XXIV INTRODUCTION
forts du dix -huitième siècle fiiiissaut: les Rapports du physique et du moi^al de Vhomme, de Cabanis, qui agrandissent et complètent la psychologie de Gondillac en la rattachant à la physiologie, à peu près aussi bien que pourrait le faireun ouvrage de notre temps, QiV Idéologie de Destiitt de Tracy, qui ordonne et systématise, non sans originalité, les doctrines du même philosophe et leur donne toute la valeur dont elles sont susceptibles,
Si, en effet, Tracy a eu le tort de subordonner l'idéologie à l'histoire naturelle et de la regarder r-omme une simple branche de la zoologie, il l'a pourtant conçue d'une manière assez large et assez élevé.'. Au lieu d'en faire une science minutieusement occupée à analyser quelques phénomènes intellectuels obscurs, il en a fait une étude qui comprend dans ses cadres la philosophie de l'esprit humain, sous le nom d'idéologie proprement dite; la philosophie du langage, sous le nom de grammaire générale ; et, avec cela, la logique, l'économie poli^ tique, la morale, la législation, la philosophie des sciences, et qui ne laisse en dehors de ses spéculations que ce qu'on appelle aujourd'hui les questions d'origines et de lins. L'idéologie ainsi constituée, il l)ropose de la substituer, comme pliilosophie première, à l'ancienne métaphysique : il se montre positiviste avant la naissance du positivisme.