‹ SocrateChapitre 121 sur 201 · PLAT., Protag., IT, xxxv · texte numérisé non relu

PLAT., Protag., IT, xxxv

2. ARIST., Polit., À, 1260, 21 (xai oùy’ à aûTà cwpposivn yuvarxdc xx &v-

pos, où0’ avôpia ai Gixatoouvn, xabdnep eto Zwxpatrns….). 3. XENoPH., Mem., III, 9, 4.

tairement au mal ou à ce qu'il tient pour tel. Il n'est pas, à ce qu’il semble, dans la nature de l'homme d’embrasser de propos délibéré ce qu'il croit être mauvais, au lieu de ce qui est bon; et quand on est forcé d'opter entre deux maux, on ne choisit jamais le plus grand lorsqu'on peut choisir le moindre!. » « On ne peut obéir aux lois, aussi longtemps qu'on les ignore. » Mais dès qu’on en possède la science, on les observe avec une fidélité absolue?; car elles nous apparaissent dès lors comme ce qu'il y a de plus utile. Et la vue du plus utile : voilà le mobile vainqueur, le mobile auquel on ne soustrait que lorsqu'on est fou, c’est-à-dire lorsqu'on n’a plus conscience de sa valeur souveraine à.

C’est donc par la science « du bien et du beau » que les hommes deviennent « bons et beaux »: c’est du fond de notre intelligence que la grâce de l’ordre moral rayonne dans notre être tout entier. Et l’on voit ainsi, puisqu'il faut définir chaque objet par sa cause interne, comment on doit concevoir les différentes vertus et la sagesse qui les résume toutes. « Celui qui sait jouer du luth est un joueur de luth, même lorsqu'il ne joue pas; celui qui connaît la médecine est un médecin, bien qu'il ne l’exerce pas. » Celui qui s’entend à commander une armée, est un général, quand bien même il n’aurait jamais de soldats sous ses ordres. De même, celui-

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