LA QUESTION DE LA VOIX
UN EPTOHT A P Al HE
Si L'éducation était ce qu'elle doit être, un réel apprentissage de la yie, ou cultiverail dès î'école la voix de l 1 enfant, autant que ses autres aptitudes physiques, intellectuelles et morales. Après Técole, dans beaucoup de carrières, la voix sera Riuslrument de travail, Toutil profession ne R
La question de la voix est donc une c] tient ion de cul Lire physiologique et de protection socinle.
Ni à Récole, ni dans la carrière, la voix idesl cultivée et protégée ; et cela se mon Ire surtout, dans les écoles nationales ou fou prépare la jeunesse a des carrières particulièrement vocales ; Renseignement public, le barreau, le théâtre.
Les jeunes gens, gardons ni filles, qui se préparant, dans les écoles normales, a Renseignement public,
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auront, après trois années d"apprentissage professionnel et dès leur entrée en fonctions, h fournir souvent vingtcinq ou trente lieu res de travail vocal par semaine* À aucun moment de leur apprentissage, leur instrument de travail n'a etc contrôlé, reclîlié, formé, trempé* Il en résulte, au début même de la carrière* des invalidations, nombreuses chaque année, des laryngites professionnelles, trop souvent tuberculeuses, des santés ruinées, des carrières perdues, un personnel décimé, des charges considérables pour le budget et des lacunes souvent sensibles dans la continuité de renseignement reçu par les enfants.
Pour le Professorat
J'ai examiné, dans les écoles normales de la Seine, un grand nombre de jeunes gens actuellement professeurs ; 60 0/0 n'avaient pas naturellement la voix professionnelle, celle qui ne fatigue ni le maître ni Télève et qui assure à l'enseignement oral la première de ses qualités, Voralité elle-même. Quand le futur professeur ne sait pas prendre la voix professionnelle. Utile et solide, et quand on ne lui en enseigne pas l'exercice, il est voué à la laryngite profession celle et souvent à pis encore.
J Y autre part, si on examine lès enfants au point de vue do Incapacité auditive scolaire, on trouve une insu Hisauce au moins aussi grande. De cinq h quinze ans, plus de 00 0 0 des enfants n’entendent qu’en fai -
saut g (Tort ; ils se Ca liguent doue à comprendre et à entendre. Or, l'effort pour entendre, comme l'effort pour voir, est un effort a la fois nerveux et musculaire, bien plus pénible que lesimpleelTort pour comprendre ; TenianL se lasse vile de celle double tension, intellectuelle et sensorielle; il suit mal et l'effort inutile lui nuit bientôt plus que l P effort utile ne le sert. L'enfant qui se fatigue en classe n’est pas seulement un enfant qui n’apprend plus, c'est un enfant qui apprend à ne pas apprendre ; il s'émousse, se tasse, se ferme a renseignement. Le temps de classé est beaucoup trop long pour l'immense majorité des enfants ; un adulte ne supporterait pas celte tension qu'on impose aces petits êtres déjà en travail de croissance.
Travail vocal de milliers de maîtres, Iravail auditif et intellectuel do millions d'enfants, tout cela demande une protection efficace et puissamment organisée.
Pour le barreau, il en est de même. Ou et quand l’avocat appprend-il à parler, à se former une voix résistante et active ?
Il y a des écoles nationales où l'on cultive la voix; mais de quelle façon ! Ce sont les Conservatoires. Un peut être üti excellent professeur de chant sans savoir un mol de physiologie vocale ; mais qu’on la sache ou qu’on l’ignore, comme on ne peut impunément s'en écarter, ne vaudrait-il pas mieux pour cela la connaître ?
Le premier venu, sans diplôme, sans, éludes, sans responsabilité, peut s’improviser professeur de chant