‹ SocrateChapitre 111 sur 201 · XENOPH.., Mem., I · texte numérisé non relu

XENOPH.., Mem., I

2. Ibid., 1, 3, 5; v. aussi I, 5,6; I, 6, 6-7. 3. XENOrH., Banqguel, I, 18, 21.

vidu, soit pour l’ensemble. Et de là un ajustement de nos passions qui en fait autant de vertus, qui supprime les maux dont elles sont la cause pour les convertir en sources de joies pures et durables. Les plaisirs d’Aphrodite tendent par eux-mêmes à la lubricité. Mais qu’on vienne à les modérer d’après les vues de la raison; et l’on a la continence qui nous conserve à la fois la vigueur du corps, la noblesse de l’âme et la liberté de nous rendre utiles à autrui’. Le désir de la richesse et celui des honneurs deviennent de la rapacité et de la présomption. Mais que l’on fasse intervenir la raison dans le jeu de ces instincts, et l’on obtient l’une des formes de la justice. Or la justice ne nous empêche pas seulement de nuire aux autres: mais encore elle nous vaut l'estime des meilleurs de nos semblables, les soumet à notre influence morale et nous procure la possibilité de leur rendre les plus grands services 3. L'amour de soi dégénère naturellement en égoïsme, mais il trouve dans la raison la règle qu'il n’a pas en lui-même. Nous constatons, à la lumière de la réflexion, que le bonheur des autres hommes vaut le nôtre, qu’il existe une sorte de réversibilité sociale en vertu de laquelle le bien fait au tout retourne à ses composantes. Et nous comprenons alors que c’est mal s'aimer soi-même que de s'aimer tout seul. Le sentiment de la solidarité nous élève

1. XENOPH., Mem., IV, 5, 11 (AA toïs Éyxpatéor mévors Éteott core rè XOATLOTU TOV TPAYLATUV, XAÙ Épyw xai ÀOYW OLRRÉYOVTOG ATX YEVN TX HÈV GYXÔX npoaupetobar, Tv Te xaxwv ànÉyE Ga).

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