‹ Six semaines en Russie, sites, moeurs, beaux-arts, industrie, finances, exposition de MoscouChapitre 44 sur 63 · I-. ÉVOLUTION FINANCIÈRE · texte numérisé non relu

I-. ÉVOLUTION FINANCIÈRE

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résulté de grands déboires pour le crédit public, d'expliquer la fondation de la banque centrale du crédit foncier russe par le banquier Israélite Rosenthal. Cette banque, qui avait eu la prétention d'unifier en une seule dette métallique les diverses valeurs hypothécaires des autres banques, ne fut pas heureuse, non plus que les caisses de crédit populaire, de sociétés d'assurances, de sociétés de construction, etc.

Toutes ces créations développèrent le goût de la spéculation que la banque de Russie elle-même favorisa en escomptant le portefeuille peu solide des banques privées en quête de capitaux destinés au jeu de la Bourse.

Berlin tenait le marché et toutes les sociétés se confondaient en une seule, aussi bien la banque de Volga-Kama qui devenait succursale de la banque d'État que la société de crédit mutuel de Saint-Pétersbourg qui avait ses bureaux dans le même immeuble que la banque de Russie.

Eeutern autorisa la fondation de la société pour le développement du commerce et de l'industrie russes.

11 abaissa l'impôt des mines, supprima, en 1872, le fermage des pétroles du Caucase comme il avait déjà, en 1863, effacé la plupart des droits de douane à l'exportation.

11 vendit aussi une partie des usines qui appartenaient à la couronne. On lui a reproché — et peut-être à bon droit — d'avoir fait subir à la Russie une perte d'un demi-milliard de roubles, en prenant à l'étranger, pendant la période de vingt ans (de 1860 à 1870), les métaux nécessaires à la construction des chemins de fer

russes.

Passons sur cette accusation et constatons seulement que, malgré tous les effort* de Reutern, une nouvelle crise sévit en 1875. Les excédents de recettes étaient, parait -il, fictifs, et la nécessité s'imposa d'émettre des billets de crédit sans couver-

l'évolution financière.

tare. L sait

'escompte s'élevait, le Reuter

rouble bais-

vendre l'or du fonds de

n entrevit qu'un remède

réserve.... « Le

boni ne devait-il pas être supérieur au prix d achat de cet or par la banque?, L'opération commença avec 73 millions de roubles qui lurent consacrés au rachat de billets de crédit et de lettres de change tirées Par la banque. Tout ce papier fut brûlé mais un, syndicat étranger avait malheureusement flairé une spéculation dans ce maintien artificiel des cours. Ce syndicat avait commencé par engager ses fonds à la banque d'Etat qui lui remettait en échange

des billets de crédit à l'aide desquels il radotait des lettres de change de la banque

^ur les marchés européens et se chargeait de les réaliser en bonnes espèces sonnantes et trébuchantes. Munis de ce précieux métal les agioteurs faisaient des avances - à que taux? - V0lIS ]e devinez __ sur Ieg

tonds publics russes, et ces titres une fois entre leurs mains, ils les engageaient de

nouveau à la banque de Russie et ainsi

de suite Ritournelle funeste au Trésor

russe.

Le Trésor eut encore d'autres assauts à subir. En effet, dès avril 1876, la guerre était dans l'air et les obligations consolidées 5 p. 100 qui, depuis trois ans, se tenaient à 98, étaient descendues à 85.

L'émission de 1876 de 100 millions de billets de banque 5 p. 100 ne %t placée que petit à petit, et il fallut émettre de nouveaux billets de crédit et faciliter les avances sur titres.

Nous avons vu (chapitre XV) quels sont les emprunts auxquels a présidé le comte Reutern. Signalons encore à l'actif de cet homme d'État de haute marque, la très habile décision qu'il a prise, sur le conseil de A. A. Abaza, en réclamant le paiement des droits de douane en or ou en coupons de rente. Le bénéfice pour la Russie en est chiffrable, il équivaut à une majoration de droits de 31 p. 100. Le successeur du comte

l'évolution financière. -279 Reutern, 8; A. Greig -(1878-1880), était le petit-fils de Samuel Greig, amiral au temps de Catherine II et fils de l'amiral Alexis G est lui qui effectua le 3" emprunt d'Orient (soit 300 millions de roubles), en 1879 et qui émit en 1880 les obligations consolidées t P- 100 (6 e émission).

Malgré les remboursements à la banque de

',10d,.80,luoroubles-crédit(l a guerreavait vu émettre 479,370,000 roubles-papier) Greig en lança encore pour 9(3 millions il établit une augmentation de 20 millions sur les impôts indirects (eau-de-vie, bière, et aussi le tabac sur lequel il avait eu l'idée d établir un monopole); l'impôt sur les assurances d'immeubles dans les villes fut eleve de 5 à 75 kopecks pour 100 roubles.

Les droits sur le timbre et sur le papier pour les actes civils et commerciaux furent eleres et étendus à la Pologne. Un impôt tut crée sur les voyageurs et les transports a grande vitesse. En continuant dans cette

voie, Greig avait projeté un droit de 5 p. 100 sur la petite vitesse, il y renonça comme à celui qu'il avait édicté sur les voyageurs par voie fluviale, lequel ne fut jamais appliqué; un impôt fut établi aussi sur le coton brut.

A la suite de la mauvaise récolte de 1880, les revenus de l'État diminuèrent et avec eux les recettes des chemins de fer et la production des fabriques. Greig quitta alors son poste.

Il eut pour successeur A. A. Abaza ( 1880- 1881), fils d'un ancien fermier des eauxde-vie, qui était peut-être d'origine persane; de hussard de la garde, il devint chambellan, puis attaché en 1860 à la personne de la très artiste et très littéraire grande-duchesse Hélène Pavlovna. Abaza prit, dès 1857, une part active aux affaires de chemins de fer, en 1868, à l'emprunt hypothéqué sur le chemin de fer Nicolas, et enfin, à l'élaboration du tarif douanier protégeant l'industrie russe. Il possédait une

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grande raffinerie dans le gouvernement de Kiev. Il avait succédé, en 1872, à Tatarinov, contrôleur général de l'empire, puis en 1874, à ïchevkine, président du département de l'économie. On lui avait proposé, en 1876, de remplacer Beutern , mais il avait décliné cette offre tout en consentant à aider la ministre de ses conseils. Abaza ne négligea pas les finances provinciales et communales, il supprima l'impôt du sel de concert avec le comte Loris Melikov, président de la commission supérieure. Cet impôt fut remplacé, avec un avantage de 2 millions de roubles, par l'augmentation des patentes communales et l'élévation de 10 p. 100 des droits de douane. Il substitua à l'accise des sucres basée sur le rendement normal de la betterave, l'impôt sur le sucre lui-même, il en résulta un doublement du produit fiscal. Il projeta le rétablissement de l'impôt sur l'or brut supprimé en 1876, à la grande joie des propriétaires de mines dont les produits s'étaient trouvés

élevés de 25 p. 100. Il imposa aussi les produits du jute et réduisit les dépenses de chaque ministère.

La lutte du papier monnaie qui est la caractéristique des finances russes reprit alors de plus belle : le rouble n'était avant la guerre que de 12 à 15 p. 100 au-dessous du pair et voilà qu'il dégringolait jusqu'à

une dépréciation de 37 et 40 p. 100

Que faire? Un oukase du 1 er janvier 1881 prescrivit les nouvelles émissions de billets et ordonna l'amortissement de 417 millions de roubles, à l'aide d'un versement de 50 millions fait annuellement à la banque de Russie, sur les ressources ordinaires du Trésor. Abaza procéda aussi, en mai 1880, à l'emprunt des chemins de fer, qui produisit 100 millions, somme insuffisante pour combler les dépenses faites depuis 3 ans. Il se retira avec Loris Melikov, le 6 mai 1881, mais redevint, en 1882, président du département d'économie, en remplacement du comte E. T. Baranov.

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Il eut pour successeur N: C. Bauge (1881- 1886), fils d'un médecin, professeur et administrateur de banques locales , qui avait été d'abord adjoint au ministère des finances. Bunge avait écrit de nombreux ouvrages d'économie politique. Tout ne fut pas rose pour lui quand il voulut élever l'impôt sur les immeubles des villes et imposer de 3 p. 100 les capitaux servant aux transactions commerciales. Il appliqua le système du protectionnisme à l'industrie nationale. Il changea le système monétaire et identifia la demi-impériale avec la pièce de 20 fr., supprima le transit transcaucasien et les capitations, il abaissa le taux des paiements du rachat des terres des paysans dans les provinces pauvres, s'efforça de simplifier la comptabilité de l'État dont il publia le premier les résultats mensuels. Il éleva d'un kopeck par degré l'accise sur l'alcool, augmenta les droits d'entrée sur le ciment et quelques autres produits, et émit pour 60 millions de roubles

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à courte échéance, et pour 100 millions de roubles de billets de banque 5 p. 100. Il modifia aussi le système des patentes, en établissant un impôt supplémentaire au droit de guilde. Le droit de timbre et l'impôt sur les transmissions de biens gratuites fut étendu au royaume de Pologne. L'accise sur le sucre s'éleva jusqu'à un rouble par poud (16 kg ,240). Bunge augmenta aussi les droits d'entrée sur la fonte dans toute l'étendue de l'Empire et sur le charbon de terre pour le royaume de Pologne ; des droits sur ces produits furent aussi établis dans la mer Baltique, la mer Noire et la mer d'Azov et aussi à toute la frontière occidentale.

Cette même année 1884 vit une émission de 15 millions de livres sterling d'obligations consolidées des chemins de fer

Pour faire face à un déficit de 42 millions, on créa, en 1885, l'impôt sur les dividendes, les coupons et intérêts payés sur les comptes courants. Les droits de douane sur le thé,

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le vin, la soie, furent élevés, les machines agricoles furent imposées et les droits sur l'importation furent majorés de 10 à iO p. 100.

L'année 1886 ne fut pas heureuse, tout d'abord, elle fut signalée par un déficit de 3 1 millions et une diminution des exportations de 61 millions. Bunge supprima la banque de Pologne et ses comptoirs pour les remplacer par des succursales de la banque de Eussie. C'est aussi sous ce ministère que la banque de Russie fut libérée de la liquidation des anciennes institutions de crédit de l'Etat. La dette qui résultait de ce chef fut inscrite au grand -livre, et le bénéfice pour le Trésor qui en fut la conséquence prit rang aux ressources ordinaires de l'Etat.

Après deux budgets qui s'étaient soldés en déficit, l'un de 40 millions, l'autre de 50 millions, M. de Vlchnegradsky entra au ministère le 1 er janvier 1887. La première année de son administration laissa un excédent de dépenses de 3 millions et

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demi de roubles, mais le projet de budget de 1888 fut préparé en équilibre. Résolu à ne faire aucun sacrifice à la vaine popularité, le nouveau ministre des finances sut relever le crédit de son pays ; il fit preuve d'un grand savoir technique et montra un caractère de forte trempe.

Les majorations d'impôt firent les frais de l'équilibre budgétaire, il n'existait aucun autre moyen d'en sortir. Tous les procédés ordinaires de trésorerie auraient à ce moment amené de désastreuses spéculations, sans atteindre le but.

L'alcool paya un demi-kopeck de plus par degré, l'impôt des tabacs fut augmenté d'un tiers, et le droit de timbre et d'enregistrement fut élevé de 25 à 50 p. 100; au doublement des patentes commerciales succéda l'augmentation de l'impôt foncier.

Le droit sur les passeports à l'étranger fut porté de 5 à 10 roubles. De plus, un impôt nouveau frappa le pétrole et toutes les autres huiles minérales, et enfin, les

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comptes courants en banque eurent à servir un impôt au fisc.

Le coton brut et le thé de Kiachta, les navires, le houblon, la fonte, le fer, l'acier, les machines diverses, les engins métalliques, le charbon de terre et le coke furent frappés de droits nouveaux. Mais, pour des motifs multiples, le rouble continuait à baisser : d'abord les banquiers de Berlin vendaient à Saint-Pétersbourg, à des prix très élevés, de grands stocks de valeurs russes, puis des bruits de guerre circulaient avec la Triple- Alliance, enfin, la réserve d'or de la banque de Russie était drainée de 40 millions, tant pour l'échange de billets de crédit que pour l'alimentation des caisses de douanes.

C'est alors que commencèrent les conversions de toute nature. Nous avons vu les billets de la banque à 5 p. 100 se transformer en une dette amortissable dans une période de 37 annuités, d'où résulte une première économie appréciable.

En même temps qu'il régularisait les rapports de l'État envers la banque centrale du crédit foncier russe , M. de Vichnegradsky convertissait les obligations de cet établissement (lettres de gage à 5 p. 100) en obligations 4 et demi, garanties par le gouvernement. Cette opération tint lieu de la fusion du crédit mutuel foncier avec la banque foncière de la noblesse {projet Bangc).

Ajoutons au bilan de cette première année prospère, la vente directe de l'eau de-vie par la couronne, sans monopole, dans la province de Perm, l'achat, par l'État, de 2 lignes de chemins de fer : celle de l'Oural qui fusionna avec celle d'Ekaterinbourg -Tioumen ; la ligne de Riajsk- Morschansk, et l'acquisition de la majeure partie des actions du chemin de fer transcaucasien.

Au début de 1888, le rouble était de 50 kopecks métalliques, et à la fin de l'année, il s'élevait à 66 kopecks. Les fonds

l'évolution financière.

publics gagnèrent 7 p. 100 sur la cote de 1887, grâce à une récolte sans précédent.

Un ministre moins avisé aurait pu faire état d'un pareil succès sans songer qu'il n'est pas périodique, ce n'est point ainsi que voulut agir M. de Vichnegradsky, il augmenta encore les ressources par l'impôt sur l'or des mines, le relèvement de l'accise sur les tabacs du Turkestan et de Seinipalatinsk et certains droits d'enregistrement et de timbre, et, de plus, il étendit à la Courlande les droits de mutation sur les propriétés et imposa à la Pologne des redevances des mines sur le zinc et la fonte; c'est lui, enfin, qui créa un impôt sur les allumettes.

Dès lors, l'équilibre du budget était assuré; le vaillant ministre qui avait eu la virilité, dans l'intérêt du crédit de son pays, d'augmenter les ressources annuelles, c'està-dire de prendre, vis-à-vis des finances russes, la seule position sûre qui, dans ce pays, s'imposait à son patriotisme, était ar-

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rivé au but de son programme : il avait mérité la reconnaissance profonde de ceux qui s'aperçoivent, après coup, que ce n'est point en vain qu'ils ont vu accroître leurs contributions. Depuis lors, en effet, depuis cette fin d'année de 1888, le joug des grandes banques de Berlin a été secoué, et dès le 1(J décembre, l'emprunt de conversion du 5 p. 100 de la guerre d'Orient de 1877, qualifié de 4 p. 100 or de 1889, a été brillamment enlevé le 10 décembre sur la place de Paris.

Des émissions de billets de crédit a courte échéance furent faites cette même année, le ministre obéissait en ceci à une exigence inéluctable. Le Trésor encaissa 15 millions de roubles payés par la grande société des chemins de fer russes (chemin de fer Nicolas), pour une nouvelle concession de 10 ans. La banque de Eussie, grâce à l'emprunt de 5 p. 100 à lots de la banque foncière de la noblesse qui suivit de près la conversion des obligations consolidées des chemins

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de fer des 1 er , 3 e , 4 e et 7 e emprunts, fut en mesure d'amortir 36 millions de roubles de rentes en or. De même aussi, fut amorti le 5 e emprunt 4 p. 100.

Cette série d'opérations heureuses permit à la banque de la noblesse d'abaisser d'un demi p. 100 le taux de ses prêts.

Le rendement des revenus de l'État, qui était en 1887 de 830 millions de roubles, et en 1888, de 898 millions de roubles atteignit en 1889, 927 millions et en 1890, 947,869,239.

En comparant ces revenus aux dépenses afférentes à chacun des exercices, on constate que le déficit de 6 millions de 1887 s'est changé, en 1888, en une plus-value de 60 millions dont 26 millions furent employés aux dépenses extraordinaires et 34 millions restèrent disponibles.

Le budget ordinaire de 1889 s'est soldé par un excédent de 56 millions qui, joint au reliquat des exercices clos, formait la somme de 89 millions de roubles et pour-

tant, on avait amorti en cette année 18 millions de la dette flottante et achevé le remboursement des 400 millions prêtés en 1877 par la banque de Eussie à l'occasion de la guerre d'Orient.

L'excédent du budget ordinaire de 1890 s'est élevé à 65,960,000 roubles, et, d'autre part, les ressources non prévues par le budget, et qui ont été recouvrées au cours de cette même année, se sont élevées à 46,560,000, soit un excédent réel de 1 12,146,000. Sur cette somme, 51,761,000 ont servi à des amortissements anticipés de la dette ' et d'autre part, toutes les dépenses extraordinaires du budget se sont trouvées couvertes par les plus-values. Le projet de budget qui fut présenté le 15 décembre suivant, au Conseil de l'empire, pour l'année

1. Savoir: 6,000,000 de roubles de bous du Trésor et 45,760,000 roubles d'obligations du 7 e emprunt 5 p. 100, d'obligations consolidées des chemins de fer et d'obligations 5 p. 100 de la Société Kharkov- Krémentchoug, du chemin de fer Kharkov-Nicolaïev.

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1892, réalisa 24, 100,000 roubles d'économie

ainsi répartis : les dépenses de l'intérieur furent diminuées de 1,500,000 roubles, les domaines et la justice de chacun 1,000,000 de roubles, les finances de 200,000 rouilles, les voies de communications de 9,300,000 roubles, l'instruction publique de 500,000 roubles, la guerre de 5,000,000 roubles, la marine de 5 millions de roubles.

Toujours soucieux des intérêts économiques de la Russie, le ministre des finances a élevé certains droits de douane et pris certaines mesures en faveur de la distillerie agricole.

Nous ne doutons pas que, fort des résultats acquis par M. de Vichnegradsky, son successeur, M. de Witt, ne continue son œuvre par d'utiles mesures relatives à la circulation monétaire et par l'organisation agricole, commerciale et industrielle de l'empire russe. A ce prix, les budgets des prochains exercices auront vite repris leur élasticité.

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