‹ Sobre et richeChapitre 10 sur 24 · AUTRES DÉSASTRES DE L'ALCOOL · texte numérisé non relu

AUTRES DÉSASTRES DE L'ALCOOL

Continuons de rappeler les funestes ravages de l'intempérance, car, comme il a été dit, on se corrige quelquefois mieux par la vue du mal que par l'exemple du bien.

Ainsi, personne n'ignore que l'ivrognerie, le flacon et la bouteille sont les causes premières de ces multiples et ruineux procès qui se font à la suite des mauvais marchés ou des contrats passés sous l'influence de la boisson.

La boisson est la cause des trois-quarts des parjures, de ce crime abominable contre la société et contre Dieu et qui est, dit-on, puni jusque dans la troisième génération.

Que de lois, des malheureux qui, laissés à leur propre instinct et sentiment, auraient dit la vérité sous serment et aidé le juge à discerner la justice de l'injustice, mais qui, ayant laissé au tond de leur verre une partie de leur raison, ou ayant endormi leur conscience dans l'alcool et le whisky, sont venus tromper le magistrat et mentir devant Dieu qu'ils avaient pris à témoin pour dire la vérité.

Le plus grand nombre des actions en séparation, de la part des femmes contre leur mari, ou de ces derniers contre leur femme, actions qui, entre parenthèses, sont trop fréquentes parmi les catholiques, sont attribuables aux dérèglements alcooliques du mari et quelquefois, faisons-en le triste aveu, à ceux de la femme et de la mère de famille.

Tout le monde sait que l'intempérance est la cause déterminante d'un grand nombre d'hypothèques et de ventes par le shérif.

Qui n'a pas entendu parler de ces querelles et chicanes causées par la boisson, et qui se terminent par des batailles, des rixes sanglantes, suivies

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