PLar., Banquet, VII, x
indo-européennes, l'éducation intellectuelle de la femme était à peu près nulle.
On la soumettait, dès l’âge le plus tendre, à une surveillance extrème, « afin qu'elle ne vit, n’entendit et ne demandât presque rien ». On l'initiait aux travaux du ménage, on la formait à la tempérance;'et c'était tout !. Lorsqu'elle se mariait, elle n'était encore « qu’une véritable enfant »? : « Quand ma femme est entrée chez moi, observe Ischomachus, elle savait filer, faire des habits et distribuer la tâche aux servantes; que pouvais-je souhaiter de plus#?» En outre, la femme grecque passait sa vie entière dans un état de tutelle absolue. Fille, elle était soumise à son père; le père mort, à ses frères et agnats; mariée, elle passait sous la puissance du mari, lui sacrifiant à la fois son culte et sa liberté. Le mari mort, elle ne retournait pas dans sa propre famille; car elle y avait renoncé pour toujours par le mariage sacré : la veuve demeurait sous l'autorité des agnats de son mari, c’est-à-dire de ses propres fils, s'il y en avait, ou, à défaut de fils, des plus proches parents. Son mari pouvait, avant de mourir, lui désigner un tuteur et même lui choisir un autre époux. Elle n’était jamais sui juris; et sa dignité ne lui venait point de sa personne, mais du foyer auquel elle appartenait ‘.