‹ Sixte-Quint (volume 3)Chapitre 3 sur 31 · II · texte numérisé non relu

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situation, vaquer aux plus grandes affaires comme aux plus minimes, et suffire à cette mission ardue, Tun par la netteté de l'esprit, par la force de la volonté, par l'intrépidité qui fait le fond de son âme ; l'autre par un dévouement proportionné à la tendresse dont il est l'objet, par une réserve, une discrétion à toute épreuve, par une assiduité aux affaires surprenante chez un adolescent! Dans les transactions avec les représentants des grandes cours, naturellement le pape ne pouvait pas se servir de son petit-neveu. II avait alors recours à l'intermédiaire de divers cardinaux, surtout de Santa Severina, de Gesualdo et d'Aragon. Mais ces cas étaient rares, car jusqu'aux derniers jours de sa vie il traita personnellement avec les ambassadeurs. Quand ceux-ci priaient le jeune Mqntalto de parler à son oncle de leurs affaires, il refusait doucement, disant qu'il n'osait pas, mais il s'empressait de les assurer de ses bonnes dispositions envers leurs souverains, Sa discrétion n'avait d'égale que sa politesse, plus tard son goût pour les arts, ses vertus chrétiennes et sa piété. Le jeune secrétaire d'État, dont les vêtements usés avaient choqué l'ambassadeur de Venise lorsqu'il le vit pour la première fois dans l'humble demeure de Donna Camilla, aimait l'élégance, portait la pourpre avec grâce, ne dédaignait pas la bonne chère, et se montrait même un peu efféminé.

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