Nous croyons qu'il est bon de citer ici la situa
l'État par 38 millions de roubles, soit 5.6 p. 100 de plus qu'en 1891. Les lignes privées ont reçu pendant le même laps de temps 126 millions, soit 3.3 p. 100 de moins qu'en 1891 '.
tion actuelle de la dette des chemins de fer, telle qu'elle résulte des récentes conversions :
Capital nominal.
«illeR. P.
Bu 1889 1,221,713
En 1891 1,272,00a
Différence pr 1891.
Mille R. P.
Amortissement.
Millelt. P.
Annuité totale.
Mille R. P.
Mais de plus, il a été émis en 1881 un emprunt intérieur 4 '/» (dit Emprunt consolidé des chemins de fer), qu'il y a lieu d'ajouter :
Emprunt consolidé j 4 ! /â en roubl.-pap. j
Soit au total ....
Différence en 1891 en mille E. P. . .
1. Nous donnons ci-dessous le produit de tous les chemins de fer russes pendant les cinq dernières années :
Recette brute.
Dépenses d'exploitation.
Produit net.
Par \erste
Roubles.
Roubles.
Roubles.
Roubles
VOIES DE TRANSPORT. J 77
A ces lignes il importe d'ajouter la ligne Transcaspienne, d'une longueur de 1 343 verstes, et les chemins du grand-duché de rinlande, d'une longueur de 1,450 yerstes Le matériel roulant, notamment les wagons destinés aux voyageurs, présentent des conditions de confortable absolument
inconnues chez nous; il n'existe sur aucun de nos réseaux des compartiments de 1 Q classe comparables à ceux de 2* classe des chemins de fer de Finlande, par exemple. Dans ces voitures, en effet, non seulement les sièges sont disposés de façon à pouvoir se développer pour permettre aux voyageurs de s'y étendre et d'y dormir si toutes les places ne sont pas occupées, mais encore on trouve dans chaque compartiment des cabinets de toilette, et accrochés dans 1 intérieur du wagon une carafe d'eau et un certain nombre de verres et de serviettes. De plus, les glaces sont serrées dans leurs cadres sur une bande de caoutchouc et ces cadres eux-mêmes sont comprimés
S'X SEMAINES KM »ir o,~
SIX SEMAINES EN BUSSIE
dans le chambranle des fenêtres par une autre bande de caoutchouc, en sorte que le froid n'y peut pas pénétrer. Inutile d'ajouter que les voyageurs frileux peuvent prendre place autour d'un calorifère. Nous sommes bien en retard, comme on le voit, avec notre mode de chauffage par trop primitif qui n'empêche pas nos compartiments d'être en hiver de véritables glacières. Ce serait, toutefois, se méprendre que de nous supposer l'intention d'adresser une critique trop acerbe à nos compagnies françaises, nous nous proposons tout au plus de stimuler en elles le sentiment de l'émulation et nous caressons l'espérance de voir le vieux et vénérable matériel appelé prochainement à faire valoir ses droits à la retraite ; il sera remplacé alors — pourquoi en douterions-nous?
— par des voitures plus en rapport encore, s'il est possible, que celles de la Finlande, avec les progrès du confortable moderne.
Nous reproduisons ci-dessous les noms des diverses compagnies de chemins de fer :
VOIES DE TRANSPORT