LA LUTTE EN BOHÉMB
. fvmû Palacky. Il se révèle tout entier ûams ies d^ ^mtk)l!fô qTgL'îl ût en 1848.
il est remar^abie ée voir pendant un demi-siècle ÏVançiMs Pal&cky à Prag«e et François DealL à Bu* dt|>est, défe»dipe avec les mômes armes le premier la '4s«asiè tc^è^e, le seooisd la caisee hongroise. De clfâ^oe ffminGy*emdtim de Palacky on pourrait rapprodier un des fragments des grands plaidoyers p(^Uti4^es'de Deak : mèiïfôs théories, mêmes bases de re'vieitdrcaléodïs, sséme loyauté dans les moyens^ ittèi&e t^moité dans Faction^ je ne dirai pas môme succès, ^Ciar iB4ttmlism^ a assuré à la Hoirie, dans la monarchie, un rôle égal â celui de l'Autri<^e) l^tidis ^e la Bohême n^st encore 4u*u^ne province de rEmpire.
L^^de pollti>fue le plus saillant de Palacky est sa grande •déclaration de 1848. Un comité allemand s'âalt î^uni A Francfort pour chercher le r^ime fBi devait le mieux convenir à rAllemag^ie. La Bohême ayant été englobée depuis 1815 dans la con- 'fédération germanique, on ^ait convaincu en AUets^gSÉè que les Tchèques devaient faire cause cornimcne avec les ' lemands. Palacky saisit cette cir- C4»Rstanfce pour détruire à jamais leur illusion : a Jù ne sids pas AUemanâyJe sîds Tchèque », ré- |>G)i#t41 ism nom de ^s compatriotes, au président du eom^ , q^i Tavait invité k se r^idre à
Francfort. Ce document doit être cité en entier.
<i Le but déclaré de votre réunion est de substituer la fédération des peuples à l'ancienne fédération des princes, d'amener la nation allemande à la véritable unité, de renforcer le sentiment national allemand, d'assurer au-dedans et au-dehors la grandeur de .l'Allemagne. J'honore ces efforts et les sentiments qui les inspirent, mais par cela môme je ne puis m'y associer. Je ne suis pas Allemand^ ou du moins je n'ai pas la conscience de l'être et certainem^nt vous ne m'avez pas appelé auprès de vous pour remplir le rôle d'un comparse sans opinion et sans volonté. Je devrais ou nier mes sentiments et jouer la comédie, ou vous faire une opposition déclarée. J'ai trop de franchise pour le premier rôle, trop peu d'impudence pour le second. Je ne puis me résoudre à troubler par des paroles discordantes l'entente et la concorde que je désire voir régner non seulement chez nous, mais encore chez nos voisins.
a Je suis Tchèque, d'origine slave, et le peu que je vaux est tout entier au service de ma nation ; cette nation est sans doute petite, mais elle constitue depuis ses origines une individualité historique; ses princes sont entrés dans le concert des princes allemands, mais le peuple lui-môme ne s'est jamais considéré comme allemand....* D'autre part, vous