Ern. Currius, His{. grecque, IV
2. PLAT., Phædr., VI, Li, 54, Éd. Tauchnitz, Leipzig, 1891; Gorg., Il, I-XV, 1-20. |
recherchée par Callias, Euripide et Périclès lui-même. Enfin, l'on rencontrait, dans les rues et sur les places de la cité de Cécrops, Prodicus de Julis en l’île de Céos, qui se donnaitcomme un professeur de sagesse *; Hippias d'Elis, qui posait pour l’encyclopédiste et le polygra-. phe *; Polus d’Agrigente, le plus bel inventeur d’expressions heureuses et de phrases ehatoyantes, le plus parfait rhéteur que l’Hellade ait jamais produit #; Thrasymaque de Chalcédoine, maître passé « en l'art d’exciter la compassion par des plaintes et des gémissements en faveur de la vieillesse et de la misère »°:; Evenus de Paros f; Antimærus de Mende et une légion d’autres étrangers de provenances diverses, que le mirage puissant de la République protectrice des lettres avait fascinés7.
La conséquence de cette concentration intellectuelle, ce fut que les théories de l’ancienne physique se rencontrèrent toutes en un même lieu. Et alors se produisit pour elles ce que l'on était en droit d'attendre : leur irsuffisance radicale apparut dans tout son jour. On put constater sur le vif que, lorsqu'on les prenait en ellesmêmes, elles n’enfantaient que des négations; et que, lorsqu'on les comparait les unes aux autres, elles ne produisaient que des contradictions. On put voir aussi
- 1. PLar., Protag., 1], 1, 124.