XENOPH., Mem., I
Telle est la logique des choses; et cette logique est aussi celle de Socrate.
Il fondait de grandes espérances sur les jeunes gens bien doués qui s’eflorçaient d'apprendre quelle est la meilleure manière de tirer parti des hommes et des choses; « car il pensait que des hommes ainsi formés seraient capables, non seulement d'assurer leur propre bonheur et de bien administrer leur maison, mais aussi de rendre heureux d’autres hommes et de faire prospérer des États »1. Il redoutait, au contraire, les jeunes gens qui avaient un riche naturel, mais qui ne se souciaient ni de leur instruction n1 de leur éducation; parce qu’il craignait que, loin de se rendre utiles, ils ne devinssent pour les leurs et pour la cité «la cause d’une infinité de maux » ?. Il donnait à ses disciples des conseils touchant l’économie : il leur apprenalt, dans la mesure de ses forces, comment on gère un domaine, comment un mari doit se conduire à l’égard de son épouse, et un père de famille à l'égard de ses enfants. Et, lorsqu'il ne se sentait plus compétent, il les renvoyait à des mai-