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les eût créées lui-même et en fût l’unique actionnaire, soit qu’il eût simplement pris une participation dans des sociétés déjà établies ou qui se constituaient (6); et c’est pour gérer l’ensemble de ces participations que le Reich créa la Viag.
En Angleterre,
L'Anglo-Persian (Anglo-Persian Oil Company, Ltd), au capital autorisé de 26.500.000 livres sterling.
Comme la V. I. A. G. allemande, cette très puissante Société — qui est une holding d’affaires pétrolières — est une Société d'économie mixte. Le Gouvernement britannique possède plus de 50 % de son capital, et le Ministre des Finances désigne d’office deux Administrateurs de la Société, l’un de ces deux Administrateurs étant le représentant direct de l’Amirauté Britannique. Ces Administrateurs ont un droit de veto sur toutes les décisions du Conseil de la Société ou de ceux de ses filiales, sans pourtant que ce droit implique une ingérence quelconque dans les opérations ordinaires de l’entreprise. Le veto s’exerce notamment dans les questions de politique générale de la Société : modifications aux statuts, cession éventuelle de l'affaire, création de nouvelles exploitations, et autres opérations pouvant avoir une répercussion quelconque sur l'exécution des contrats passés entre la Société et l'Amirauté britannique.
(6) Voir Allix. Traité élémentaire de science des Finances. Rousseau, Paris, 1931, p. 444.
Voir aussi, dans la « Revue d'Economie Politique », de juilletaoût 1931, un article de M. Henry Laufenburger sur l’Economieallemande.
Au Canada,
L’International Holding (International Holding and Investment Company Ltd).
Cette Société fut fondée en mai 1922, au capital de 50.000 £. |
Anglaise à son origine, elle fut, quelques années plus tard, transformée en Société canadienne (pour des raisons d'ordre surtout fiscal) par le trop fameux financier belge Loewenstein, avec le concours de la « Société Générale de Belgique » et de la « Mutuelle Solvay »..
Son capital est divisé en 5 millions d’actions sans valeur nominale. |
L’International Holding détient le contrôle de divérses entreprises d'électricité, de produits chimiques, de chemins de fer et de soie artificielle, et notamment d’une holding française, la F. L $S. A. (Société financière internationale de la soie artificielle), au capital de 230 millions de francs, elle-même détentrice de 80 % des titres d’un « Omnium » canadien de valeurs d'électricité et de soie artificielle, la « F. I. S. A. Investment Company Ltd ».
En Belgique,
La S20:2F)1. NA >> (Société financière de transports et d'entreprises industrielles), au capital de 200 - millions de francs.
Le portefeuille de cette magnifique holding est composé d’excellentes valeurs belges, françaises, canadiennes et autres, de production et de distribution d’électricité, ainsi que d’éclairage et de traction électriques.
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Pour donner une idée de son importance, disons seulement que le bilan de la S. O.F.I. N. A. se chiffrait, au 31 décembre 1930, par plus de 2.800 millions de francs, et qu’elle a réalisé, pour l’année 1930, un bénéfice net de 155 millions (bis).
En France :
L'Union Européenne Industrielle et Financière, fondée en 1920, au capital de 75 millions, par les Etablissements Schneider (Le Creusot) et la Banque de PUnion Parisienne. Elle détient le contrôle d’importantes sociétés métallurgiques et bancaires de Bohème, d'Autriche et de Hongrie. Son capital actuel est de 190 millions. Elle a réalisé pour l’exercice 1930 un . bénéfice net de 29.580.000 francs.
La Société Centrale de Dynamite, fondée en 1887 au capital de 16 millions de francs. Elle est actuellement au capital de 15.400.000 francs et a réalisé, pour l'exercice 1930-31, un bénéfice net de 3.472.040 francs.
Elle contrôle la plupart des fabriques françaises de dynamite, explosifs et matières plastiques (Société Nobel française, Dynamite Nobel, Société générale d’explosifs « cheddites », Société française « Duco », Société la Dynamite centrale, etc.). En outre, elle entretient des relations suivies avec les groupes similres étrangers (« Nobel Industries », en Angleterre; « Du Pont de Nemours », aux Etats-Unis ; Fabrique Tchécoslovaque d’Explosifs, etc.). |
(6 bis) On trouvera, dans Pl « Information » des 12, 13 et 14 août 1931, une étude précise et détaillée sur la S.O.F.I.N.A.
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En Suède :
La « Aktiebolaget Kreuger and Toll » (Société anonyme Kreuger et Toll), au capital de 76 millions de couronnes (chiffre auquel il y a lieu d’ajouter 139 millions 166.660 couronnes en obligations participantes, qui sont une sorte d’actions privilégiées) (°).
Cette entreprise, de caractère mondial, avait des participations permanentes dans de très nombreuses sociétés industrielles, tant en Suède qu’à l'étranger, en Amérique notamment. Elle avait su obtenir, par l’entremise de sa filiale la plus importante, la « Svenska Tandsticks Aktiebolaget >» (Compagnie Suédoise des Allumettes) au capital de 360 millions de couronnes, et de la filiale de celle-ci, la « International Match Corporation » (Compagnie Internationale des Allumettes) au capital autorisé de 87.500.000 dollars, le monopole ou le quasi-monopole de la fabrication des allumettes dans de nombreux pays. En outre, elle jouait le rôle d’une grande banque internationale, capable de consentir des prêts importants aux Etats plus ou moins besogneux qui avaient recours à elle (8) : la Yougo-Slavie, la Pologne, l'Allemagne, la France même de 1926, à qui furent prêtés, au moment de la stabilisation du franc, 75 millions de dollars, (remboursés par anticipation dès le mois d'avril 1930).
La disparition tragique de son principal animateur, M. Ivar Kreuger, en mars 1932, est malheureusement
(7) La Société Kreuger et Toll a réalisé pour. l’exercice 1931 un bénéfice net (avant paiement des intérêts aux obligations participantes) qui, converti en francs français, représentait 600 millions.
(8) 8 milliards de francs ont été ainsi prêtés à 17 gouvernements étrangers.
AAA venue jeter un trouble profond dans toutes les affaires du groupe Kreuger and Toll, et, par répercussion, dans maintes entreprises industrielles ou bancaires de Suède et d'Amérique (?).
En Suisse, enfin (19) :
L’ « International Gesellschaft für Chemische Unternehmungen >» (Société internationale pour les entreprises chimiques), fondée à Bâle, le 25 juin 1928, sous les auspices de VI. G. (Trust allemand des Matières colorantes) que nous avons déjà cité.
Cette holding, la plus importante de Suisse — elle est au capital de 290 millions de francs (soit près de 1 milliard et demi de francs français) — entretient des relations suivies avec les autres filiales étrangèeres de l’I. G., et notamment avec une holding américaine de même nature qu’elle, dénommée « American I. G. Chemical Corporation », fondée le 26 avril 1929 au capital, énorme lui aussi, de 30 millions de dollars.
Elle a donné, pour l’exercice 1930, un dividende de 12 %.
(9) Voir notamment, à ce sujet, l « Information » du 15 mars
(10) Pour l'Italie, on consultera avec profit l’ouvrage de Francesco Vito intitulé « I Sindicati industriali » (Milan, 1930) dont M. François Perroux a donné une analyse critique dans la « Revue d'Economie Politique », sous le titre : « La notion de groupe industriel » (année 1931, pp. 1377 sqq.).