partie de Conseils d'administration ou de Comités de
surveillance ou s’y faire représenter. Elle s’interdit
toute majorité d'entreprises.
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Voici, enfin, l'Union Internationale de placements,
à Luxembourg, dont les statuts sont ainsi rédigés en
ce qui concerne les « Placements de la Société (Titre IX, art. 33) » :
« Dans ses décisions concernant les placements de la Société, le Conseil d’administration restera soumis aux règles expresses ci-après énoncées :
« a) La Société ne placera pas plus de 20 % de ses ressources totales dans un même pays...
« Cette limitation de 20 % ne s'applique pas aux Etats-Unis d'Amérique.
« b) La Société ne placera pas plus de 4 % de ses ressources totales. dans les titres d’une même collectivité publique ou privée.
« Le Conseil d'administration pourra excepter de cette limitation les fonds des Etats désignés par lui. « c) La Société ne pourra pas posséder plus de 2 % du montant d’une même émission.
« d) La Société ne placera en valeurs à revenu variable qu’au plus 70 % de ses ressources propres... « e) La Société ne placera en valeurs à revenu va-
riable qu’au plus 20 % du produit net des émissions. d'obligations ou de bons. »
Parfois, au contraire, les statuts sont rédigés de façon très libérale. C’est ainsi que, dans les Trusts à portefeuille spécialisé (« specialized management trusts ») —— intermédiaires entre les Trusts du type discrétionnaire et les Trusts du type semi-fixe — la seule restriction imposée à la Direction concerne la catégorie de valeurs dont doit obligatoirement se composer le portefeuille à l’exclusion de toutes autres. Voici, par exemple, la « Bankshares Corporation of U. S. A. » qui n’a en portefeuille que des actions de banques ou de corporations financièeres ; l’ « Insuranshares Company of New-York », que des valeurs d’assurance ; la « Oùl Shares Incorp. », que des valeurs de pétrole (avec la restriction supplémentaire que 50 % au moins des ressources doivent être investies en valeurs du groupe « Standard Oil >»), éte.
Voici encore, toujours aux Etats-Unis, le « Massachusetts Investors Trust », dont les opérations sont limitées aux titres figurant sur une liste de quelque i60 valeurs déterminées dans ses statuts, et qui se rapproche ainsi beaucoup des « fixed trusts » déjà men-
tionnés.
Voici, enfin, — en France, cette fois — la Sofinest (Société financière de l'Est), déjà citée, elle aussi, qui n’a guère — en fait — dans son portefeuille, que des actions de l’industrie métallurgique lorraine, parce que son fondateur, M. Lucien Bailly, connaît particulièrement bien ce genre de valeurs, et qu’il estime que « la valeur exceptionnelle du gisement minier « ferrifère lorrain assure aux Sociétés qui le possè-
« dent et l’exploitent un avenir incomparable » (?). Au 31 décembre 1930, les 150 millions du capital de Sofinest se trouvaient investis de la manière suivante:
6.518 actions Longwy anciennes, 1.630 actions Longwy nouvelles, 7.908 actions Micheville,