‹ Sociétés de Placement et Sociétés de ContrôleChapitre 19 sur 80 · MERCURE · texte numérisé non relu

MERCURE

Nous ne nous dissimulons pas ce que la classification ci-dessus a d’arbitraire et de théorique. La plupart du temps, en effet, une même Société de titres participe en fait de deux ou plusieurs types parmi ceux que nous avons cherché à isoler. En particulier, nous avons vu que l’Investment Trust est trop souvent, en pratique, en même temps qu’une Société de placement pure, une Société de spéculation ; il dégénère parfois aussi en Société de financement, voire en Société de contrôle. La holding, de son côté, est fréquemment une Société de financement et de lancement aussi bien que de contrôle. De même, les Banques d’affaires spécialisées — comme, par exemple, la « Banque pour entreprises électriques », de Zürich — et les Sociétés de placement spécialisées — comme l'Unifrabel, déjà citée — ressemblent aux Holdings au point d’être généralement confondues avec elles ; beaucoup d’Omniums, enfin, sont des Sociétés « mixtes », c'est-à-dire qu’à côté de leur portefeuille, dont la gestion constitue leur activité principale, ils possèdent une exploitation industrielle proprement dite (); ou bien, s’ils se confinent rigoureusement dans la gestion de leur portefeuille, ils acquièrent peu à peu, en se développant, les caractères de la Société de placement, et surtout de la Société de contrôle.

(24) C’est le cas, par exemple, de l’Omnium Lyonnais déjà cité, qui est, en même temps qu’un omnium de titres de chemins de fer sur routes et tramways, une entreprise de travaux publics et spécialement d’établissement et d'équipement de voies ferrées.

Voir aussi la « Société Financière d’Exploitations industrielles (Finindus) », au capital de 35 millions (La Vie Financière, du 30 octobre 1931).

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