‹ Socialisme fascisteChapitre 54 sur 103 · RER · texte numérisé non relu

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trouver des amis — beaucoup plus que des ennemis. Il est bien plus amour que haine. Son cri est un cri d'amour pour une cause, non un cri de négation. Il s’exclame « vive ceci ou cela », non « à bas ceci ou cela ». On n'a jamais chargé en criant « à bas », mais « vive ». La colère, la haine, ne sont que le retournement, le piétinement du premier élan d'amour, dans la fatigue, la souffrance, ou quand l’ombre de la défaite menace. Bientôt il est près de l'ennemi, il se jette en avant pour l'attaquer. Il le joint, il se mesure avec lui. Se mesurer avec quelqu'un : voilà un fait capital. Se connaître en connaissant autrui. Se comparer avec ce qui est à sa mesure ou ne peut la dépasser de beaucoup. Il est blessé, ou tué — ou bien il est indemne. S'il est indemne, le combat fini, il avance ou il recule pour recommencer, jusqu à la défaite ou la mort, ou la blessure griève. Entre deux combats il retrouve tous les travaux qu'il avait connus dès le début, toutes les peines, et d’autres travaux et d’autres peines. Maïs dans le combat et hors du combat, il y a eu aussi des joies. Le mélange des joies et des peines compose en lui et autour de lui une haute excitation, la gloire.

Voilà le schéma de la guerre en général, de la guerre éternelle. Schéma aussi d’une révolution. Or que devient ce schéma dans la guerre moderne, actuelle ?

L'homme « mobilisé » s’avance vers l'ennemi au milieu d’un flot immense d’autres hommes. Flot disparate, lourd, maladroit. Tout de suite il peut s’apercevoir qu’il fait partie d’un troupeau démesuré d'hommes de tout

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