Ibid., IV
qu’une saison, il peut être continu chez nous et durer jusqu’à la vieillesse » f.
Mais ce qui fait avant tout la supériorité de l'homme, c'est qu'il se possède lui-même par la pensée, c’est qu'il participe à « l'intelligence ». Il dialogue et pénètre par la dialectique jusqu’à « l'essence des choses », il se rend compte du prix de l'univers et du prix encore plus grand de son âme; il s'élève à des principes qui dépassent tous les temps et tous les lieux, à des principes absolus (+ xaéhcu). Et de là une source incomparable de joies qui n’est qu'en lui; de là aussi une puissance dominatrice qui en fait « un dieu » parmi les autres animaux ?. Bien plus, on peut dire que tout est disposé dans le monde en faveur de ce dieu de la terre, que rien n’y existe qui ne tende de quelque manière à son propre bonheur ÿ. En effet, la nature entière a pour but le bien des êtres vivants, comme on l’a déjà vu; et, d'autre part, les êtres vivants ne peuvent avoir pour but que le bien de l’homme. Estce que nous ne nous vêtissons pas de leurs toisons? Est-ce que nous ne nous nourrissons pas de leur lait et de leur chair? N’avons-nous pas la puissance de les assouplir, comme nous l’entendons, à nos divers besoins? Or quelle meilleure preuve « qu’ils naissent et vivent pour nous » #? L'homme est donc le centre de l'univers : c'est uniquement dans l’intérèt de ce grand privilégié qu'il y a de