‹ SocrateChapitre 106 sur 201 · Xenorn., Mem., IV · texte numérisé non relu

Xenorn., Mem., IV

2. PLAT., Banquet, fin ; — XENorx., Banquet, fin. 8. PLAT., Banquel, XII, 1v, 203.

tane et dont nos pieds attestent la fraicheur; elle pourrait bien être consacrée à quelque nymphe ou bien au fleuve Acheloüs, si l’on en juge par ces figures et ces statues. Goùûte un peu l'air que l'on respire 1ci: est-il rien de si agréable et de si doux? comme il sent l'été, comme il est harmonieux, le chant des cigales' J'aime surtout ce gazon touffu qui nous permet de nous étendre et de reposer mollement notre tête sur ce terrain légèrement incliné. Tu ne pouvais mieux me conduire, Ô mon cher Phèdre!. » « J'étais à sa droite, assis à côté de son lit sur un petit siège, rapporte Phédon dans le dialogue qui porte ce nom; et lui, il était assis beaucoup plus haut que moi. Me passant donc la main sur la tête et prenant mes cheveux qui tombaient sur mes épaules (c'était sa coutume, en toute occasion, de jouer avec mes cheveux) : Demain, dit-il, tu feras couper cette belle chevelure, n'est-ce pas*? »

Socrate ne bannit pas la beauté du temple du bonheur. Il ne trouve pas non plus qu'il en faille rejeter absolument et pour jamais la richesse, les honneurs et : la gloire; car il ne cherche point la privation pour ellemême; et l'ascétisme, au sens rigoureux du mot, ne lui dit rien. Bien plus, il veut que l’on ne néglige point son propre corps; car c'est de la santé que dépend l'heureux exercice des fonctions physiques et mème celui des fonctions intellectuelles ?. 11 demande aussi que

1. PLAT., Phædr., VIII, v, 5. 2. PLAT., Phædo, I, xxxvINI, 124.

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