‹ SocrateChapitre 114 sur 201 · bid · texte numérisé non relu

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3. Ibid., 1], 1, 30; IV, 6, 9 (à © évupaterx mavtwv uote hd ar notei).

des mécontents? Que l’on vienne, au contraire, à réussir dans l’agriculture, dans la navigation ou dans toute autre profession que ce soit, on s’y livre avec plaisir, dans la pensée que l’on agit comme 1l faut. Crois-tu cependant qu'une telle joie vaille celle que l’on trouve à se rendre meilleur soi-même et ses amis. Eh bien donc! telle est l'opinion dans laquelle je persiste!. » Sentir qu’on travaille avec succès à son propre bien, à celui de ses amis et de sa cité ; sentir que l’on coopère à la réalisation de l'harmonie en soi et autour de soi : voilà ce qui constitue le vrai bonheur, celui devant lequel tout le reste n'est que néant, celui qui suffit à remplir l’âme du sage?. Le sage peut se voir réduit à l'indigence la plus noire. La douleur peut le frapper dans son corps et la mort dans ses affections les plus chères. On peut le mépriser, le couvrir de calomnies et le trainer devant les tribunaux. Il triomphe encore, car son bonheur lui appartient aussi longtemps qu’il a sa conscience pour lui; et il n’est rien au monde qui soit assez fort pour le lui enlever. « Il n’y a aucun mal pour l’homme de bien, ni pendant la vie, ni après la mort $. »

La vertu est le règne de la raison; et la raison règne dans la mesure de son propre développement. Elle de-

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