bid., IT, x
4. Ibid., II, x, 137; — XEnorn., Mem., III, 9, 10-11. 5. PLAT., Euthyd., 11, 1x, 86 (xatophouo& tv noâëtv.
éternelle et connue de tous, au milieu des fluctuations de la vie humaine. Et cette supériorité de la vertu qui se sait elle-mème, les Athéniens semblent l'avoir toujours aperçue, bien que d’une manière confuse, tant il est vrai que la conscience vulgaire contient à l’état d’ébauche ce que le moraliste découvre de meilleur! « Dès que l’enfant commence à comprendre ce qu’on lui dit, la nourrice et la mère, le pédagogue et le père luimême s'efforcent à l’envi de le rendre le meilleur possible, lui enseignant et lui montrant du doigt, à chaque action, que telle chose est juste et telle autre chose injuste, que ceci est honnête et cela honteux; que ceci est saint et cela impie; qu’il faut faire .ceci et ne pas faire cela !. » « Les maitres de luth en usent de même : ils ont soin que leurs élèves soient sages et ne commettent aucun mal. De plus, lorsqu'ils leur ont appris à jouer du luth, ils leur enseignent les pièces des bons poètes lyriques, en les leur faisant exécuter sur l'instrument : ils obligent la mesure et l'harmonie à se familiariser avec l'âme des jeunes gens, afin qu’ils deviennent plus doux, et que, plus mesurés eux-mèmes et mieux harmonisés, ils soient plus utiles et par leurs paroles et par leurs actions. Toute la vie de l’homme, en effet, a besoin de nombre et d'accord. On confie aussi les enfants à des maitres de gymnase, afin qüe leurs corps plus robustes exécutent mieux les ordres d’un esprit mâle et sain, et qu'ils ne se voient pas réduits, par leur