PS
La loi assignait aux villages de plus de 40 sion de terrain cultivable el productif ég Aux bourgs de plus fonds lég
0 habitants une extensale au fonds légal.
de 2,000 habitants, elle acCordait, outre le al, un territoire en terres de labour et pâturages suffisant pour les besoins, et dont les limites devaient être fixées chaque !ois par un décret spécial,
Les villages moins peuplés que les précédents pouvaient se SIOUPET pour réclamer le bénéfice de la loi, ct] était teñu de les en se groupant,
€ gouvernement indemniser pour les Lérrains qu'ils abandonnaient Mais les grands Propriétaires du Mexique refusèrent de l'empereur dans cette réforme vitale. Is se récrièrent, dirent qu’on attentait à la propriété et à la base de l'ordre social. En vain le souverain s’efforca de leur montrer que si l’on n'arrivait pas à là division succcssive qu sol, 1 serait de ronger le Pays et d'amener ICS engagea à vendre aux Indiens ] point: ils restèrent sourds à toutes I L'Empereur Maximilien paya de sa vie sa généreuse tent: live ; et le pays continue à être désolé par d pullulent dans toutes tes provinces et priétaires.
seconder ef p'éten-
à plaie des guérillis ne cese
leur propre ruine ; En vain il es {erres qu’ils ne cuitivaient :S Cxhortations.
es bandes à main armée, qui lançonnent les grands pro-
Avant de terminer, il est utile que nous jetions un coup d'œil sur la situation des Indiens aux États-Unis. Là aussi, au li
eu de ies in tercaler entre les
émigrants, on leur à pris, de eg:
leurs terres pour les refouler à l'ouest. Qu'en e Ment suivant va nous l’apprendre.
é ou de force, St-il résuüité ? Le docu-
Le général Pope, Commandant la frontière du Nord-Ouest,
au ministre de la guerre des Etats-Unis.
Milwaukee, le G février 1864.
« Le système politique que à
HOUS AVORS Suivi jusqu'à présent avec les Indiens parait avoir été le résultat d’expédients temporaires et non émaner d'un plan bien réfléchi.
« Dès que la marche de l'émigration commerça à envahir les terres des Indiens nomades, on fit avec eux des traités par lesquels ils cédaient une large partie de leur territoire, sous la réserve d’un échange plus à l'ouest. En dédommagement, on leur accordait une subvention pécuniaire annuelle, et on leur fournissait aussi, annuellement, des marchandises, des armes, des munitions. Un agent du gouvernement était accrédité près d’eux pour ces fournitures.
« Cet argent, ces effets donnés, attir.ccn° bientôt tous les joueurs, marchands d’eau-de-vie, brocanteurs et autres individus de la plus vile immoralité, sur la frontière. L'Indien, entrant forcément en rapport avec eux par les échanges, devint bientôt, comme eux, un ivrogtie, un joueur, un vagabond ; et il fut volé, trompé, pillé par tous ces aventuriers. Les terres qu’on lui avait réservées acquirent rapidement une plus-value notable, par suite du développement des cultures des émigrants tout autour. Des spéculateurs en terrains assiégèrent le congrès au moyen d’influences de toutes sortes, pour obtenir un nouveau traité avec les Indiens et leur transfert plus à l’ouest encore. Ces déplacements se succédèrent à de courts intervalles; les Indiens, ainsi refoulés, diminuèrent rapidement, car les vices qu'on leur avait inculqués avaient tué leur
virillé : on ne pouvait même plus espérer de les convertir aux lumières de l'Évangile.
« Par ce système de « réservations, » nous avons transplanté graduellement les Indiens à l'ouest; nous les avons acculés du nord au sud, contre la chaîne des monta gnes rocheuses, et finalement créé ainsi une barrière de plus en plus forte contre l'émigration et le transit. Les émigrants qui se rendent vers l'Océan Pacifique sont obligés de s'ouvrir un passage à travers cette barrière; il en résulte des difficultés, des vols, des violences, qui amènent fréquemment des massacres, soit de blancs, soit d’Indiens. Si les blancs ont eu le dessous, on demande immédiatement des troupes; et alors commence contre les Indiens une guerre que les
spéculateurs et fournisseurs intéressés à la faire durer rendent trèsdifficile à bien mener, à cause de leurs agissements sur la presse.
€ Il faut le reconnaître : sous le point de vue économique comme Sous le point de vue humain, la politique que nous avons suivie à l'égard des Indiens a été un déplorable échec.
de
hr
mo
« Loin d'avoir Contribué à les Civiliser, notre Système les à dégradés. L'Indien à perdu les belles et mâles vertus qu’il possédait à l'état Sauvage, pour tomber dans livrognerie, la paresse, le jeu et d'autres vices plus abjects encore. La mortalité, qui à sévi par Suite sur sa race, fait prévoir qu'elle sera Exterminée dans une période prodigieusement Courte. Notre politique n’a pas été humaine, J'ai passé dix ans de ma vie Str la frontière, et ce que je ranporte ici est le résultat de mes propres observations. Elles
sont d’ailleurs Communes à tout officier de notre armée qui a servi dans l’ouest.
Je propose donc de retirer leur fournir de l'argent blancs, de les e
aux Indiens leurs armes, de cesser de afin de ne plus les EXposer à la cupidité des aDlonner dans des villages en leur fournissant des instruments de labour. Au lieu de les refouler à l'ouest, il faut les amener à l’est, ct les intéresser dans l'intérieur des terr peuplés, afin que l'exemple d’hon leur civilisation. »
itoires nêtes agriculteurs Contribue à
Ine faut pas croire d’ailleurs que les Indiens des États-Unis se Soient loujours laissé dépouiller aussi bénévolement de leurs terres. Dans la Floride, vers 1832, onfit signer aux chefs des Séminoles, tribu peu nombreuse mais guerrière, un acte par lequel ils s’en- Sagaient à céder leur territoire et à passer sur la rive droite du Mississipi. La tribu refusa de ratificr cet ensagement pris sans son consentement. Le gouvernement des États-Unis Ja MENAÇA, mais en vain ; il voulut alors recourir à l'emploi de Ja force’.
La guerre des Séminoles commença, en 1835, par le m cent-dix Américains, le 28 décembre, Elle qura 20 millions de dollars, C'est-à-dire Les Séminoles aYant bloqué le
assacre de Sept ans et coûta plus de 100 millions de francs. généra! Gaines, celui-ci dut conclure un traité avec eux, trité qui leur laissait leur territoire. Le gou- Vérnement de Washington refusa de le ratifier, Au général Gaines SuCCédèrent dans le Commandement Scott, Josup, Taylor, Armist&ad, Worth. Enfin, en 18492, il fallut se résigner à confirmer aux Indiens la possession de la plus grande partie de leurs terres.
il ressort de tout ce qui précè relativement à l'Algérie, Là aussi, d
de un enseignement pour nous EUX Systèmes se sont trouvés en
présence. L'un vouliit conserver aux Arabes presque exclusivement la possession du sol, et les isoler des émigrints. C'eûl cté uneiaute, Car Comment les Arabes cussent-ils pu, ainsi isolés, apprendre à perfectionner leurs méthodes de culture et les arts mécaniques ? Vivant entre eux, leur fanatisme religieux cût redou- 0 blé d'intensité, et on sait qu'il les porte à des révoltes perpé- 1 tuelles. Enfin, il n’y a pas de colanisation durable si on ne donne pas aux émigrants une bonne part du sol, et si on ne les inte pas entre les indigènes.
rcale
Un autre système, non moins faux et dangereux, a été formulé du côté opposé. On vise à dépouiller de force les Arabes de leurs terres, sous prétexte qu'ils sont une race inférieure, et on veutles refouler. Ce serait prétendre fonder une domination durable sur la haine et la spoliation, et pousser les indigènes à profiter de la première complication européenne, dans laquelle entrerait la France, pour entreprenire contre les colons une guerre d'extermisation, puisqu’on les menace à n'être plus que des prolctaires.
La vérité est entre ces deux systèmes extrêmes : les colons doivênt être libres d'acquérir par Voie d'achat ; les Arabes, libres de posséder ou de vendre, Ils seront réunis par des intérêts réciproques ; et la liberté d'association entre eux, la liberté de tr:
ansactions contribueront puissamment à diminuer {eurs préjugés opposés.
(Applaudissements.)
M. le Président se fait l'interprète des remerciments de l'auditoire, et provoque la discussion.
M. Rameau. — Une étude : antérieure des fuits dont nous venons
d'être entretenus m'enha:dit à présenter quelques observations sar le rapport si plein d'autorité de M. le Commandant Pierron. Je ne Saurais dire d’abord avec quel plaisir j'ai entendu cette savante étude et quelle satisfaction intérieure m'a causée le jugement qu'elle porte sur les vrais caractères de la d Mination des rois d'Espagne en Amérique. Je ne me separe que dans le
S Conclusions. M. le Commandant pe
L€ que pour civiliser un peuple asservi par une nation plus éclairée que lui, le meilleur
plan consiste à le 4 fondre parmi les vainqueurs
se Gi
Avant de soutenir ma critique, j'expose quelques aperçus généraux sur le sujet qui nous réunit. En général, deux Systèmes s'offrent au peuple qui s'empare d'une terre nouvelle : Ja transplantation de la race COnquérante ou Ja transformation de Ja race Conquise, C'est ainsi que les Français et les Anglais ont (oujours pr voie de transplantation. Non qu'ils voulussent la vaincu, ils voulaient un Sol libre. A l'égard des Ind gnols ont adopté un système mixte : Ja Conversion. Ce fut le but Principal des rois d'Espagne. Mais ils Curent le tort d le début une poignée de COnquérants s’installe
la conquête, ceux-ci allirèrenb à leur suite tous ] tentait l'appât des ric
hesses métalliques, et le plan de transforma= tion avorta. En vain des règlements traversèrent lim tion pour le Mexique : il vint toute SéMCnt, les hommes dont elle Se COMPOSait étaient loin de ressembler à ceux des émigrés de France et d'Angleterre, qui peuplèrent l'Amérique du Nord. Autant il y avait de vertu, de noblesse et de généreuse ardeur chez les familles Catholiques et Puritaines qui vinrent fonder un établissement au Canada ou dans le nord des États-Unis, autant il y eut de bassesse et de brutalité vicicuse dans les Espagnols qui colonisèrent le Mexique et l'Amérique du Nord. Ce fut le sujet d’une lutie incessante entre l'autorité métropolitaine, qui voulait défendre les Indiens contre Ja Corruption et Ja perséeution, et les colons qui ne voyaient en CUX que des instruments de servitude et de gain.
J'esquisse rapidement loire de la col nisation espasnole au Mexique,
Quand le SOUVCrNCH.ENT permit aux Conquérants d la nouvelle PO:session, il établit un double les repartimientos qui ébient l'attribution de familles ou de têtes d'hommes, vassalité encomiendas
océdé par destruction du iens, les Espa-
e laisser dès l'en maitres dans es aventuriers que
Migra- (NE population. Malheureu-
les phases diverses qu'a présentées l'his-
€ S'élablir dans mode de répartition :
d'un certain nombre Personnelle ; et lus
» AUribution d'un certain territoire avec la Population, assalité réelle et terrienne.
Le régime de léodalité, alors en vigueur en E
sUTOpe, fut ainsi
transporté au Mexique et irOU Va,
préparé par la coutume indigène.
sés en nobles et non no
pour s’y développer, un terrain Les hommes S y {rouvaient divi-
en quatre
— classes. D'abord, les tenanciers des seigne groupées dans des communautés territor analogues à certaines Communautés terri au moyen âge. Les terres qui en dépendaient appartenaient aux membres de ces familles. Un de leurs chefs mourant, sa part de terre passait aux Copropriétaires du calpulli, avec charge pour eux de former un établissement pour les ent
ants du défunt.
Venait une troisième classe, composée des marchands et des arti-
sans des villes ; enfin, les serfs vivant dans les terres scigneuriales attachés à la glèbe. Les capitaines espagnols trouvèrent cette Situation favorable à leur avidité.
et se substituèrent aux seigneurs mexicains. L'intention formelle du gouvernement espagnol, en leur distribuant les fiefs (encomiendas) était d'en faire les éducateurs du peuple conquis, mais la brutalité qu’ils mirent dans leur domination prevoqua la censure et l'intervention de la métropole, C’est alors que le clergé catholique apparaît au Mexique. fl y fit une entrée dont Prescott nous a laissé un admirable tableau. jjouze Cordeliers s’avancent, nu-pieds, têtes rasées, blêmes et couverts de haillons, et devant eux les conquistadores les seigneurs, vêtus d’or, entourés de tout l'appareil de la puissance ; ces maitres, qui se font adorer comme des dieux, s’agenouillent le front dans la poussière et demandent leur bénédietion. L'effet en fut prodigieux sur les Mexicains, et dès le premier jour acquit au clergé un souverain crédit. Il en usa pour travailler dans les voies où voulait agir la couronne d'Espagne : il lutta avec les Conquistadores. Il est lnpossible de dire les incomparables vertus que cette lutte Suscila et les grandes figures qui s'y sont révélées. Nous ne connaissons guère que Las Casas. Il en est d’autres cependant près desquels il pâlit : tels que Martin de Valence, Torribio-Montolino, Pierre de Gand, Sahagun un Aztéque qui se fit moine, etc, etc, l’un d’entre eux l’évêque de Mexico, don Zumarraga, écrivait à Charles-Quint au Sujet d’un édit funeste aux Indiens: « S'il est vrai que Votre Majesté ait rendu un tel édit, qu’elle s'apprête à faire pénitence, car c’est un des plus grands crimes qu’elle ait pu commettre.
qu'était alors un pauvre évêque comp sent Ce qu'il fallait de hauteur d’
urs, puis des familles iales appelées calpulli, toriales de notre France
» Si l'on songe à ce aré à Charles-Quint, on âme pour oser renverser ainsi les
Ils s’emparèrent des seigneuries -
rôles. Le clergé essaya de seconder ceux des con répondaient aux vues de l'É
ment. Mais ces elforts furent stériles. Les
que piler, et se souciaient peu du rôle d'éducateurs, — Alors s'ouvre la seconde période, celle des missions. Les curés demandent au loi d'Espagne l'autorisation de réunir les Indiens sur des terres où les conquistadores n'ont pas pénétré. Le roi consent. Les Indiens
Sont isolés des vainqueurs, et des missionnaires S'établissent an milieu d'eux. C’est le plus sérieux effort qui se soit produit dans l'œuvre de transformation des Indiens. Encore l'entreprise n’eutelle que des résultats défectueux : les Indiens étaient encore trop
| près des Espagnols. Malgré la prudence des padres, ils se déta-
! | 1 Chaient souvent de la commnnauté et S'allaient perdre dans la corruption des vainqueurs. C'est le Signal d’un troisième mode de ( | | Colonisation. Le clergé organise des Missions d’un Caractère nou- | veau. Les pères jésuites, voyant l'insuffisance du plan suivi par les
| à premiers missionnaires, entraînent les Indiens loin du contact des
> À Européens. C'est l'époque des célèbre
Quistadores qui glise, Fernand Cortez particulière.
seigneurs ne VOulaient