‹ Socialistes anglaisChapitre 32 sur 36 · V. London's Water tribute · texte numérisé non relu

V. London's Water tribute

Le service des eaux, à Londres, ne coûte pas £ 800.000 par anaux compagnies qui l'exploitent; ces compagnies, cependant, font payer chaque année par les habitants de Londres plus de £ 1.700.000 pour une eau qui est souvent de qualité douteuse. Le capital déboursé par les compagnies a été de £ 14.000.000; actuellement il est côté £ 33. 000. 000.

Il faudrait, disent les Fabiens, que le Conseil de comté entreprît lui-même la fourniture de l'eau. Comme les compagnies n'ont pas de monopole légal, le Conseil devrait construire les établissements nécessaires pour aller chercher l'eau dans un lac et racheter les anciennes installations au prix payé originairement par les compagnies ; en effet, le Gouvernement, s'il donnait au Conseil les pouvoirs nécessaires, ne pourrait tenir compte de la côte énorme que les actions des compagnies ont aujourd'hui en bourse (en 1872, les part de £ 100 étaient évaluées par leurs propriétaires à £ 140; actuellement elles sont cotées à £ 227).

VL The municipalisation of the London Docks.

Tout le monde a entendu parler du casiial labourer des docks de Londres : c'est l'ouvrier

d'aventure à qui on donne du travail aujourd'hui à cause de sa bonne mine, de ses bras bien musclés, et qui demain ne trouvera pas d'ouvrage, quelque modiques que soient ses exigences.

Les docks de Londres sont actuellement exploités par quatre puissantes compagnies : c'est pour ne pas mettre en danger leur capital réuni de £ 20.000.000 que (( leurs directeurs refusent de faire droit à aucune requête ou d'écouter aucune suggestion qui tendrait à diminuer les maux causés par le mode d'emploi auquel ils soumettent actuellement les dockers. Ce qu'il y a, en eflet, de plus déplorable dans cette organisation ce n'est pas tant l'exiguité des salaires que l'irrégularité du travail. »

La statistique du Mansion House Relief Coinmittee (1886) fait les constatations suivantes : le nombre total de casual laboiirers, dans les docks de Londres, est d'environ vingt mille; sur ce nombre, sept à huit mille ouvriers n'ont pas d'ouvrage d'une façon régulière : « tout cela, ajoute la brochure Fabienne, pour assurer aux actionnaires des bénéfices un peu plus élevés. Faire de l'ouvrier des docks un travailleur permanent, un ouvrier aussi régulier qu'un employé des tramways, coûterait, en eft'et, un peu plus d'argent et de peine que le régime anarchique que nous avons à présent. »

Le tract propose l'institution d'un Dock a7id River Trust ou d'un comité choisi dans le Conseil

du comté de Londres, qui aurait le pouvoir de racheter tous leurs droits aux concessionnaires actuels, de diriger les travaux à effectuer sur la Tamise et dans les docks, et enfin de lever des impôts pour couvrir toutes les dépenses nécessaires (i).

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