‹ SocrateChapitre 141 sur 201 · XENOrH., Mem · texte numérisé non relu

XENOrH., Mem

8. Enn., I, p. 3, 1, Ed. Leipzig, 1883 : Twrtivos 6 xa’ Aus YEyOvwe pu}.6- G0P06 ÉWKEL LLEV GiCYUVOLÉVEY, Ôtt ÉV dwuartt Eîn.

lité. De plus, il n’attribue pas à l'État cette puissance illimitée qu'il a exercée pendant l'antiquité tout entière. L’individu a des droits qui sont susceptibles d’être méconnus, mais qui demeurent imprescriptibles ; il est une partie de la vie humaine, la plus intime et la plus profonde, qui ne relève pas des pouvoirs humains. C’est là une croyance de Socrate qui se déduit de sa théorie des lois et dont ses derniers moments ont donné une preuve éclatante. Il protestait, devant ses juges, de sa soumission complète aux lois de son pays; mais il faisait, en même temps, une restriction significative. « Il me faut obéir « au Dieu », disait-il; « plutôt mille morts que de ne pas obéir « au Dieu » 1. »

On peut donc faire remonter jusqu'à Socrate l’idée fondamentale sur laquelle repose « l'État moderne ». Si ce n’est pas lui dont elle a recu la force de descendre de la théorie dans la vie pratique; il a du moins le mérite de l'avoir entrevue et enseignée.

En second lieu, Socrate s'est élevé avec énergie contre la politique « de la fève ». Cette manière de gouverner un peuple lui paraissait irrationnelle ? ; elle ne pouvait que donner à la cité des chefs incapables et précipiter sa décadence. Je suppose, disait-il, un médecin qui tient le langage suivant : « Athéniens, personne ne m'a enseigné la médecine, et je n'ai cherché les leçons d'aucun de nos maitres. Non seulement j'ai refusé de

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