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IV. — Diversification par genre d'industries

(10) Voir supra, p. 113, ce que nous avons dit de la loi de Smith, célèbre dans les pays anglo-saxons sous le nom de loi des valeurs et rendements croissants, et qui s'exprime ainsi : « Au cours d’une « période donnée, la valeur en capital de placements judicieuse- « ment répartis en actions ordinaires d’entreprises représentati- « ves, des industries de base tend à s’accroître suivant le jeu des « intérêts composés. De tels placements sont assurés d’avoir, au « cours de cette même période, un rendement moyen de quelques «fractions supérieur au taux moyen du rendement du papier com- « mercial ».

On trouvera, dans l’article précité de M. A. P. de Mirimonde, dans la « Revue générale des Assurances Terrestres », une critique intéressante de la loi de Smith. ;

(11) À noter, d’ailleurs, que les diverses industries sont très loin de présenter toutes les mêmes risques. Certaines d’entre elles superposent leur activité à l’ensemble des autres et ne réflètent en quelque sorte que des mouvements moyens : telles sont les banques, les compagnies de chemins de fer, les entreprises de produc-

industries extractives, de transformation, de trans-

port, etc.

V. — Diversification, dans chaque industrie, entre plusieurs entreprises différentes.

Ce sont les Investment Trusts britanniques, du type général et international, qui réalisent le mieux la diversification des risques, d’où naît la compensation mutuelle des moins-values et des plus-values, des gains et des pertes, donc la sécurité du capital et la stabilité du revenu. Aussi sont-ils de beaucoup, à notre avis, les plus recommandables à cet égard. Sans doute, le capitaliste qui le préfère peut, plutôt que de ne s'intéresser qu’à un seul Investment Trust du type général, acquérir des titres de plusieurs Investment Trusts spécialisés, comme il en existe tant, aux Etats-Unis notamment. Nous lui déconseillons cependant l'achat des actions de ceux des Investment Trusts américains qui n’effectuent leurs placements qu’en actions d’autres Investment Trusts. C’est qu’en effet il est à craindre que cette double superposition des titres — bonne en soi, recommandable même si c’est un capitaliste avisé qui la réalise à son profit exclusif comme nous venons de le dire — ne soit un prétexte à une superposition de hausses factices et ne facilite la spéculation au détriment des action-

tion et distribution d'électricité... C’est justement pour ce motif que les Statuts des Sociétés de placement prévoient d’ordinaire des pourcentages de placement plus élevés en faveur de ces dernières catégories d'industries.

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naires du trust au deuxième degré, du super-Trust, comme l'appelle M. Varangot. En outre, les Investment Trusts de cette nature perdent fatalement leur caractère primitif pour se transformer en Sociétés de financement et de contrôle qui n’offrent plus du tout les mêmes garanties. Et nous nous trouvons déjà ici en présence d’abus analogues à ceux que nous signalerons en étudiant les Holdings.

A cet égard, l'exemple de l'American Founders Corporation, constituée en 1928 sur les fondations d’un premier trust créé en 1923, est trop instructif pour que nous ne reproduisions pas les indications suivantes que donne M. Flynn (2) sur l’évolution de <e super-Trust.

« L’American Founders Corporation avait, d’après « la dernière situation parue à l'heure où nous écri- <« vons, un actif de 129 millions de dollars. IT y a pour 61.922.006 $ d’actions ordinaires (common shares), qui contrôlent entièrement les 129 millions cités plus haut. Or, les directeurs du Trust (Harris, Forbes et Ci, et quelques autres banquiers) sont

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