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VII. The scandai of London's Markets

Les marchés de la métropole sont actuellement la propriété de quelques particuliers fort riches, parmi lesquels le duc de Bedford et sir Julian Goldsmid (qui possèdent chacun tout un marché), ou bien appartiennent à des compagnies privées. D'énormes bénéfices sont réalisés par les con-

(i) M. Tom Mann présenta à la Royal Commission on Labour un système de réorganisation des docks de Londres, qui fut l'objet d'une vive controverse et peut se résumer ainsi :

lo Le gouvernement ferait une enquête publique sur l'administration actuelle du port de Londres et sur les relations qui existent entre ce port et ses concurrents de l'intérieur et de l'étranger.

2° Le Conseil du comté de Londres, se basant sur les résultats de cette enquête, demanderait au Parlement les pouvoirs nécessaires pour racheter les docks et pour emprunter des fonds suffisants.

3° Le Conseil du comté de Londres, une fois propriétaire des docks, mettrait à exécution un plan colossal, dont M. Mann luimême a fait les projets et qu'un ingénieur de renom a approuvé et estimé à un coût de £ 6.684.000, sans y comprendre le prix du terrain. Ce vaste travail, qui consisterait à relier tous les docks entre eux, aurait pour résultat de faciliter énormément les transports et la distribution de l'ouvrage et permettrait d'employer sept mille hommes de moins que le nombre d'ouvriers requis actuellement.

40 Le Conseil ferait enregistrer les employés des docks et donnerait à tous les hommes inscrits sur ses registres un emploi permanent et le monopole complet du travail (Cf. T. S. Spyers, The Labour Question),

cessionnaires, qui jouissent d'un monopole légal.

Quelques libre-échangistes enthousiastes voudraient supprimer tous les marchés et laisser à chacun la liberté de faire ses transactions où et quand il le juge bon.

Cette solution est rejetée par les socialistes : ils reconnaissent la nécessité des marchés et la légimité des droits à percevoir par ceux qui les exploitent; mais, disent-ils, à ces droits correspondent de nombreuses charges (éclairage, entretien, approvisionnement d'eau, etc.), et ces charges ne peuvent être remplies convenablement que par les autorités publiques, parce qu'elles consistent en mesures d'ordre exclusivement collectif : c'est donc aux corps constitués qu'il convient d'attribuer la possession et l'administration des marchés.

La Fabian Society se rallie à la résolution de la Royal Conimissiojt on Markets, qui propose de remettre le contrôle des marchés à une autorité locale élue ne pouvant aliéner son droit et dont le fonctionnement serait sous la surveillance immédiate du Local Government Board.

Pour Londres, elle demande l'institution d'une commission centrale des marchés, chargée du contrôle de ceux-ci et ayant mission d'en ériger de nouveaux partout où le besoin s'en ferait sentir. On ne percevrait plus de droits sur les choses vendues ; il y aurait seulement à payer une taxe suffisante pour couvrir les frais du marché. Naturellement, cette commission centrale des

marchés serait choisie dans le London County Council.

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