‹ Sixte-QuintChapitre 21 sur 66 · FRÀGIIEMTS d'un SERMON PRÊCHÉ A PÉROUSE PAR FRÂ FELIGE · texte numérisé non relu

FRÀGIIEMTS d'un SERMON PRÊCHÉ A PÉROUSE PAR FRÂ FELIGE

Imprimé ù Naplcs, le 7 février 1554. Alli Vergitii, per Gillo Allifano; in-16.

Bibliothèque Barberini.

... Ma non tolerô già Tantico serpe e malizioso avversario nostro che lungamcnte tan la félicita godesse si

gran monarchia, tanta giiistizia e si-belP ordine : imperocchè consapevol del severo e irrevocabil' bando che à suon' deir angeliche trombe per tutti li anguli del paradiso întonô: che nissun di qualsi voglia grado o premineiizia dell' alber' délia scienza del ben'e mal a mczz' il giardino piantato sotto pena délia tremenda disgrazia del gran* signor degli eserciti toccar ardisse : trovô Eva nostra prima madré, e con false fusinghe persuader si forzô, che dal vctato frutto mangiasse s'acquistar voile Falta equalità délia maestà divina. LUncauta e mal accorta donna dalle finte parole del serpe sedotta, e dalla vaghezza del frutto presa, Tistesso inganno persuadeva ad Àdamo suo consorte, quand' egli per compiacerli comminciô a disputar con Dio... Finalmente Adamo, per sodisfar alF importuna donna, mangiô il prohibito frutto, e dissubedî al suo Signore. Incontinente, oimè, gli s'aprirno gli occhi deU'humana prudenza e vidde nella sua personna trè brutezze... e confuso e vergognoso s'arrossiva in se stesso, fugiva e s'ascondeva, e tocco con mani ch'il mentitor serpe Thavea ingannato : ail' hora pérchè nella concupiscibil' si levô l'odio contra Famore, la tristizia contra la dilettatione, il dispiacere contra il desiderio, e nella irascibil' la desperazion' contra la speme, l'ira contra la mansuetudine e il timor contra Taudacia : s'armô Giove contra Saturno, il ferro contra l'oro, riniqiiità contra la giustizia, la came contra la ragione, Adamo contra Dio : ma perché nel contraste ch'ètra huomo ehuomo puô restar superior l'huomo, come il giovine David a Golia gigante : tra huomo e diavolo puô restar superior Thuomo, cosi il patiente

Joba Sathana : tra huom' e angelopuô restar superior l'huomo, comeil patriarca Jacob ail' Angelo luttatore: ma tra huomo e Dio è impossibile che l'huoino resti con honore ; perô ejecit Domirms Adam de paradiso voluptatis e allora se senti nella mente ambizioso, nel conversar maligno , nel mangiar vorace , nelP îngiurie impaziente e nel parlar scorrelto : Ove prima nella natura era retto, nella conversation piatoso, nel parlar modeste e nel mangiar temperato; vidde Vetà viziata, Tinfanzia lorda e stomachosa , la puerzia indocile e avezza , Padolescenzia lasciva e scorretta, lagioventù precipitosa e pazza, e la vecchiezza sciocca e ribambita : ove dianzi Tinfanzia era innocente, la puerizia savia, l'adolescenzia modesta, lagioventù prudente e la vecchiezza {sic) santa. Anzi vidde che fin' aile virtù gli minacciarono ingiurie danni ed onte : in mal servi la bellezza ad Absalone, la sapienza a Salomone, la fortezza a Samsone, la profezia a Balaam, il sacerdozio ad Aaron, le richezze a Balthasar, e finalmente l'apostolato a Giuda : perô ben disse David, P«. XL VIII, Homo cum in honore esset non

intellewit^ comparatm est jumentis insipientibus . . .

à. NCniE SUR U UAtSON BOtRÛEOISE A ROME AUX QUINZIÈME

ET SEtÙÈME SIÈCLES (Tome II, p.90).

Nous avons dît que l'architecture bourgeoise suivait, au quinzième et au seizième siècle, les transformations que subissait l'architecture monumentale des palaid romains ^

Sur cette matière, Fauteur s'est livré à un examen attentif des maisons comparativement peu nombreuses de ces époques qui se sont conservées dans leurs formes primitives.

Des murs à fruit sans décoration sont percés d'une fenêtre géminée ou trilobée. Celle-ci se compose de deux arcs surbaissés et supportés par un trumeau étroit décoré à l'extérieur d'une colonnetle engagée. Toute la fenêtre est en retrait sur le nu du mur. L'édifice est couronné d'une loge composée d'arcades surbaissées reposant sur des colonnettes qui s'appuient sur un bandeau. Le toit à chevrons apparents est fort saillant *. C'est la transition du gothique italien à la renaissance, le moyen âge qui cède lentement et de mauvaise grâce au style nouveau, introduit par les Florentins que Paul II a appelés à Rome. Ces maisons sont devenues excessivement rares.

Le type le plus commun du quinzième siècle est la maison à deux étages, rarement à trois y compris le rez-de-chaussée. Le mur est à fruit, le toit saillant.. Des bandeaux servent d'appui aux deux fenêtres. Celles-ci, placées aux deux angles, sont à plein cintre ; un chambranle plein les encadre. La porte qui se trouve à l'un des angles affecte la même forme. Dans les plus anciennes constructions de ce genre l'escalier est en dehors. Des familles nombreuses ou aisées doublaient la maison ; il y a alors trois fenêtres, dont celle

* Via in Pisincella, non loin de la via Lungaretla (Transtévère). Il y en a un semblable près des portiques d*0ctave. Je n'ai tu des fenêtres trilobées que dans quelques rares palais, dans celui de Gapranica, et au coin du pala%%eUo d'Autriche du côté de la place de Saint-Marc.

du milieu est géminée. Les fenêtres et portes manquent d'imposle , et l'espace entre l'extrados et le plancher est fort considérable*. Sous le pontificat d'Alexandre VI, les maisons des bourgeois portent déjà l'empreinte du bien-être. Elles ont rarement moins de » trois étages, et comme la tour n'est plus de mise et leur est d'ailleurs refusée, car elle n'appartient qu'aux nobles, elles se composent d'une jolie loge (aujourd'hui toujours murée), semblable à celle que nous venons de décrire, mais reposant sur des pilastres octogones que Baccio a mis à la mode *.

Le signe caractéristique de cette époque est le portail, première et timide imitation du rustique florentin. Sous Sixte IV, ce sont les palais, sous Alexandre VI les maisons dumezzo ceto qui l'adoptent. C'est un arc à plein cintre. Les claveaux et assises formant le chambranle sont taillés à refend ; la clef saillante dépasse légèrement l'extrados de l'arc. A l'extérieur et à l'intérieur, des moulures encadrent le refend. L'imposte manque encore. Ce portail introduit par les maîtres toscans se trouve dans toutes lés constructions de l'époque pendant laquelle ils ont dominé à Rome, c'est-à-dire depuis Paul II, jusqu'à la fin du siècle, jusqu'à l'arrivée, à Tavénement comme on pourrait dire, de Bramante. Le palais de la Chancellerie, par lui bâti, change en partie la physionomie des rues. Le nu

* On trouve encore beaucoup de ces maisons au Transtôyère et au Borgo dans le yieuz quartier des Saions, quelques-unes sur la rive gauche.

* C'est à tort que Baccio Pintelli passe pour avoir apporté à Rome le pilier octogone. On en trouve déjà dans la cour (le jardin) du palazzettQ de Saint-Marc construit avant son arrivée.

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