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« trusts de placement offrirent, par une réclame « adroite, leurs services d'experts financiers, et le suc- « cès fut d'autant plus facile que, de 1924 au printemps « de 1929, le marché de New-York a été d’une fermeté « presque ininterrompue. »
Depuis, la situation s’est renversée ; et voici plus de 2 ans qu’au contraire les cours à la Bourse de New- York ne cessent de se déprimer. Il n’est donc pas étonnant qu’un certain nombre d’Investment Trusts aient disparu. Dans sa brochure sur les « Sociétés de Placement », publiée en 1931 par l’Information Financière, M. Gaël Fain — à qui nous avons emprunté les chiffres mentionnés plus haut — cite 82 disparitions d’Investment Trusts (40 par fusion, 13 par dissolution anticipée, 2 par dissolution statutaire, 17 par voie de modification de leur raison sociale, 3 par suite de faillite, 7 par suite de banqueroute). Et il en conclut que « la proportion des échecs a été relativement faible ».
C’est là une opinion qui, à l'heure où nous écrivons, peut paraître optimiste. Car, parmi Îles Investment Trusts américains qui subsistent, nombreux sont ceux qui ont perdu complètement la confiance des épargnants et qui ont fait ainsi une faillite morale. C’est ainsi (2) que les « Selected Industries » ont dû réduire la valeur nominale de leurs actions de 92,86 à
ainsi qu’à l'échéance du premier coupon de l’emprunt de la Liberté de 1917, la Trésorerie fut submergée par les paiements en chèques et en billets des porteurs qui croyaient devoir verser à l'Etat le montant du coupon ! (cité par M. Henri Guitard, dans « L’émission et le placement des valeurs mobilières aux Etats-Unis ». Un vol. in-8 de 146 p., Payot, 1930).
(12) D’après l'Agence Télégraphique D'Atoereeilel Paris, n° du 27 août 1931: « La crise des Investment Trusts aux Etats-Unis ». Voir aussi, dans le « Journal de la Bourse » du 26 mars 1932, un article sur « Le danger des Investment Trusts ».