‹ Six semaines en Russie, sites, moeurs, beaux-arts, industrie, finances, exposition de MoscouChapitre 50 sur 63 · LE DANUBE · texte numérisé non relu

LE DANUBE

plis que l'on comprend pourquoi tout le reste est fermé.

Nous avons eu la très bonne pensée de nous rendre à Buda-Pest par le Danube ; c'était le meilleur moyen d'éviter une brûlante traversée en chemin de fer et de retrouver enfin qaelque fraîcheur pour nous remettre de la température tout orientale que nous avions subie à Vienne. L'idée nous est même venue ce jour de tracer un joli programme de voyage fluvial en Europe, et nous ne désespérons pas d'accomplir ce projet et de faire plus ample connaissance avec les steamers qui présentent un confortable suffisant et vous offrent l'avantage très appréciable de vous montrer, non seulement les villes, leurs monuments et leurs riches collections, mais aussi de riantes vallées de gracieux villages plantés à mi-cote, et sur les sommets, des châteaux forts.

Laissant de côté au fond, sur la rive gauche les villages d'Aspern, d'Essling et de Wagram, ainsi que l'île Lobau, nous voyons, à notre droite, le château de Petronall. Nous nous laissons aller au doux farniente, doucement bercis parle mouvement du bateau au milieu das sites les plus enchanteurs. Nous voici arrivés à Hambourg, aux vieux remparts flanqués de tours; plus loin, les larges ruines du château deRottenstein avec ses murailles à jour encore garnies de deux tourelles. Plus loin encore, des massifs de verdure, émerge un campanile modirne aux formes gracieuses ; puis, peu à peu, toute la rive droite se couvre de rochers, et l'on aperçoit sur la rive gauche la forteresse de Tlieben (en hongrois: Deveny), dont les remparts dessinent un profil grandiose ; c'est ici que se jette la March (Morava), et pour que nous ne puissions en ignorer, le capitaine de notre bateau fait hisser le pavillon hongrois ; nous sommes en effet arrivés à l'ancienne

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