‹ SocrateChapitre 112 sur 201 · XENorH., Mem · texte numérisé non relu

XENorH., Mem

jusqu’au concept de la bonté. Ainsi, les clartés de la raison, en pénétrant dans la forêt vierge de nos tendances, nous révèlent la possibilité de les harmoniser entre elles et avec leur but commun!. Le y»556 ajoute à la maîtrise de soi la vue de l'ordre qui lui sert de loi. Et c'est là le principe dominant de la « félicité ».

Il est une autre tâche qui peut s'imposer aux amants de la sagesse, L'homme qui vit esclave de sa sensibilité, va loin dans la voie de la corruption. Il en arrive parfois à faire dévier ses appétits, à les déprendre de leur objet naturel pour leur en donner un autre qui devient une cause nouvelle de dépravation. Et, lorsque ce cas se produit, 1l ne suffit plus de régler l'exercice de l’activité ; il faut la redresser : besoin s'impose alors de lui rendre son orientation primitive et de l’y affermir le plus possible. Rien de naturel à l’homme comme l'amitié : rien de bon et de beau, rien d’utile comme l’union de deux âmes, qui sont mutuellement éprises de leur beauté et qui, pour se plaire l’une à l’autre, rivalisent sans cesse d'ardeur pour la vertu : elles en deviennent plus heureuses et plus généreuses ; elles s’y élèvent à la hauteur des plus grands exploits. Mais, remarque Socrate, ces nobles liaisons se sont converties en un commerce honteux. Il y a deux Vénus : la Vénus Pandème, à laquelle « on offre des sacrifices moins relevés » ; et la Vénus Uranie,:« dont le culte est plus chaste ».

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