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je puis roua donner 1 1 làtfe&ctiou
que vous m'av< . J< j;u\
plus : je vousconjure de me r< ndre, en prenant ma rie, L'honneur que vous m'avez 6té. Les mom< ns me sont chers..., hâtons-nous d' n profiter, — A ces mots , k comte l'ef* force de le retenir. Cruelle alternative pour ce père infortune, de voir égorger dans s. mou-
rant, ou de le voir succomber plus tard , mais couvert de lion te !
Lhonneur, plus impérieux que la nature, allait l'emporter, quand paraît tout ù coup la marquise cFAlméric. Elle était vêtue de noir, et son visage pâle, ses veux égarés, le tremblement convulsif dont elle était agitée, tout annonçait le plus affreux désespoir. Elle se précipite à genoux an pied du lit de Léaldi ; et, pendant quelques instans, les Sanglots
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ferment le passage à sa voix. — O mon Dieu î s'écrie - 1 - elle enfin , rends-moi ma force en un seul instant! fais que je puisse attirer sur moi toute l'horreur que je mérite , et laver l'innocent d'un opprobre non mérité! — Et s'adressant aux seigneurs : Vous que j'ai mandés ici', recevez un aveu effrayant : Léaldi
meurt empoisonné c'est de ma
main qu'il a reçu le poison ! L'amour, la jalousie, la vengeance , me poussaient à ce forfait exécrable ! J'ai voulu qu'il cessât de vivre, en cessant de vivre pour moi. Mais, quand j'ai su que j'allais ravir l'honneur à ma victime, à l'objet de mon coupable amour, ni la mort, ni l'infamie n'ont pu m'arrêter!
Je déteste la vie; moi-même je m'abhorre , et la tombe me semblerait un asile bien doux. Cependant,
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je vous demande à lous la fie que moi seule je vous ai donné le droit de môter. Mon sang, versé dans le suppliée, rejaillirait sur des fils innocens. Que renfermée dans un cloître, ou dans la plus affreuse pi ison , je puisse employer à fl<< liir le ciel ,
les jours que le désespoir et le
poison me laissent! — Non! non, s écrie le comte! tu mourras sous le 1er des bourreaux! Malheureuse!
tu m'as tout ravi, tout , hors la vengeance! — Sans paraître émue de ces menaces, Martliésic baissait les yeux, et ne s'occupait que deLéaldi.
Instruits de la cause de son mal , les médecins lui prodiguèrent leurs secours vains et tardifs.
Cependant, il Semble recoin Ique force; et se tournant le vieillard , il lui dit : < > "ion ! bénissez un fils prêt à i
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quitter, et renoncez à la vengeance î Si ma tendresse pour vous a mérité quelque retour; si les voeux des mourans doivent être écoutés par ceux qui leur sont chers ; si vous craignez de répandre l'amertume et la douleur sur mes derniers momens , ô mon père ! pardonnez à cette infortunée.... Laissez à la bonté divine le temps de lui pardonner aussi. L'effort qu'elle a fait pour sauver ma mémoire est digne d'une âme vertueuse , et doit désarmer votre colère. Et vous , dit-il aux autres personnes, si vous avez quelque injustice à réparer envers un malheureux, promettez-moi de ne pas me venger , et respectez mes derniers vœux. —
Tous le promettent. Renholz , plus ému , tire son épée , la rompt, et déposant les tronçons sur le lit
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de l'infortuné jeune liomme : — Léaldi , lui dit-il , je voua dois et je vous fais des excuses. J'ai compromis , sans raison , la vie d'un g ilant homme; et, par mon impatience brutale, j'ai Jbilii assassiner un ennemi sans défense, et déshonorer un cavalier aussi brave que généreux.
Pour me punir d'un tel crime , j«i jure de ne plus porter l'épée qu'à la guerre.
Comme il achevait , le comte fit dire assez durement à Marthésie qu'il ne pouvait supporter sa présence , et la priait de se retirer à Tinstant. Celui qui était chargé de cette commission auprès délie , ajouta, qu'après ses aveux, elle devait quitter Naples, et dérober son existence au monde entier. Léaldi mourant , était un horrible s
ir Marthe* ie; mais • et ordre
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mit le comble à sa douleur. Son amant venait de lui pardonner , il la regardait sans haine , et sa générosité portait au cœur de Marthésie la seule consolation que puisse recevoir un coupable frappé des plus cruels malheurs. Il lui semblait que toute son existence était formée des momens qui restaient encore à Léaldi.
D'abord , elle saisit un tronçon du fer de Renholz ; mais , levant les yeux au ciel : O Dieu ! s'écrie-telle y reçois le sacrifice de mon désespoir ! s'il est un châtiment égal à mon crime ? c'est l'horreur de conserver le reste de sa vie.
Un charme douloureux ? mais irrésistible ? la retenait auprès de sa victime , quand un ami du comte la saisit et la traîna brusquement hors de la chambre. Elle demeura long- temps étendue sur les marches
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de l'escalier, et privée de tout sentiment. Lorsqu'elle reprit ses sens, il lui sembla qu'elle restait .seule au monde , seule avec son crime < l ses remords. Elle se lève enfin , et s'é- Joigne accablée de souffrances plus cruelles que les tortures où s'épuise riiorrible science des bourreaux. Elle éprouvait le plus terrible des malheurs , et l'avait mérité par le plus affreux des crimes. Douleur apre et dévorante, qui, dans le plus court < -- , multiplie encore nos instans !
Tous les étrangers , à l'exception du duc, s'étaient retirésde la chambre de Léaldi. Les médecins , après avoir employé les ressources indiquées par leur science incertaine, gardaient le silence, et donnaient au comte des consolations va.
et mensongères que la douleur arrache à la pitié. Léaldi les secon-
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dait, et dans les angoisses de la mort, montrait un visage serein. Son père lui prodiguait les plus tendres caresses , les noms les plus chers ; et s'attachait à cette lueur d'espoir , comme les naufragés embrassent de faibles débris prêts à s'abîmer avec eux. Le jeune infortuné croyant voir que le duc ne partageait point cette illusion , n'osait lui demander de voir Diane ; et ce cœur délicat , généreux , étouffait ainsi son dernier désir. Bientôt, il feignit d'avoir besoin de sommeil ? et parut désirer d'être seul. Dès que son père fut sorti , s'ap prêtant à rendre ses derniers devoirs , il dit à l'un des médecins d'aller en secret chercher un prêtre. Il coupa ensuite une partie de ses cheveux , et pria l'autre mé-~ decin de les portera Diane, avant la fin du jour.
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Le comte attendait avec la plus vive impatience le réveil de son fils.
Deux heures s'étaient écoulées : personne n'osait l'approcher. 11 entré enfin : Léaldi venait d'expirer.....
Les magistrats ne firent aucune poursuite contre la marquise , parce que nul de ceux qui avaient reçu l'areu de son crime ne formait d'accusation contre elle. La crainte de s'attirer la haine d'une famille nombreuse et puissante, arrêtait peutêtre les juges , ou peut-être les lois ne pouvaient-elles atteindre un coupable que sa voix seule accusait.
Malgré les précautions du duc, sa fille apprit , dès le lendemain , ce funeste événement. Sa résolution l'ut prompte , mais secrète , et surtout irrévocable. La liberté , l'autorité même que son père lui laissait . à i de sa prudence, de sa dou-
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ceur, et de la facilité qu'elle trouvait à se faire obéir , lui donnèrent tous les moyens d'exécuter ses projets. Elle partit dans la nuit , et se rendit le lendemain près de Lucéra , au couvent des Carmélites , où elle avait été élevée. Elle avait écrit à son père une lettre fort touchante , mais pleine de cette fermeté que donne l'appui du ciel , ou l'excès du malheur. Le duc , à son réveil , trouva cette lettre près de lui. Il fut informé le jour même , de la route que sa fille avait suivie, et se rendit à Lucéra. Malgré l'inutilité de ses premiers effort, il ne désespéra point du succès , tant que Diane n'aurait point prononcé ces vœux, et l'époque n'en pouvait être prochaine. L'abbesse qui n'avait pas la dévotion minutieuse et les idées sordides, que les gens du monde supposent volontiers aux
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de cet état , promit au comte de détourner Diane de son projet, autant que le permettraient la religion et les bienséances du cloitre. Mais ce n'était point assez : il fit venirsa maison à Lucéra, résolu d'v rester, tant que sa fille ne lui céderait pas, ou du moins jusqu'à la fin de son noviciat.
Il y a dans les communautés, une sorte de religieuses qui servent les autres ; assujetties auxmémes austérités, elles y joignent un travail assidu. Une de ses filles, entrée dans le couvent peu après Diane , semblait s'être attachée plus particulièrement à elle, et lui rendait tous les soins que pourraient inspirer l'amitié la plus tendre et la vénération la plus profonde. Diane s\ mon- • tait sensible, autant que sa douI< ur
lui permets il : car elle passait i. h.
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sa vie dans les larmes , et la plaie de son cœur ne pouvait se fermer.
Elle lui disait .' — Bonne Euphémie ( c'est ainsi que la sœur s'appelait), pourquoi me préférez-vous à mes compagnes ? elles sont bien plus aimables que moi! — Vous êtes malheureuse : d'autres le sont aussi , peut-être ; mais vous ne l'avez pas mérité î —
Leur vie, sans évènemens , consacrée toute entière aux mêmes occupations , et tourmentée par de pieuses veilles, semblait comme un jour sans fin, quand un soir, en servant ses compagnes, la sœur Euphéjuie tombe agitée de convulsions douloureuses. Les sœurs, effrayées, se mettent en prières, et sortent de la salle. Diane obtient que le médecin du couvent soit appelé sur riieure. 11 vient, il observe la ma-
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, et voit des taches violât» i (ouvrir, par moment, son visage.
Il lui fait quelques questions. La sœur, troublée par la violence du mal, répond avec embarras. — Elle a pris du poison, s'écrie-t-il ! les symptômes suppléent à son aveu.
A ces mots , elle s'évanouit. Ses compagnes la transportent sur son lit. Diane, pressée de la plus tendre pitié, se bâtait de la secourir; ses mains la dépouillaient de la lune grossière et du cilice qui chargeaient son corps languissant. En ce moment j des lettres qu'elle portait sur son cœur viennent à tomber. Sa protectrice les ramasse. Charitable Diane, tu veux les dérober à des regards trop sévères! mais toi-même as jeté les yeux sur le papier fat. il. — ■ Ciel ! sVcrie-t-elle , en reculant arec effroi , récriture de L< . D J i — . —
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C'est son bourreau, interrompent les sœurs; c'est la marquise, l'infâme Marthésie! — Il faut la chasser, continua l'une d'entre elles, la porter à 1 instant hors de cette maison, de peur qu'elle n'attire sur nous la colère du ciel. — A peine revenue de son étonnement', l'abbesse leur imposa silence, et leur ordonna de secourir la marquise qui revenait à la vie, au milieu des malédictions.
L'abbesse et quelques autres étaient révoltées de la dureté de leurs compagnes.
Le lendemain , elle fit venir le médecin, et lui demanda s'il croyait que Marthésie pût échapper à l'activité du poison. — Elle vivra quelques mois encore, répondit il, peutêtre plus; mais rien ne saurait la guérir. L'organe de la respiration est attaqué.
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Màrthésie, cependant, après une
i rise si douloureuse, avait retrouvé forces, autant quil est possible quand on porte la mort dans «m sein. Ce qui l'accablait, c'était la crainte detre renvoyée du couvent.
Elle avait toujours eu le projet de se découvrir à Diane. Elle pensait que de voir sans cesse une rivale p rée, de la servir, d'essuyer sa haine > ses mépris, et de la des. muer enfin, à force de patience et de douceur, serait une expiation agréaî}le au ciel.
Indépendamment de ces motifs, et malgré la jalousie qui la dévorait, malgré l'horreur qu'elle devait inspirer à Diane, c'était pourtant la seule personne au monde près de qui elle désirât d'achever .sa vie malheureuse. Elle devait trouver | tout la haine, et la haine de I liane lui semblait moins i ruelle \ SUD-
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porter. Cette infortunée ne prouvait que trop combien elle avait aimé Léaldi. Un jour, peut-être, elle pourrait donner quelques larmes au crime de l'amour.
Ces sentimens remplissaient son âme, quand fabbesse l'envoya chercher. Elle la trouva moins souffrante qu'elle ne l'avait craint, et sa résolution s'en affermit. — Madame, lui dit-elle, votre fortune vous permet de vivre ailleurs; choisissez un autre séjour. Les communautés, ces retraites ouvertes à la piété guérie du monde, à l'innocence malheureuse, ne sont pas l'asile du crime. — Qu'elles soient celui des remords, s'écria Marthésie ! et vous pourrez y punir mon crime. Puissent vos mépris et vos rigueurs me faire expier ce crime affreux ! Je ne demande plus à la terre que des châtimens
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capal Béchir le cieL Baisant la
poussière de vos pas, consacrée aux
plus vils emplois, je ne vous souillerai ni par mon approche, ni par mes discours, ni par mes regards.
Dussiez-vous ne inaccorder que la place de ma tombe, ah î ne repoussez pas ma prière! Le plus noble devoir de la vertu n'est-il pas de tendre une ni, »in secourable au criminel qui s'efforce d'échapper à 1 abîme, et tourne ses regards vers le ciel? —
Emue par l'accent du repentir, l'abbesse lui dit enfin qu'elle consulterait ses compagnes. En vain l'orgueil qui se plait sous la bure , autant que sous la pourpre, leur dicta des réponses défavorables, les réflexions de l'abbesse furent toutes en faveur larthésic. « Elle avait mérite la mort, mais Dieu peut encore | arnei à ceux que I- .mes