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doivent punir : pourquoi leur fermer la voie du salut? L'humilité défendait de repousser le coupable repentant; la charité commandait de le secourir. Martliésie, après son forfait, devait être en horreur au monde; mais entraînée au crime par les plus terribles passions , mais se dévouant à la honte pour y dérober sa victime, et bravant les supplices pour obéir au cri de sa conscience , elle ne devait pas moins exciter la pitié des ministres d'un Dieu clément. »
Marlhésie resta donc dans cette pieuse retraite. Diane qui , malgré tous les efforts du duc, persévéra dans ses projets, ne la vit long-temps qu'avec horreur; mais enfin , ses soins assidus , l'espèce de culte qu'elle lui rendait, son austérité, sa piété fervente, sa vie prête à s'éteindre dans
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les remords, lès humiliations dont ses compagnes l'abreuvaient, i patience angélique à l< - supporter, désarmèrent la sensible amante de Léaldi. Elle daigna pardonm cette coupable infortunée. Marthésic, dont un courage sui naturel avait seul prolonge la vie, s'écria : — Mon Dieu, je puis donc enfin mourir ! — Il lui sembla qu'en fléchissant celle qui devait la regarder comme sa plus mortelle ennemie, elle venait de se réconcilier avec le ciel. Plus calme depuis ce jour, une sérénité de l'autre vie brilla sur son visage pâle et creusé parla pénitence.
Cependant ses forces, minées sourdement par un infaillible poison , l'avaient abandonnée tout à coup.
Elle se voyait descendre au tombeau avec une sorte de joie; et sa mort, qu'elle n'attendit pas long-temps , sa
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mort prématurée , fruit de son crime
et de ses remords, fut pour le monde
une leçon de terreur; et pour ses
compagnes un exemple édifiant et
mémorable.
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