‹ Socialisme fascisteChapitre 34 sur 103 · ÉTÉ AE · texte numérisé non relu

ÉTÉ AE

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Beaucoup se réfugient dans l'État, mais cela n’est dangereux que dans la mesure où tous n'y ont pas encore accédé ; ainsi ceux qui y sont déjà profitent d’une inégalité par rapport à ceux qui n'y sont pas encore. Mais quand tous y seront ? Et quand tous sont dans l'État, chacun devient responsable. Mille responsables s’improvisent et s’activent. Le corps social devient sensible à mille points de sa superficie, c'est un corps de mieux en mieux innervé. On nous parle des corporations. Eh bien, si nous allons à l’État par ce chemin, les Russes viennent à la corporation par l’État.

L'homme ne peut penser que par groupes. Ne vous effrayez donc pas d’un État qui déjà s’articule.

Les paysans ? Y aura-t-il encore demain des paysans ? Y aura-t-il éternellement des paysans ? Non. C'est pourquoi le socialisme a raison. Le Kolkoze réussit en Russie, maïs sans doute va-t-il trouver son indépendance relative vis-à-vis de l'État.

Le paysan, en Europe, est de plus en plus réduit, exploité. Il est la proie des trusts comme l’ouvrier et le bourgeois. Trust du blé, trust des engrais, rafle du lait, etc. Il ne peut se sauver qu’en fondant l'usine agricole.

Faut-il sauver l’artisan ? Peut-on le sauver ? Sa part sera réduite comme celle du paysan. Ne vaut-il pas mieux tout abandonner du passé ? Et reporter tout l'effort d'amélioration dans une autre ligue ? Pour revenir à la qualité, ne faut-il pas faire confiance aux mesures

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