XENOrH., Mfemn., I
Et la sagesse n’est point, comme on le croit d'ordinaire, la résultante de deux forces parallèles, à savoir de la science et de la bonne volonté. C’est la science qui détermine la volonté et par la volonté l’action elle-même. « On est sage dans ce que l’on sait, et mauvais dans ce qu'on ne sait pas !. » Inutile de s’essayer au bien, aussi longtemps qu'on l'ignore; on ne peut alors que passer indéfiniment à côté du but, comme ferait un archer qui ne voit pas la cible. Mais celui qui connaît le bien l’atteint par là même“. IL trouve à ce qu’il contemple un charme irrésistible #; et la cause finale de ses actions en devient aussi la cause efficiente. Car on ne conçoit pas que celui qui sait puisse être vaincu ; il serait étrange que, dans un être raisonnable, il se trouvât quelque chose de plus fort que la raison #. « Penses-tu, Protagoras, que la science soit une belle chose? Te semblet-il qu’elle soit faite pour commander à l'homme, que, lorsqu'on connaît le bien et le mal, on ne peut plus être vaincu par quoi que ce soit? Es-tu d'avis que l'on fait toujours ce que la science ordonne, que l'intelligence est de nature à défendre l'homme contre toute espèce d'attaque ? — Je crois, Socrate, comme tu le dis; et il serait honteux pour moi, plus que pour tout autre, de ne
1. PraT., Lach., IV, xxn, 121 (xoXkaxtg äxûxox ou Aëyovtos, Ott raüta &yañds Exaotos uv, érep copéc, à D auaññs, Tara DE x2x65). |
2. XENOPH., Mem., III, 9, 5 (nai oût’ &v tobs taüta sièdras &AÂO &vri Toütuv 00èv npoehkéohar oÙte Toùs ph Éniotauévous GUvaolar npattetv, &AÂX «ai ÉGv ÉVXELPOOLV, AUApTAvELv).