Ibid., III
4, Ibid., 1II, 1, 4.
là est un bomme vertueux, qui conçoit ce que sont les différentes vertus. La piété est la science des rites!; la justice est la science des lois qui nous apprennent à ne pas nuire à nos amis ?; le courage lui-même n'est que la science du courage. Toutesles vertus sont « des raisonnements » : « toutes les vertus sont des sciences » #. Car on les observe par là même qu'on en connaît la nature : les savoir et les pratiquer, c'est tout un°. Les vertus ont donc une essence commune: elles se ramènent à l’unité. Et cette unité ne se réalise pas dans la volonté, comme on serait tenté de croire, mais dans l’entendement. Après avoir parlé des vertus, on peut parler aussi de la vertu; et elle est une science : c'est la science morale elle-mèmet.
Il faut préciser encore la pensée de Socrate, si l'on veut en comprendre la vraie signification. La science dont il parle n’est pas la connaissance vulgaire ; ce n'est pas davantage cette connaissance un peu plus explicite que les enfants d'Athènes acquéraient auprès de leurs maîtres d'école, et qu'ils perfectionnaient plus tard au