‹ SmolenskChapitre 4 sur 15 · SAINT ANDRÉ · texte numérisé non relu

SAINT ANDRÉ

le Fier, lequel, d'après certaines données historiques, se confina dans un des couvents de Novgorod sous le nom de Michel Klopski.

Il vécut ainsi, pauvre, ignoré et menant une vie austère et pieuse, à Péréyaslav, pendant trente ans. Il exerçait les fonctions de sacristain à l'église Saint-Nicolas, auprès de laquelle il fut enterrée

En 1540, un saint personnage, qui se trouvait à Moscou, fit savoir au tzar Jean le Terrible, que les anciennes églises de Péréyaslav tombaient en ruine. Il ajouta qu'auprès de la vieille église de Saint-Nicolas étaient les reliques de saint André de Smolensk, saint qui était l'objet d'une grande vénération et dont l'image figurait sur nombre d'icônes. Jean le Terrible et le métropolite l'autorisèrent à exhumer le cercueil de saint André. Après qu'un Te />et<m eut été chanté, on enleva le monument funéraire et on commença à

^ Philarète Gourniilevski, La vie des saints russes vénérés dans l'Église orthodoxe {en russe] , p. 230. Saint-Pétersbourg,

tirer de terre le cercueil. Le peuple était là en foule et quelques membres du clergé qui portaient des torches. Enfin, le cercueil fut ouvert et les restes du saint apparurent. Ils étaient enveloppés dans de Técorce de bouleau. Les cheveux, blonds et longs, étaient en bon état de conservation. Il en était de même des vêtements qui étaient garnis de boutons de cuivre fixés sur le côté. On enveloppa les reliques dans un linceul et elles furent déposées dans un nouveau cercueil. Ensuite des prières eurent lieu. A dater de ce jour, l'église fut consacrée à saint André. Un couvent de nonnes fut construit là, plus tard ; elles ne furent licenciées qu en 1764.

La légende ajoute que lors de l'exhumation on découvrit cette inscription : Je suis André., F un des princes de Smolensk. On trouva aussi une chaîne d'or et une bague que garda Jean le Terrible.

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