pas fait la moindre attention ni aux mamelons ni à leurs ombrages , si nous avions ignoré que ces ombrages et ces mamelons étaient en Ecosse.
C’est à deux heures de l’après-midi seulement , c’est- k- dire vingt heures après notre départ, que la scène a tout-'a-fait changé. Nous croyons être parvenus dans une espèce de baie très resserrée, lorsque tout-à-coup la proue de notre bâtiment a tourné et nous nous sommes trouvés au milieu d’un superbe bassin , sans qu’il m’ait été permis de deviner par où nous y étions entrés. Quelques rochers pittoresquement coupés à gauche , de fort jolies maisons de campagne à droite, et entre autres celle d’un membre du parlement, député de Greenock ; plus loin , un petit village k maisons séparées et peintes de différentes manières comme celles qu’on trouve aux environs de Gênes ; enfin cinq bateaux k vapeur qui se croisaient en différentes directions: voilà cequenous avons vu dans ce joli golfe; et en considérant le nombre de perspectives dans un aussi petit espace, on comprendra aisément l’agrément du voyageur. Mais ce n’était pas tout encore :
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arrivés à la circonférence de ce bassin , une nouvelle manœuvre du bâtiment nous a fait pénétrer, par un petit détroit, dans un nouveau golfe; et passant ainsi d’un détroit à un golfe et d’un golfe a un nouveau détroit , on jouit d’un spectacle très varié, comparable, jusqu’à un certain point , à celui produit par la Raiera Ponente de Gênes. Ici, en effet , lorsqu’on a doublé le cap qu’on voyait de loin , on aperçoit une charmante baie remplie de villages; et après être parvenu à l’autre extrémité de cet arc de cercle , c’est une nouvelle baie qui vous attend. Dans notre position il n’y avait de changé que la voiture en paquebot à vapeur, et les caps en détroits.
Après avoir traversé toutes ces petites mers de Marmara , séparées par autant de Dardanelles , nous sommes arrivés à Greenock , ville de trente mille âmes, et ici nous avons été obligés de changer de paquebot pour remonter la rivière (*), car celui qui nous avait amenés de Dublin était d’un trop fort tonnage. Heureusement nous avons
(1) Clyde.
conservé, malgré ce changement, l’élite de notre compagnie , et c’est au milieu de cette société fort agréable que nous avons commencé à parcourir les dix milles de rivière qui mènent de Greenock à Glasgow. A notre gauche le château ( Castle ) de Dumbanton a été le premier site qu'on nous a fait remarquer. Placé au milieu de deux monticules isolés dans la rivière , il est entouré de faibles remparts élevés plutôt, je crois, pour empêcher l’entrée des poissons dans la noble demeure, que pour s’opser à l’action destructive d’une arme à feu. On ne peut pourtant y entrer ni en sortir sans le secours d’un bateau , et je ne crois pas que l’aridité des monticules sur lesquels il est placé puisse dédommager le châtelain, qui , faute de batelier, se verrait forcé de s’ensevelir dans sa forteresse. Plus loin et à droite on voit une colonne élevée à la mémoire de lord Blantyre, devant sa maison de campagne. Ce pauvre général était allé tranquillement faire un voyage sur le continent, et il se trouvait à Bruxelles lors de sa révolution : le bruit de la fusillade l’attira à la fenêtre de son hôtel ; mais cette curiosité , si pardonnable à un vieux soldat, ne fut, hélas! que
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trop punie par un impitoyable boulet. Beaucoup de prairies , villages, maisons de délices, collines, grottes , etc. , sont aperçus à chaque pas par ceux qui remontent cette rivière; mais je ne me sens pas disposé à les décrire , comme on serait en droit de l’exiger, et je me permettrai de les passer sous silence, ne notant qu’une dernière circonstance qui est tout historique , et que je rappelle ici parce qu’elle m’a procuré de la part de mon compagnon de voyage une magnifique tirade sur la puissance romaine et sur la grande extension que jadis ce peuple sut donner à sa domination. Il s’agit d’une ligne de démarcation (grande muraille) qui existe encore entre la partie de l’Ecosse qui appartenait aux Romains, et l’autre portion gouvernée par les Pitts. Il faut convenir que même pour celui qui est né 'a l’ombre du Capitole en ruine, ce n’est pas sans un sentiment de satisfaction qu’on voit le nom romain gravé sur les montagnes de l’Ecosse. On me dira peut-être que le cercle depuis lors s’est bien rétréci; soit, mais enfin le nom n’en existe pas moins, et c’est toujours une consolation pour celui qui sait se contenter de l’histoire ancienne.
Nous entrâmes à Glasgow à six heures du soir, après avoir passé en revue plusieurs chantiers de construction et une magnifique machine à vapeur destinée au nettoiement de la rivière. Nous débarquâmes au milieu d’une trentaine de bateaux h vapeur, pour aller nous loger à Qaeen-Street (royal hôtel). Sous le rapport de ses qualités pondérables , Glasgow est, dit-on, la troisième ville du Royaume- Uni ; c’est là qu’on trouve, après Manchester, les plus belles manufactures, et parmi ses 300,000 habitans il y en a peu qui ne soient dans une position aisée. L’ensemble de la ville n’est pas mal , et j’ajouterai même qu’il y a de fort belles rues , telles que - drgyle-Street , Saint-Vinccnt-Street , celle où nous logions, etc. La belle salle de la Bourse aussi est des plus élégantes, et en résumé la ville est mieux bâtie que Manchester. Néanmoins ses nombreuses cheminées de fabriques la remplissent de brouillards ; et si vous ajoutez qu’il y pleut fort souvent , vous conclurez que son séjour ne peut être agréable qu’à ceux qui savent y faire valoir leur argent à un taux élevé. Toutefois on aurait tort de croire que cette ville n’oflfre de l’intérêt que sous le rap-
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•lik
port commercial ; lors même qu’elle ne posséderait que le cabinet du célèbre Hunter, elle offrirait déjà un monument remarquable et d’un haut intérêt scientifique. 11 en sera question ailleurs.
En quatre heures de voiture , et au milieu d’un fort joli pays, on va de Glasgow à Édimbourg.
Pendant une longue série d’années , la ville d’Edimbourg a figuré parmi les plus beaux temples élevés par les enfans d’Esculape pour perpétuer leur race. Les doctrines de son université furent les grands axiomes qui guidèrent la pratique de la généralité des praticiens de l’Europe, et ceux-là même qui ne voulurent point admettre les principes professés à l’école d’Édimbourg se virent,
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pour ainsi dire , forcés à n’être que les modificateurs de ces mêmes principes. Depuis lors l’influence scientifique de cette université a beaucoup diminué, on ne saurait le nier, mais elle n’en reste pas moins la première du Royaume-Uni ; et quoiqu’on ne rencontre plus dans son amphithéâtre ni des Cullcn , ni des Brown , il y a pourtant encore des hommes d’un mérite supérieur, qui , désabusés même des erreurs de leurs anciens maîtres, savent profiler des idées bonnes qu’on leur a léguées pour en déduire des conséquences plus justes. Leur nom ne servira peut-être pas d’argument dans les discussions souvent scholastiques; mais, en revanche, ils savent former des élèves moins exclusifs et moins dogmatiques; et si l’on consulte l’intérêt de l’humanité , qui devrait être le but unique des médecins philosophes , oïi trouvera sans doute que l’école moderne vaut bien l’école ancienne. L’une fut grande, l’autre le deviendra; et loin de penser que cette université soit en pleine décadence, j’y trouve au contraire une foule d’élémens propres à la maintenir au premier rang, ainsi que je vais bientôt le prouver en les
énumérant. Ce n’est pas seulement de son passé qu’elle peut se glorifier , ce n’est pas sur des restes d’anciens monnmens qu’elle pourra fixer l’attention de l’étranger; elle a de nouveaux établissemens qui s’élèvent plus grands et plus beaux que jamais; elle a de nouveaux Monro et de nouveaux Gregory qui lui attirent actuellement un nombreux concours d’une jeunesse studieuse, et semblent lui promettre un avenir plus brillant encore.
Le local , proprement dit, de l’université est un bâtiment colossal qui fut commencé par des souscriptions particulières, et qui n’a pu être achevé qu’avec les secours donnés par le gouvernement. L’achèvement de cet immense palais quadrilatéral ne date pas pourtant de trois lustres , et sur l’un des pavillons on doit encore poser un magnifique dôme. La cour principale par laquelle on entre offre un aspect très majestueux , et les différens escaliers découverts qui mènent aux grandes collections de la faculté, sont fort élégans. L’élégance de leur construction ne nuit pas cependant à tout ce qu’un sanctuaire scientifique doit présenter de grave.
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Sitf
La bibliothèque est la première partie de l’université où l’on nous a conduits : elle se compose de 100,000 volumes environ, disposés dans une salle à grandes colonnes doriques tout autour, dans des corps de bibliothèque séparés, et devant lesquels sont des grilles de cuivre jaune d’une richesse rare; ces 100,000 volumes sont classés en deux catégories : livres chers et livres à bon marché. Pour ceux-ci , chaque élève a le droit d’emporter un volume chez lui , laissant pour garantie un reçu déjà préparé et qu’on n’a qu'à signer. Quant aux autres , il faut les lire dans les salles de lecture disposées pour cet objet dans le local même de la bibliothèque, et d’où aucun élève ne peut sortir sans qu’un des employés lui ouvre la porte de la salle.
De deux salles de lecture séparées , l’une est pour les élèves , et l’autre pour les professeurs de l’université ou pour les médecins présentés par eux au bibliothécaire en chef. Une certaine somme est destinée toutes les années à augmenter le nombre des ouvrages utiles.
Deux muséum , soit pour dilTérens objets d’his-
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toire naturelle , soit pour des préparations anatomiques et anatomo-pathologiques, sont joints à la bibliothèque. L’un de ces muséum est remarquable : il se compose de plusieurs pièces, dont la principale estau premier, et présente tout autour une jolie galerie qui aboutit à un grand nombre de chambres , toutes remplies d’objets fort intéressans. Avant de monter à la salle principale, on nous a fait entrer dans une grande salle au rez de chaussée, où l’on a réuni une collection complète de mammifères empaillés , remplaçant ainsi le manque d’un jardin zoologique , que le climat semblait ne point permettre et qu’on songe pourtant sérieusement a élever tout près de la ville. U y a également quelques pièces estéologiques fort belles ; entre autres, un occipital de baleine fossile trouvé dans un marais, et le squelette complet du fouii-elk , sorte de cerf de l’ile Of mau , à large et long bois , dont l’espèce est maintenant perdue. On nous a encore fait remarquer dans un coin de la salle quelques pierres antiques apportées des ruines de l’ancienne Babylone, et dont les inscriptions n’ont pu être déchiffrées par aucun des savans
microscopcurs accoutumés à lire de semblables griffonnages.
Quant aux grandes pièces du premier, elles contiennent à la fois l’ornithologie , la minéralogie et la conchyliologie. Il serait trop long de signaler tout ce qu’il y a de beau; je me contenterai de mentionner un superbe oiseau de proie que je n’avais vu encore nulle part, et qui porte le nom de strix nictea , snow ijowl front shetland , ainsi qu’un petit nid d’oiseaux des Indes [nest of tat/lor bird front India), formé par la réunion de deux feuilles d’un même rameau si bien cousues ensemble avec du coton, qu’on aurait juré qu’une main féminine jolie et délicate s’en était chargée. Les coquilles aussi y sont en grand nombre et d’une beauté rare : les genres oliva, connus et beaucoup d’autres m’ont paru au grand complet. Quant aux minéraux, je signalerai spécialement les cristaux , qui , par leurs nombreuses variétés , captivent particulièrement l’attention ; je n’ai jamais vu un plus gros morceau de bi-chromate de potasse , que la couleur et la forme de ses granulations rendent assez singulier. Un échantillon de calcé-
«loi ne mamelonée m’a paru aussi fort bizarre. Enfin, nous n’avons pas quitté cette salle sans admirer aussi deux magnifiques madrépores , mandrina cercbriformi [ from lhe Bermuda Islande ), d’une grosseur très remarquable. Dans le muséum anatomique , je n’ai pas rencontré de pièces bien rares ni bien remarquables. Quelques cas d ’ ostéo-sarcome et différens corps desséchés, pour l’étude de la syndesmologie , de la myologie et de l’angiologie , voilà à peu près ce qui me paraît devoir être rappelé.
A côté de cette enceinte colossale s’élèvent , dans différens quartiers de la ville , des écoles particulières, où les élèves peuvent aller entendre des professeurs d’un mérite transcendant. La première peut vanter ses Abercombrie, ses Charles Bell, etc.; la seconde possède des hommes dont le talent et le zèle infatigable sont dignes des plus grands éloges. J’aurai ailleurs occasion de citer souvent leurs noms , et je me bornerai à rappeler ici en passant celui de ces établissemens qui m’a paru des plus instructifs et où la richesse des faits recueillis par un seul homme est incroyable. Je veux parler de
l’établissement situé à A rgylc -S<j nare . Le docteur Mackintosh en est le directeur, et il y professe successivement la pathologie médicale et l’obstétrique, sciences qu’il connaît d’une manière peu commune. Mais il ne se contente pas de faire d’excellentes leçons à ses élèves , il les exerce de bonne heure à la déduction des causes par les effets; et, zélé partisan des nouvelles doctrines pathologiques , il a pu former dans son école un cabinet qui est , sans contredit , un des plus remarquables qu’on puisse rencontrer dans une institution particulière. Ce professeur distingué a su réunir une multitude de cas plus intéressans les uns que les autres; et l’on peut dire que c’est bien méritoireinent qu’il a atteint le but qu’il se proposait, quand on le voit se multiplier dans son cabinet et rassembler des masses imposantes de faits avec un zèle et un discernement dignes des Morgagni et des Bordeu.
Le docteur Mackintosh promet de livrer bientôt au public un catalogue raisonné, qui sera du plus grand intérêt pour ceux-là mêmes qui ne peuvent avoir l’avantage de visiter son cabinet. Cependant je ne puis résister au désir d’en donner ici une idée.
el, pour plus de clarté, je partagerai toutes les pièces anatomo-pathologiques en trois grandes sections : la première comprendra ce qui a rapport à l’art des accouchemens et aux maladies des femmes; la seconde, aux différentes autres affections dites internes ; la troisième est composée de tout ce qui est relatif à l’épidémie cholérique qui ravagea Edimbourg il y a quelques années ; elle comprend une classe d’altérations organiques qu’on ne saurait confondre avec les autres.
Première section . — Le docteur Mackintosh a été amené à reconnaître parles faits une nouvelle cause de dysménorrhée qui en est aussi la plus fréquente: c’est le rétrécissement de l’orifice de l’utérus. Plus de 50 pièces pathologiques nous ont été montrées à l’appui de son assertion ; et il en a déduit une conséquence pratique toute particulière. Dans le cas, en effet, où la dysménorrhée serait notamment produite par l’inflammation pure et simple de la membrane utérine interne , on ( pour contenter toutes les exigences) de la face interne de l’utérus ; dans ce cas , dis-je , tous les moyens ordinaires , et notamment les sangsues appliquées au col par Vins-
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(rament portugais (‘) , obtiennent ici comme ailleurs beaucoup de succès; mais dans les cas où le rétrécissement de l’utérus (lorsqu’on ne peut l’attribuer b la présence d’un polype ou à tout autre cause mécanique) devient la cause principale de la dysménorrhée, le docteur Mackintosh la combat par la dilatation de l’orifice de l’utérus , pratiquée par autant de cathéters droits métalliques, dont la grosseur est graduée depuis une ligne jusqu’à trois et quatre de diamètre. Cette méthode lui réussit à merveille , et les faits n’admettent pas d’objections. Il est à remarquer que la plupart des jeunes filles qui ont fourni à ce cabinet un si grand nombre de pièces oijt succombé à des plithisies pulmonaires.
Différens autres bocaux contiennent diverses phases de la grossesse , mais avec un état morbide de la matrice ou de ses annexes , du fœtus ou de
(1) Cet instrument consiste en un cylindre creux dans lequel peut jouer un piston : on applique une extrémité de ce cylindre sur la partie de l’utérus où l'on veut faire attaquer les sangsues; on introduit celles-ci par l’extrémitc opposée et on les pousse à l'aide du piston ; système fort utile en Angleterre , où les femmes se refusent i l’application du spéculum.
ses enveloppes. Parmi ces préparations j’en ai remarqué une où une maladie du placenta (induration probablement) a produit l’avortement; la poche renferme encore le fœtus, qui paraît a peu près avoir quatre mois. J’ai trouvé aussi plusieurs cas de grossesse tubaire et un cas de grossesse abdominale où le fœtus avait pu atteindre son huitième mois. Plus loin , un spina bificla chez un fœtus k terme a pu nous fournir un nouvel exemple , par rapport k la moelle épinière , de toute la vérité de cette belle loi de symétrie si bien établie par M. Serres (de Paris).
Nous terminerons l’examen de cette section par signaler un cas fort heureux de délivrance (le fœtus se présentant par les pieds) pratiquée par le docteur Mackintosh sans le secours d’aucun instrument , quoique la tête de l’enfant eût dix - sept pouces de circonférence : nouvelle preuve que la patience est une des principales qualités que doit avoir en partage l’accoucheur; qualité qui plus d’une fois lui fera épargner l’application des fers , moyen violent et non exempt d’accidens.
Deuxième section . — Elle renferme , avons-nous