‹ SocrateChapitre 108 sur 201 · Ibid., 1, 19; Mem., I · texte numérisé non relu

Ibid., 1, 19; Mem., I

ne tourne pas seulement à la honte de l'amant et de l’objet aimé! , mais encore il mène par la jalousie qu'il excite jusqu'aux actions les plus criminelles. Les richesses produisent le luxe et la corruption raffinée qui l'accompagne *. De plus, elles provoquent, chez celui . qui les possède, une insatiable rapacité qui en fait le plus besogneux des pauvres ? et devient pour lui la plus perverse des coùseillères. « Nombre de particuliers qui ont une grande fortune, supportent tous les travaux, affrontent tous les dangers pour acquérir encore. » « Et l’on voit des tyrans qui ruinent des familles entières, égorgent des millions d'hommes, et vont jusqu’à réduire des villes en esclavage pour en accaparer les trésors 4. ».Le désir du pouvoir et des honneurs inspire la présomption; et ce vice, de son côté, donne à l'État des généraux incapables et des démagogues effrontés qui ne peuvent que le perdre en se perdant eux-mêmes5. Tout marche à la dérive, dès que l’on ne fait plus qu'obéir aux séductions de la vie : tout se disloque et dans l’individu et dans la famille et dans l’État.

Quels remèdes apporter à tant de maux? L’indépendance, tout d'abord (ëAsvbepia) 6. Il faut s'élever de l'état d’esclave à l’état de maître : le premier devoir est de

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