LA PRODIGALITÉ
Paris est la \ille de France où les salaires sont les plus élevés et l'épargne la plus faible. La statistique est formelle sur ce point, et bien qu'à la statistique on ne doive pas toujours se lier, il n'y a pas moyen, en l'espèce, de tirer une autre conclusion des cliiffres qu'elle rassemble. C'est ainsi que d'après la dernière statistique des salaires *, dans la petite industrie, le salaire moyen ordinaire s'est élevé à Paris à 5 fr. 8/i pour les hommes, à 2 fr. 90 pour les femmes, et, dans les autres cliefs-lieux de déparle-
1. Celle slalislique est un peu ancienne. Elle remonte à 1883. Mais depuis lors les salaires sont demeurés stationnaires avec plulôt une légère tendance à la hausse.
ment, à 3 fr. Zi3 pour les hommes et à 1 fr. 80 pour les femmes. Dans la grande industrie, l'écart a été sensiblement le même : 5 fr. 33 pour les hommes, 2 fr. 68 pour les femmes, à Paris, ou plutôt dans le département de la Seine; 3 fr. 55 pour les hommes, 1 fr, 80 pour les femmes dans les autres départements. Ces moyennes sont, il est vrai, la résultante de chiffres très variables. Mais comme ces variations se retrouvent dans le reste de la France, bien qu'à un moindre degré, on peut affirmer, sans craindre de tomber dans l'inexactitude, qu'à Paris l'ouvrier de la petite industrie gagne à peu près le double et celui de la grande industrie à peu près le tiers en sus de son pareil dans le reste de la France. Cherchons maintenant dans quelle proportion il épargne.
La moyenne générale des déposants à la caisse d'épargne, rapprochée du nombre des habitants, est, d'après la dernière statistique, celle de 1892, de IGO sur 1 000. La Seine fait partie des trente-quatre départements qui sont au-dessus de cette moyenne, comptant 200 déposants sur 1 000 habitants. Cette proportion paraît, au premier abord, assez élevée et donne une idée plutôt favorable des habitudes économes du Parisien. Mais si l'on pénètre un peu dans le détail des opérations des caisses d'épargne, cette impres-
sion ne larde pas à se dissiper. La moyenne de chaque livret de caisse d'épargne est, dans l'ensemble de la France, de 527 francs. Cette moyenne est sensiblement dépassée dans certains départements. C'est ainsi pour n'en citer que deux, qu'elle s'élève à 866 dans le Cantal, à 821 dans le Morbihan. Au contraire, elle n'est plus que de 429 dans le Pas-de- Calais, de /|07 dans les Hautes-Pyrénées, de hOS dans le Rhône. Mais c'est le département de la Seine qui tient le dernier rang : la moyenne n'est que de 251 francs par livret'. Or les ouvriers forment à Paris comme ailleurs plus de la moitié de la clientèle de la caisse d'épargne, les dépôts opérés par les domestiques ou les petits bourgeois représentant généralement des sommes assez élevées. 11 en faut bien conclure (et la statistique confirme ici la
1. Ces chilTres ne concernent que les caisses d'épargne ordinaires. Si l'on voulait se rendre compte du mouvement de l'épargne en France, il y faudrait ajouter ceux de la caisse d'épargne postale. D'après la dernière statistique publiée au Journal officiel, la moyenne générale des déposants à la caisse d'épargne postale était de 34, sur 1 000 habitants, et la moyenne des livrets de 255 fr. Mais cette statistique n'indique pas la proportion des déposants par département. Il est intéressant de faire remarquer que, malgré la concurrence des caisses d'épargne postale qui comptaient, au 31 décembre 1889, I 301 743 comptes créditeurs de 332 093 912 francs, la clientèle des caisses d'épargne ordinaire n'a cessé de s'accroilre. Il y a cinq ans, le nombre des déposants n'était que 118 sur 1000 habitants et la moyenne de chaque livret ne dépassait pas 385 francs.
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commune renommée) que l'ouvrier parisien, cet aristocrate du travail, est moins économe que l'Auvergnat, le Breton ou le Béarnais, moins que le mineur de Flandre ou le canut de Lyon. C'est là un fait qui mérite assurément quelque attention. Peutêtre n'y a-t-il pas une relation tout à fait directe entre les habitudes d'épargne et la moralité générale d'une population. Mais le département de la Seine, qui tient le dernier rang au point de vue de l'épargne, occupe, au contraire, un rang très élevé quant au nombre des naissances illégitimes. De la prodigalité à l'inconduite la pente est, en effet, rapide. Étudions donc sous ce double aspect les mœurs de la classe populaire, et faisons, puisque le mot comme la chose sont à la mode, un peu de psychologie parisienne, fût-elle parfois un peu morbide.
Le mot de prodigalité peut sembler exagéré, appliqué aux habitudes de l'ouvrier parisien. Cependant, ce mot n'est pas trop fort si l'on compare son genre de vie avec celui de l'habitant de la campagne, même dans les départements les plus voisins de Paris. Je sais, dans un de ces départements, des paysans qui , de père en lils, possèdent des biens au soleil pour plusieurs milliers de francs. Us passent les six jours de la semaine, voire la moitié
du septième, à labourer leur champ, à faucher leur pré, à bêcher leur jardin. Le dimanche dans l'aprèsmidi, ils échangent leurs vêtements de travail contre une blouse bleue bien lavée, et ils se rendent au cabaret où ils jouent au billard leur consommation, c'est-à-dire une bouteille de bière, un verre de vin, ou une tasse de café arrosé d'eau-de-vie. Ajoutez à cela, deux ou trois fois dans leur vie, un voyage d'un jour ou deux à Paris lorsqu'ils y sont attirés par quelque circonstance exceptionnelle, et vous avez tous leurs plaisirs. Pour moi qui ai été, pendant bien des années, témoin de ces laborieuses existences, c'est encore un problème qu'une âme humaine puisse vivre à si peu de frais, si constamment courbée vers la terre, sans un regard tourné vers l'idéal ni vers le ciel. Mais combien cette vie est différente de celle de l'ouvrier parisien, dont, sauf exception, des dépenses superflues ou nuisibles absorbent, peut-être pour un quart ou un tiers, le salaire quotidien.
J'ai dit : sauf exception, et c'est là une réserve qu'il faut toujours faire lorsqu'il s'agit de mœurs parisiennes, car, à Paris, on rencontre également des prodiges d'économie et cela chez ceux qui gagnent le moins. C'est ainsi qu'au 31 décembre 1891 il y avait 282 206 déposants à la caisse d'épargne dont
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Je livret ne dépassait pas 20 francs, sans parler des déposants à la caisse d'épargne postale dont généralement les comptes sont plus faibles encore. Combien d'efforts, combien de sacrifices représentent ces modestes épargnes, il est impossible d'y songer sans émotion et sans respect. Mais, à côté de cela, quel gaspillage dans beaucoup d'existences auxquelles tout conseillerait au contraire la sagesse et la parcimonie! 11 est impossible d'évaluer les milliers, ou plutôt les millions de francs, que les ouvriers parisiens dépensent chaque année en ajustements, en menus plaisirs ou au cabaret. 11 y a lieu cependant de distinguer entre ces différents emplois du salaire, car il en est de plus ou moins respectables.
Passe pour les ajustements. 11 ne faut pas se montrer trop sévère pour les dépenses parfois superflues que l'ouvrier et surtout l'ouvrière parisienne font en effets de toilette. Une certaine recherche dans la mise est souvent l'indice de la dignité personnelle, et c'est un trait à l'honneur de la misère parisienne de ne pas s'accommoder des haillons sous lesquels la misère de Londres s'étale complaisamment. Dans un temps oïl la passion de l'égalité est aussi forte, il n'est pas surprenant que l'ouvrier par sa mise cherche à se rapprocher un peu du bourgeois et que l'ouvrière surtout profite du bon marché fabuleux des objets
de toilette pour relever sa robe d'un ruban de soie, ou pour remplacer son bonnet par un petit chapeau. La légende d'Agnès de Catane assure que sa toilette de nonne était fort recherchée, et, comme son confesseur l'en reprenait, elle répondit naïvement qu'elle ne croyait pas pécher « en aimant à se faire brave ». N'exigeons pas de l'ouvrière parisienne plus de vertu que d'Agnès de Calane, abbesse des Camaldules.
On en peut dire autant de ce que je désignais tout à l'heure sous celte expression un peu vulgaire : les menus plaisirs. Parce qu'un homme n'a rien, n'est-il pas un peu dur de le condamner à se priver de tout, et croit-on que, pour vivre habituellement d'une vie de souffrances, il soit plus aisé de se passer complètement
De ces plaisirs légers qui font aimer la vie.
Il ne faut donc pas trop se scandaliser de ce qu'une certaine part du budget de l'ouvrier parisien passe en diverlissemenls, pourvu que celle part ne soit pas trop forle et que ces diverlissemenls ne soient pas de ceux qui détruisent sa sanlé cl dégradent son âme. Un membre éminent de l'Académie des sciences morales s'est élevé un jour avec éloquence conlre ces fêtes foraines qui, depuis les premiers jours du
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printemps jusqu'à l'entrée de l'automne, attirent hors des murs la population ouvrière. Peut-être n'avait-il pas tout à fait tort. Mais quoi! il faut cependant que ces fêtes répondent à un instinct bien puissant de la nature humaine pour que les plus anciennes datent du moyen âge, comme par exemple la foire du Lendit, qui se tient à Saint-Denis depuis les premiers Capétiens. Tout n'est pas, d'ailleurs, à blâmer dans le sentiment qui pousse l'homme du peuple et sa femme à mettre, le dimanche, leurs ajustements les plus propres et à faire revêtir à leur petit garçon sa veste de première communion, pour aller passer avec lui une journée à la campagne, fût-ce à une fête foraine; c'est une forme de l'instinct de la famille, et si l'on ne veut pas que l'ouvrier travaille le dimanche, il faut bien qu'il passe son temps quelque part. Peut-être, cependant, y a-t-il eu dans ces dernières années un certain abus de fêtes populaires. C'était bien assez de ces antiques fêtes qui avaient du moins pour elles la tradition, telles que la foire aux jambons ou aux pains d'épice, la foire de Neuilly ou la fête des Loges. Je ne suis pas convaincu qu'on ait rendu très grand service à la population parisienne en livrant, pendant des semaines et des semaines, les boulevards extérieurs, l'esplanade des Invalides et même le jardin des Tuileries
à des nuées de bateleurs et de marchands de macarons, sous prétexte tantôt de célébrer l'anniversaire de la prise de la Bastille, tantôt de faire marcher le commerce et l'industrie. Encore si des dompteurs d'animaux ou des artistes de cirque attiraient seuls la curiosité publique! Mais que dire de ces exhibitions de tigures anatomiques ou de phénomènes vivants, dont l'accès est savamment interdit « aux enfants au-dessous de quinze ans »? Les pouvoirs publics qui autorisent ces exhibitions se sont un peu trop relâchés, dans ces dernières années, de leurs devoirs de surveillance, de même qu'en instituant ces fêles si fréquentes, ils induisent véritablement le peuple en tentation de prodigalité.
Parmi les dépenses superflues qui grèvent encore d'un poids plus ou moins lourd le budget de l'ouvrier parisien, il faut compter les dépenses de théâtre. Le goût du théâtre est, en effet, très répandu dans le peuple, et il en est assurément de plus condamnables. A côté du divertissement fort légitime qu'il y vient chercher, c'est une des formes que prend chez lui l'imagination, la curiosité de l'esprit et, pour tout résumer en deux mots, le goût de l'idéal. Pour nous, le théâtre n'est que la représentation plus ou moins exacte, parfois ennoblie, parfois rabaissée de nous-mêmes, du milieu où nous
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vivons, des passions que nous avons ressenties. Pour l'homme du peuple, c'est tout autre chose : c'est la révélation d'un monde inconnu et supérieur dont il devine plutôt qu'il ne connaît l'existence et où il n'a jamais pénétré. C'est l'illusion de vivre, pendant quelques heures, au milieu de grands seigneurs et de grandes dames dont il croit pour de bon que le ton, les mœurs, les élégances lui sont fidèlement représentées. C'est peut-être aussi la satisfaction donnée à ce besoin de justice terrestre qui le tourmente et qui lui fait applaudir avec transport au cinquième acte la punition du traître et le triomphe de la vertu.
Le vieux mélodrame de nos pères, de moins en moins apprécié par nos enfants, conserve toujours, en effet, la prédilection du peuple. Il suffit, pour s'en convaincre , de regarder comment est composée la foule qui remplit les galeries supérieures de nos grands théâtres des boulevards. Si la blouse n'y domine pas, c'est que la blouse, sauf comme vêlement de travail, est rarement portée, mais le bonnet blanc y triomphe, et c'est avec des mouchoirs d'indienne qu'on s'essuie les yeux. Ces théâtres qu'il affectionne ne suffisent cependant pas au peuple de Paris, Il n'est si misérable faubourg qui n'ait le sien : Belleville, Montmartre, Montrouge, les Gobe-
lins. L'opérelte cl la farce ne s'y montrent guère, C'est le drame qui a les préférences du public, et les procédés les plus usés y produisent encore leur effet. C'est à faire envie d'être applaudi de la sorte, et je me demande comment nos grands auteurs dramatiques ne se laissent pas aller à la tentation de faire représenter sur un théâtre populaire quelque œuvre nouvelle, écrite sur une donnée simple et saine. Les applaudissements qu'ils ne manqueraient pas d'y recueillir vaudraient, ce me semble, ceux d'un public plus raffiné, dont il ne leur est guère possible de réveiller le goût blasé qu'en lui servant des mets épicés. Sans doute, il y a quelque chose d'un peu candide à rêver la moralisation du peuple par le mélodrame. Mais, raillerie à part, le drame est assurément un moyen d'action très puissant sur les classes populaires, et ceux qui ont ce moyen à leur disposition peuvent faire facilement, sinon beaucoup de bien, au moins beaucoup de mal.
Ce n'est pas qu'il y ait grand'chose à dire sur la moralité du répertoire qui défraie les théâtres de barrière. Le sens un peu gros des spectateurs ne souffrirait pas une apologie ouverte du vice et n'entendrait rien à un dénouement qui laisserait le jugement de sa conscience en suspens. xMalheurcusement ces pièces sont trop souvent écrites pour donner satis-
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factions à ses plus mauvaises passions politiques ou religieuses. Je me souviens d'avoir entendu applaudir avec frénésie, au théâtre de Montmartre, une pièce dont l'action se passait, si j'ai bonne mémoire, en Flandre et qui représentait un élève des jésuites, livrant ses bienfaiteurs hérétiques à la mort pour obéir à ses anciens maîtres. Mais comme le méchant est toujours puni, du moins au théâtre, ce perfide mourait d'une mort ignominieuse au cinquième acte, de sorte que la morale y trouvait en dernier lieu son compte. A tout prendre, il ne faut donc pas trop déplorer un goût populaire qui provient d'un instinct assez noble, et si le théâtre est pour l'ouvrier parisien une occasion de dépense parfois exagérée, ce n'est cependant pas un lieu où il se démoralise et s'abaisse.
On ne saurait dire la même chose d'autres lieux de plaisir, de création relativement moderne, qui font aux théâtres de barrière une redoutajjle concurrence : je veux parler des cafés-concerts. Au temps que Michelet était professeur au Collège de France, il avait mis ses graves collègues en émoi par certaines leçons sur « les peuples qui chantent et les peuples qui ne chantent pas », où l'on trouvait qu'il avait vraiment dépassé les bornes de la fantaisie. 11 y a néanmoins quelque chose de vrai dans la supério-
rilé que Michelet, alors fort entiché de l'Allemagne, accordait aux peuples qui chantent. Les réunions chorales ou instrumentales, qui réunissent un grand nombre d'exécutants, sont assurément le meilleur emploi que l'homme habituellement courbé sous la dure loi du travail manuel puisse faire de ses heures de loisir. Malheureusement les Français sont au nombre des peuples qui ne chantent pas. Ils se bornent à écouter ceux qui chantent, et quelles chansons, grands dieux! Peut-on même appeler ainsi ces refrains idiots ou grossiers que hurlent d'une voix avinée des chanteuses en maillots malpropres? Gomme elle est oubliée, la vieille chanson française, à la fois sentimentale et grivoise, dont l'inspiration n'était pas bien élevée, mais qui du moins ne salissait pas les oreilles et la mémoire! Et cependant, que même aujourd'hui les auteurs, toujours inconnus, de ces sottises entremêlent à leurs lazzi ordinaires quelque couplet patriotique, ce couplet sera applaudi plus que tous les autres, tant il est vrai que les hommes assemblés ne sauraient mettre toujours en commun leurs sentiments les plus bas!
La mode des cafés-concerts remonte aux dernières années de l'Empire, et leur description a fourni à Louis Veuillot quelques-unes des meilleures pages des Odeurs de Pans. Cette mode s'est singulière-
ment développée depuis quelques années, et, s'il faut tout dire, l'exemple des hautes classes y est bien pour quelque chose. C'est un rôle assez sot de s'ériger en censeur des mœurs de son temps, d'autant que de CCS mœurs on est toujours plus ou moins complice. Mais souvent, en regardant celte foule déguenillée d'hommes et de femmes du peuple que la curiosité groupe alentour des cafés-concerts des Champs-Elysées, je n'ai pu m'empêcher de me demander quel jugement cette foule portait sur les hommes en habit noir et surtout sur les femmes en toilette élégante qu'elle voit défiler sous ses yeux, et si elle ne faisait pas entre ces femmes de condition très différente des confusions bien excusables. Rien n'est tel que ces complaisances et ces promiscuités pour donner aux classes populaires une idée méprisante des classes élevées et pour les encourager en même temps aux divertissements les plus vulgaires. Le jour où l'Alcazar d'été et le café des Ambassadeurs auraient fermé leur porte, faute de clients, je ne crois pas que Ba-ta-clan eût encore de longs jours à vivre. Mais il ne faut cependant pas exagérer le mal que peuvent faire les cafés-concerts. Si trop de jeunes gens et de jeunes tilles du peuple viennent au sortir de l'atelier, sinon même de l'école, y chercher un mauvais passetemps, le nombre de ces établissements n'est, après tout, pas très grand
dans Paris. On en compte vi£igt-huit, y compris ceux où se plaît nne partie de la bonne compagnie, et, si c'est assurément vingt-huit de trop, cependant, répartis sur une aussi grande surface, leur clientèle ne saurait être très nombreuse. Il n'en est pas de même des cabarets. Dans une démocratie pure, la question du cabaret est, au point de vue social et politique, une des plus grades qui puissent être soulevées. C'est la peine de s'y arrêter quelques instants.