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L'ÉLÈVE. — Comment ? LE PROFESSEUR. — Vous vous payez ma figure.
L'ÉLÈVE. — Je commence à croire que vous vous
payez la mienne.
LE PROFESSEUR. — Il y a une différence évidente entre les Bouches-du-Cattaro et les Bouches-du-Rhône. Les Bouches-du-Rhône, c’est près du noyau.
L'ÉLÈVE. — Où ça commence et où ça finit, le noyau ?
LE PROFESSEUR. — Justement, il faut que ça finisse quelque part.
L'ÉLÈVE. — Ah, je m'en souviens, vous nous avez parlé un jour des limites naturelles.
LE PROFESSEUR. — Justement.
L'ÉLÈVE. — Alors, en Allemagne, le principe c’est
le sang, le sang dans la langue ; en France, les limites naturelles.
LE PROFESSEUR. — Euh, oui...
L'ÉLÈVE. — Quelles sont les limites naturelles de la France ?
LE PROFESSEUR. — La France a atteint ses limites naturelles.
L'ÉLÈVE. — Alors les limites naturelles de la France,
ce Sont ses limites. actuelles. Et ses limites actuelles, ce sont ses limites naturelles. Évidemment.
LE PROFESSEUR. — (Vaquement gêné.)
L'ÉLÈVE. — Mais voyons. La France est divisée en bassins : bassin de la Seine, de la Loire, etc... Ces bassins ont eux, en effet, des limites naturelles. Or la France a d’abord été l'Ile-de-France, le bassin de la Seine. Ça vous
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