LES POLONAIS EN GALIGIB
et à maintenir dans la population le respect des anciennes traditions nationales. Cette feuille peut se comparer au Vaterland de Vienne, à la Germania de Berlin, ou à V Univers. Cet organe est inspiré par les représentants les plus autorisés de la vieille noblesse polonaise ; les principaux rédacteurs sont : M. Stanislas de Kozmian et le comte Tarnowski. Son influence est considérable et il faut lui attribuer en grande partie l'unité de direction qu'on remarque dans l'Académie, dans l'Université et dans les institutions littéraires, scientifiques et artistiques de Cracovie*.
Le dévouement à la personne de l'empereur d'Autriche est dejenu le premier dogme du credo politique des Polonais de Galicie. La terrible répression qui a suivi le soulèvement de 1863 a produit son eflTet môme en Autriche. Les Polonais de Galicie ont vu ce qu'il pourrait leur en coûter de se frayer à main armée le chemin de la liberté. Ils ont résolu d'attendre le triomphe de leur cause du développement normal de leurs institutions et de ne rien faire qui pût contrarier les dispositions favorables de François-Joseph à leur égard. Tel est le programme des Polonais de Cracovie.
1 Consulter l'annexe F qui indique le nombre des étudiants polonais dans les nniversité^s de Cracovie, Lemherg, Varsovie et Brsslau.
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Il y a cependant quelques hommes auxquels la tendance ultra-conservatrice du Czas parait fâcheuse. Une fois déjà, il y a dix ans, un groupe de politiciens avait essayé de faire échec au Czas et (le constituer à Cracovie un parti progressiste. Le Pays {KraJ) qui était subventionné par des Juifs, fut leur, organe ; mais cette tentative avorta. Un Journal radical ne saurait vivre à Cracovie. Dans ces derniers temps 11 s*est formé un nouveau groui)0 d*hommes de lettres qu'on pourrait appeler les conservateurs-libéraux. D'après eux, cette excosslvn n^serve sur le terrain politique maintient la JounesNo polonaise de Cracovie dans un système dVibstoution qui finit par détruire tout ressort en olU) ('t pourrait à la longue altérer son patriotisme. Ils trouvent qu'en voulant réagir contre les exagérations du ])assé et calmer Texaltation patriotique qui a conduit aux insurrections de 1831 et de 1863 ou a di^passé la mesure. Us disent que la croyance que TAutricho sauvera la Pologne a fait de la nouvelle gt^ui^ration la plus humble servante de la cour do Vienne et que Tindividualité polonaise soniblo s\>flkcer peu à peu. Us croient enfin que le louips (vst vt^uu do réagir contre cette apathie. Dans lo domaiiio do Tinstruction publique, de Tadministration counuuuale et provinciale, dans le régime des chemins de fer, bien des réformes sont